Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 08:00



La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux, de Toulouse & Haut-Languedoc et de Béarn-Bigorre-pays basque-Landes présentent à leurs adhérents, à leurs sympathisants, ainsi qu'à leurs familles, leurs voeux de joyeux Noël et de bonne année 2010.

Elle souhaite que, l'an prochain, la France prenne mieux conscience que les maux dont elle souffre (affaiblissement politique continu, - abaissement progressif de la famille et des communautés traditionnelles, - perte des repères moraux et de notre art de vivre, - islamisation outrancière, - immigration de masse, - insécurité rampante, - étatisme, fiscalisme, chômage, etc etc...) proviennent exclusivement du régime de mort qu'elle tolère avec passivité.

Sans le Roi, la République s'en donne à coeur joie pour domestiquer l'électeur-dieu; avec le Roi, les différents intérêts publics trouveraient un gardien vigilant et paternel... Aux Français de vouloir en sortir!

Quoi qu'il en soit, la Fédération continuera impertubablement son oeuvre de propagation des idées vraies d'Action française et de lutte contre l'Anti-France sous toutes ses formes. Soyez au rendez-vous de ses grandes réunions des 29 et 30 janvier prochain!

Pour que vive la France, vienne le Roi!

Par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F.
Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 17:00

Best of Poutine
envoyé par Gollnisch. - Futurs lauréats du Sundance.


Alors que de lâches attentats endeuillent le peuple russe en prenant pour cibles des civils innocents, la section de Toulouse & Haut-Languedoc de l'Action française exprime son soutien au chef du gouvernement, courageux restaurateur de l'Etat russe, Vladimir Poutine.
Par Section de Toulouse & Haut-Languedoc
Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 08:00

1er septembre 2002.

 

Historique du contentieux entre la Restauration nationale

et L’Action Française 2000

 

Le 18 octobre 1997 certains membres du Comité directeur de l’Action française écrivaient une lettre collective à Pierre Pujo pour lui demander d’arrêter la publication du journal et de déposer le bilan de la société P.R.I.E.P. en raison de ses difficultés financières.

 

Pierre Pujo refusait et élaborait un plan de redressement financier – comprenant des économies et un appel de fonds exceptionnel aux amis d’A.F. Ce plan était approuvé par l’Assemblée générale extraordinaire de la P.R.I.E.P. qui se tenait le 12 novembre.

 

Xavier de Mello et Hilaire de Crémiers – délégué général de la Restauration nationale – étaient les deux seuls actionnaires à voter contre les propositions du Conseil d’administration.

 

Le 14 novembre Hilaire de Crémiers refusait l’accord que Pierre Pujo lui proposait en vue de rétablir la situation financière du journal et de développer le mouvement. Sans prévenir Pierre Pujo, il déménageait les dossiers de la Restauration nationale qu’il transportait chez lui avec l’aide de jeunes qu’il avait convoqués, ce qui montre la préméditation.

 

Au cours des trois mois suivants, Pierre Pujo adressait trois lettres à Hilaire de Crémiers pour lui demander de réintégrer les bureaux du mouvement, demandes restées sans réponse.

 

Au début de mars, devant la carence d’H de C., P. Pujo nommait Nicolas Kayanakis secrétaire général de la Restauration nationale. Il le faisait en tant que président du Comité directeur de l’Action française, à qui revenait depuis la mort de Pierre Juhel la nomination des dirigeants de la R.N.

 

En juillet 1998, la Restauration nationale (association déclarée), créée en 1990 parallèlement au la Restauration nationale (non déclarée) créée en 1955, intentait un procès en référé au directeur de L’Action Française Hebdo pour lui interdire l’usage du nom et du sigle de la Restauration nationale. H de C. avait réussi à circonvenir le président de l’association déclarée, Pierre Philippeau.

 

Le tribunal de grande instance ne voulait pas tenir compte de l’existence de l’association non déclarée – la seule pourtant qui avait une existence réelle, l’association déclarée n’étant qu’une façade juridique créée pour permettre l’ouverture d’un compte en banque. Pierre Pujo était donc condamné à ne plus user de la dénomination et du sigle de la Restauration nationale et à ne plus recueillir de cotisations en son nom. Tout cela sous la menace d’astreintes…

 

Ce jugement était confirmé en appel, selon la procédure du référé.

 

Le 31 août 1998 Pierre Pujo était exclu du conseil d’administration de la Restauration nationale (association déclarée), hors de sa présence et sans avoir la possibilité de se faire entendre.

 

Au mois d’août 1999, la Restauration nationale (association déclarée) intentait un nouveau procès en référé à Pierre Pujo pour non respect de l’ordonnance de l’année précédente au motif que L’Action Française 2000 (nouveau titre de L’Action Française Hebdo) avait continué à user du « sigle » de la Restauration nationale. En fait, P. Pujo avait renoncé, dès la signification de l’ordonnance de référé, à user du sigle « suite d’initiales servant d’abréviation », selon le Petit Robert et  « Lettre initiale ou groupe de lettres initiales constituant l’abréviation de mots fréquemment employés » selon le Petit Larousse). En revanche il avait continué à user du logo (« élément graphique d’une marque commerciale » selon le Petit Larousse). L’usage du logo en effet n’avait pas été interdit dans l’ordonnance de 1998.


Le logo de la Restauration nationale réelle de 1955 à 1997, qui a été détourné par l'association déclarée au même nom (D.R.).
 

La présidente du tribunal de grande instance de Paris considérait cependant que « le sigle et le logo, c’est la même chose » et étendit rétroactivement au logo l’interdiction d’user du sigle mentionnée dans l’ordonnance de 1998. Elle condamnait ainsi Pierre Pujo à 2.000 F. d’astreinte par numéro, soit pour 29 numéros publiés, 58.000 francs. P. Pujo faisait appel. Le 19 mai 2000, la Cour réduisait de moitié le montant de la condamnation (ramenée à 29.000 F.).

 

En août 2000, P. Pujo déposait un pourvoi en cassation.

 

En décembre 2000 H. de C. saisissait Elie Hatem, avocat à la Cour, d’une proposition de transaction. Il était disposé à renoncer au règlement des astreintes ainsi qu’à celui de ses frais d’avoué, auxquels P. Pujo avait été condamné ès-qualité de directeur du journal de l’Action française. En contrepartie L’Action Française 2000 renoncerait à donner suite au pourvoi en cassation qu’elle avait pourtant de grandes chances de gagner. Elle renoncerait aussi à intenter un procès sur le fond aux dirigeants actuels de la Restauration nationale tant sur l’appellation que sur le signe (le logo) du mouvement.

 

P. Pujo se déclarait favorable à cette transaction. Il proposait même de mettre fin à l’ensemble du contentieux entre la Restauration nationale et L’Action Française 2000 en incluant dans la transaction la question des locaux de la rue Croix-des-Petits-Champs où Suzanne Loetscher, gérante de la société immobilière qui en est propriétaire, refuse de consentir un bail au nom de la P.R.I.E.P., société éditrice du journal.

 

Le 30 mars 2001 H. de C. faisait savoir à Me Hatem par son avocat qu’il refusait désormais toute transaction.

 

En juin 2001 l’avoué de la Restauration nationale réclamait le montant de ses honoraires que réglait Pierre Pujo (7.646 F. payés par le journal).

 

Le 21 février 2002 H. de C. faisait adresser par la Restauration nationale à P. Pujo un commandement de payer la somme de 29.000 F. + frais divers et intérêts soit un total de 37.324,80 F. (5.690,13 €).

 

En mai 2002, la Restauration nationale, toujours à l’instigation d’H. de C., procédait à une saisie-attribution sur le compte personnel de Pierre Pujo pour un montant de 6.081,07 euros, soit près de 40.000 F. Auparavant H. de C. avait rejeté un nouveau projet de transaction élaboré par son avocat et celui de l’A.F. et auquel P. Pujo avait donné son accord de principe.

 

Devant l’obstination d’H. de C. à vouloir ruiner l’Action française et son directeur, P. Pujo a décidé de réactiver le pourvoi en cassation, lequel devrait normalement conduire à la cassation de l’arrêt qui l’a condamné et qui repose sur la confusion de deux termes distincts  de la langue française, la sigle et le logo.

 

Pierre PUJO.


Le logo actuellement utilisé par le mouvement d'Action française (D.R.).
Par Section de Toulouse & Haut-Languedoc
Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 08:00

10 avril 2001.

 

CEUX QUI VEULENT LA GUERRE

 

En décembre 2000, Hilaire de Crémiers prenait contact avec Elie Hatem, avocat de L’Action Française 2000, pour lui proposer une transaction qui aurait mis fin au procès intenté par la Restauration nationale au journal de l’Action française. Celui-ci avait été condamné par la Cour d’appel de Paris le 19 mai 2000 et l’arrêt faisait l’objet d’un pourvoi en cassation déposé en août. Hilaire de Crémiers renonçait au paiement des astreintes ainsi qu’au règlement des frais d’avoué auxquels était condamné Pierre Pujo ès-qualité de directeur du journal de l’Action française. En contrepartie, L’Action Française 2000 renoncerait à donner suite au pourvoi en cassation qu’elle avait pourtant de fortes chances de gagner. Elle renoncerait aussi à intenter un procès sur le fond aux dirigeants actuels de la Restauration nationale, tant sur l’appellation que sur le signe (logo) du mouvement.

 

Saisi par Elie Hatem de la proposition de transaction d’Hilaire de Crémiers, Pierre Pujo s’y montrait favorable. Il proposait même de mettre fin à l’ensemble du contentieux entre la Restauration nationale et L’Action Française 2000 en incluant dans la transaction la question des locaux de la rue Croix-des-Petits-Champs où Suzanne Loetscher, gérante de la société immobilière qui en est propriétaire, refuse de consentir un bail au nom de la P.R.I.E.P., société éditrice du journal.

 

Or, le 30 mars 2001, Hilaire de Crémiers a fait savoir par l’intermédiaire de son avocat qu’il refusait désormais toute transaction. Il a ainsi exclu tout espoir de parvenir à un modus vivendi entre l’Action française et la Restauration nationale (association déclarée).

 

Rappelons que ce sont la Restauration nationale et Hilaire de Crémiers qui ont les premiers porté devant la justice républicaine leur différend avec Pierre Pujo et le journal de l’Action française. Par ce moyen ils se sont approprié indûment le mouvement d’A.F., la Restauration nationale. Pour cela ils se sont servi de l’association déclarée « Restauration nationale » créée en 1990 à seule fin de pouvoir ouvrir un compte en banque, alors que la Restauration nationale réelle était celle fondée en 1955 par Olivier de Roux et Pierre Juhel et dont Pierre Pujo était devenu le président (c’est lui qui a nommé tous les secrétaires généraux de la R.N. depuis 1980, ainsi que les membres du conseil d’administration de la Restauration nationale déclarée).

 

Le refus de la Restauration nationale d’une transaction avec L’Action Française 2000 montre la volonté de la première de poursuivre la guerre qu’elle mène depuis trois ans contre le journal de l’A.F. Ce refus risque de causer un grand préjudice au journal dont Pierre Pujo et ses collaborateurs ont assuré la publication régulière à la force du poignet depuis trois ans. Il va entraîner d’importants frais financiers pour le journal qui vit déjà difficilement et au prix d’une grande rigueur de gestion. Ces frais s’ajouteront aux pertes d’abonnements provoquées par la dissidence d’Hilaire de Crémiers et de ses amis survenue en novembre 1997. Rappelons aussi qu’en octobre 2000, ils ont tenté en lançant de fausses rumeurs, de saboter l’augmentation de capital de la P.R.I.E.P., société éditrice du journal. Hilaire de Crémiers et ses amis se comportent comme s’ils voulaient provoquer la disparition du journal.

 

Dans ces conditions, l’Action française se voit obligée de prendre les mesures suivantes :

-         maintenir le pourvoi en cassation jusqu’à son terme.

-         engager un procès au fond  (le litige entre la Restauration nationale et L’A.F. 2000 n’a été traité jusqu’à présent qu’en référé) pour faire réintégrer la Restauration nationale dans l’Action française.

-         Relancer la procédure engagée l’an dernier pour obtenir la révocation de Suzanne Loetscher de son poste de gérante de la S.C.I. du Palais-Royal et son remplacement par une personne loyale à l’Action française.

 

Ces diverses mesures ont un caractère défensif et sont inspirées par le seul souci de permettre au journal de l’Action française et au mouvement d’A.F. qui le soutient de poursuivre un combat irremplaçable pour la France et le Roi.

 

Pierre PUJO.

Par Section de Toulouse & Haut-Languedoc
Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 00:00

25 septembre 2000.

 

DES DISSIDENTS QUI DERAILLENT

 

Vue de l’extérieur, la crise qui a surgi en octobre 1997 à l’Action française est parfois considérée comme une querelle de personnes. C’est là ignorer le fond du différend qui a amené la rupture. Certes, il y a eu la volonté d’un certain nombre de membres du Comité directeur, conduits par Xavier de Mello et Hilaire de Crémiers, de contraindre Pierre Pujo à arrêter la publication du journal sous prétexte de la situation financière périlleuse dans laquelle celui-ci se trouvait. Pierre Pujo ayant refusé, ils ont rompu avec lui.

 

Certes également, Hilaire de Crémiers, nommé par Pierre Pujo délégué général de la Restauration nationale, ne s’est pas contenté de ce titre, mais a rejeté l’autorité du président du Comité directeur de l’Action française car il voulait être lui-même le chef de l’Action française. Il a alors manœuvré pour s’emparer frauduleusement du mouvement d’A.F., la Restauration nationale, en détournant de son rôle l’association déclarée à ce nom qui n’était qu’une facade juridique.

 

Cependant, entre l’Action française et la Restauration nationale, désormais dirigée par Hilaire de Crémiers, il y a des divergences de fond de plus en plus évidentes qui touchent à la stratégie politique.

 

Le combat nationaliste

 

Le programme de l’Action française se résume traditionnellement par la formule Sauvegarder l’héritage, ramener l’héritier. Hilaire de Crémiers renonce au combat nationaliste : pour lui il n’y a pas « urgence » à se battre pour défendre la souveraineté de la France. S’engager dans ce combat, c’est se livrer, selon lui, à une « agitation » stérile qui ne sert que les ambitions électorales des républicains : on deviendrait, ainsi, leurs supplétifs.

 

H. de C. condamne dans la foulée, le compromis nationaliste, c'est-à-dire l’alliance des royalistes avec les républicains patriotes pour parer aux dangers immédiats qui menacent le pays. Que la France soit actuellement en danger de disparaître au sein d’un Europe supranationale bientôt dominée par l’Allemagne, cela lui importe peu. Les gens d’A.F. doivent rester des « purs » et ne se commettre ni avec des républicains, ni avec des gaullistes !

 

H. de C. détourne ses amis de toute action militante. Sa politique pourrait être qualifiée de « non-assistance à nation en danger ». Il soutient que seule la Monarchie assurera l’avenir de la France et lui rendra sa grandeur. C’est exact, mais, en attendant, il s’enferme dans une sorte de secte, en refusant toute alliance avec des républicains patriotes et en se livrant à des incantations pour appeler de ses vœux une restauration monarchique. La monarchie n’est pas une doctrine abstraite dont il suffit de rappeler les principes pour qu’un jour elle tombe du Ciel et soit restaurée dans sa majesté. Elle ne peut revenir en France que poussée par un courant nationaliste (c’est-à-dire de défense de la nation française) dont la conclusion nécessaire (le nationalisme intégral) est la restauration de la monarchie. Séparer le nationalisme du royalisme, c’est le priver de ses fondements les plus sûrs à notre époque, c’est revenir à la situation du royalisme avant l’Action française, quand celui-ci ne reposait que de vieilles fidélités ou sur des choix arbitraires.

 

H. de C. ne conçoit l’action politique que sous forme d’un réseau de cercles dont les membres se réunissent en congrès tous les ans. Il rejette toute action sur le terrain. Le compromis nationaliste n’est pour lui que compromission.

 

Ce faisant, H. de C. renie cent ans de combats où l’Action française n’a cessé d’être à la pointe de toutes les luttes nationales. Elle a exercé constamment une mission de vigilance nationale, dénonçant les fautes commises par les gouvernants, les avertissant aussi des fautes à ne pas commettre, soutenant les initiatives des hommes politiques qui servaient l’intérêt national, recherchant l’alliance des patriotes par-delà les partis face aux dangers les plus pressants. Sans doute l’A.F. n’a-t-elle pas rétabli la Monarchie, mais elle a préparé les voies à une Restauration en détruisant la République dans les esprits. Il n’a pas dépendu d’elle que la Monarchie soit restaurée à certains moments où le sort de la France a paru vaciller.

 

H. de C., en condamnant par principe, toutes les initiatives des politiciens républicains, renonce à l’analyse attentive des faits que Maurras nous a enseignée. Elle consiste à démêler ce qui par exemple est bon dans les intentions ou dans telle mesure prise mais qui est compromis par l’ambition personnelle et surtout par les vices du régime électif. H de C. renonce à pratiquer l’empirisme organisateur au profit d’une attitude de théoricien dogmatique, jouant au prophète qui annonce le retour prochain de la monarchie. Ce n’est pas là la méthode de Maurras. C’est à partir de l’analyse attentive, serrée de évènements que Maurras a fait son œuvre de une formidable démonstration de la nécessité de la monarchie. Voilà comment l’A.F. a recruté de nouveaux royalistes et fortifié sans cesse leurs raisons.

 

L’Action française doit demeurer fidèle à sa méthode politique, à son esprit, à sa stratégie, sinon elle ne serait plus qu’une association d’anciens combattants, une secte ou encore un mouvement activiste promis à être englouti rapidement dans les turbulences de la vie politique. Elle doit continuer, plus que jamais, à rechercher le compromis nationaliste, sans rien aliéner de ses idées, ni de son indépendance, bien entendu.

 

La Maison de France

 

Un autre point constitue une divergence de fond entre l’Action française et la Restauration nationale : l’attitude à l’égard des princes de la Maison de France.

 

Les relations entre l’A.F. et le chef de la Maison de France ont connu naguère des vicissitudes avec des périodes de plein accord mais aussi d’autres où des malentendus sont survenus.

 

Depuis le début des années 80, où Pierre Pujo a eu de nombreuses occasions de s’entretenir avec le Comte de Paris défunt, ces relations se sont normalisées sur la base  d’une indépendance réciproque, ce qui empêchait pas des contacts réguliers et même la participation de l’A.F. à certaines initiatives du Comte de Paris. En décembre 1985 Pierre Pujo exposa cette idée d’une indépendance réciproque dans un dîner au Cercle militaire en présence du Comte de Paris, et le Prince voulut bien ajouter ensuite : « Vous avez parfaitement compris ma pensée. »

 

Or l’attitude d’H. de C. comporte à ces égards des aspects troublants. D’une part, il ne s’est pas rendu à la réception d’Amboise organisée le 17 juin 2000 pour son anniversaire par Mgr le Comte de Paris, Duc de France, alors que celui-ci l’y avait expressément convié en lui demandant d’y faire venir ses amis. H. de C. s’est alors contenté d’y envoyer une délégation de cinq personnes…

 

Un royaliste ne peut se dérober lorsqu’il reçoit du Prince une invitation.

 

D’autre part, H. de C. se présente partout comme le porte-parole de S.A.R. le duc de Vendôme, l’accompagne lors de ses voyages et rend compte longuement de ceux-ci dans son bulletin. Nous nous réjouissons que le futur chef de la Maison de France se fasse ainsi mieux connaître des Français et acquière une expérience internationale. Mais il ne paraît pas souhaitable qu’un mouvement politique quelconque tente d’accaparer le dauphin. Il convient de respecter l’indépendance des princes.

 

Les princes et l’Action française agissent chacun de leur côté. Ils ne se situent pas sur le même plan. Les actions des uns et de l’autre sont complémentaires. Ainsi les princes n’ont pas à s’engager dans le combat politique quotidien comme le fait l’Action française. Toute confusion entre le rôle des uns et de l’autre ne peut conduire qu’à de fâcheux malentendus.

 

En conclusion, il est clair que si Hilaire de Crémiers était demeuré à l’Action française depuis trois ans, nous aurions été en désaccord sur deux sujets essentiels : le combat contre l’Europe supranationale et l’attitude à avoir vis-à-vis des princes de la Maison de France.

 

Pierre PUJO.

 

P.S. Ajoutons que Hilaire de Crémiers a donné naguère une interprétation complètement fantaisiste du Chemin de Paradis ainsi que des poèmes de Charles Maurras. Il présentait notamment Le Chemin de Paradis comme le maître-livre de l’enfant de Martigues. Or cet ouvrage n’est qu’une étape dans la pensée de Maurras, laquelle, alors, n’était pas encore complètement élaborée. Il est totalement erroné de vouloir en faire le livre-phare de l’Action française, fondée bien des années plus tard. Maurras lui-même n’a jamais voulu le considérer ainsi.

Par Section de Toulouse & Haut-Languedoc

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