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Pour En Savoir Plus Sur Nous...

  • Section de Toulouse-Languedoc d'Action française
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.
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est nôtre.

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"Que faire?" La réponse de Maurras!

"Pas de doctrine

sans action,

pas d'action

sans doctrine!"

(MAURRAS)

 

Archives Militantes De L'action Française-Toulousain Depuis 2007!

1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 19:00

 

Petain a Metz 1919

 

 

Le maréchal Pétain, immortel vainqueur de Verdun, accueilli à son entrée à Metz par de jeunes Lorraines (Photo D.R.)

 

En histoire et en matière mémorielle, il n' y a pas souvent pour l'Action française, défenseur acharné de la Vérité, de bonne nouvelles: celle que nous révèle La Dépêche du Midi, grand journal radicalisant que l'on doit féliciter au passage pour cet acte de justice nationale, en est une vraie! Tous les Français, qui doivent au Maréchal de France Philippe Pétain la vie et la liberté de leur Pays, s'en réjouiront! On vient de retrouver le manuscrit qui devait constituer le corps du livre envisagé par le vainqueur de Verdun entre les deux Guerres sur le Soldat et la France - et dont son nègre, le commandant De Gaulle, devait publier dans La France et son Armée, sous son seul nom et sans l'accord de l'auteur, la partie du travail d'état-major qui lui avait été commandée par la voie hiérarchique!

On croyait jusque-là que ce document avait été dérobé sans retour par d'étranges "cambrioleurs", vraisemblablement résistancialistes, dans le coffre-fort du bureau du Maréchal aux Invalides en 1944-45... Le parcours curieux par lequel il s'est retrouvé entre les mains de la fille d'un maçon italien est donc intriguant, mais l'Action française ne peut, là aussi, que complimenter cette dame pour son patriotisme et son intelligence qui lui ont fait ramener au jour cet important texte. L'avis du graphologue-expert près la Cour d'appel de Toulouse, qu'on lira plus bas, est d'ailleurs formel: il est bien de la main même du Maréchal. Voilà qui fera taire à jamais ceux qui prétendaient que le Vainqueur de Verdun, homme d'action, n'avait jamais rien écrit de sa propre inspiration. On est obligé de constater que le plus grand chef de guerre de 1914-18 était aussi un puissant homme de pensée. 

Le manuscrit, confié au service historique de l'Armée, à Vincennes, est désormais proposé sans crainte à l'étude impartiale des historiens, qui ne pourront que souligner la simplicité, l'objectivité et la modestie de l'auteur de notre Victoire dans le récit de sa propre épopée. Voilà qui cadre mal avec l'image d'Epinal républicaine et gaulliste d'un vieillard assoiffé de Pouvoir et de tyrannie! Comme disait De Gaulle, qui s'y entendait en pléonasmes faussement profonds: l'avenir dure longtemps! Les mythes mal fondés finissent toujours par pâlir et les véritables gloires par réapparaître après l'éclipse! Peut-on suggérer que le manuscrit du Maréchal soit publié en intégralité à court terme pour le grand public?... il se vendrait comme des petits pains! Le produit de ces ventes, effectuées au profit du service historique de l'Armée, constituerait un apport bienvenu et légitime aux finances de cette illustre institution en jachère!

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

 

1/ Les faits:

"On ne connaissait pas, à ce jour, de manuscrit du maréchal Pétain traitant de la Première guerre mondiale. Mais à l’occasion du Centenaire, Jean-Jacques Dumur, un habitant d’Aventignan, dans les Hautes-Pyrénées, révèle un document de 351 pages qui a été attribué à la main de Philippe Pétain après expertise et devrait intéresser plus d’un historien.

"Une reliure en cuir pour protéger 351 pages foliotées. Sur la tranche brune, au-dessus des dates 19141918, s’y lit en lettres dorées La Guerre Mondiale. Mais visiblement, ces feuillets manuscrits découpés en 47 chapitres et illustrés de 77 cartes, croquis et plans de bataille ne s’attendaient pas à être ainsi reliés. Difficile parfois de lire en bout de ligne… Ce document original présenté sur photos ?

«Il reste désormais dans un coffre-fort, compte tenu de sa valeur historique», précise Jean-Jacques Dumur. Jamais publié et connu seulement d’un petit cercle de spécialistes, l’ouvrage a en effet été rédigé par l’ancien commandant en chef des forces françaises durant la Grande Guerre… «Et il est écrit de la main même de Philippe Pétain», affirme Jean-Jacques Dumur, ancien officier et passionné d’histoire.

"Pas d'apologie

"Et de bien préciser les choses, alors : «en présentant aujourd’hui l’existence de ce manuscrit au grand public, il ne s’agit pas de faire l’apologie du maréchal Pétain mais bien de donner à connaître à l’occasion du Centenaire de la Première guerre mondiale un document unique, inédit, produit par l’un des principaux généraux français durant le conflit, resté dans l’histoire comme le vainqueur de Verdun, et dont, à ce jour, on avait longtemps pensé qu’il n’avait rien écrit sur le sujet

"Et pour cause… l’histoire de ce document n’étant rien moins qu’étonnante, telle qu’a pu la reconstituer Jean-Jacques Dumur. Pour commencer ? Eh bien l’on sait par les correspondances échangées en 1927 entre le colonel Laure, ancien chef d’état-major de Pétain en 1917 et De Gaulle, alors porte-plume de Pétain, que «le maréchal écrit aussi, mais en termes généraux : il s’agit d’une simple étude historique. » De quoi parle-t-on ?

"Admirateur de Philippe Pétain qui a été son colonel lorsqu’il était tout jeune lieutenant au 33e RI d’Arras, en août 1914, le jeune Charles De Gaulle est en effet rattaché à l’état-major du maréchal depuis 1926. Et sa mission est d’écrire une «Histoire du soldat à travers les âges» que signera le maréchal… car Pétain lorgne vers l’Académie française où son grand rival Foch siège déjà depuis novembre 1918. Or une querelle d’auteur survient et ce projet-là est mis au coffre. Mais l’autre, l’ouvrage que rédige Pétain et dont parle Laure ?

«Entre 1928 et 1939, Pétain y fait référence dans plusieurs discours. Et au début de la guerre, il le dépose apparemment dans sa propriété de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes», explique Jean-Jacques Dumur. Dans le même temps, arrive en France un maçon italien… Lequel travaillera durant le conflit sur la villa de Pétain. Comment entre-t-il en possession du manuscrit ? Mystère. Toujours est-il que «ce maçon le cache durant plus de dix ans», poursuit l’ancien officier. Jusqu’au jour où la fille de cet artisan le découvre, en 1956, avant d’en hériter en 1989. Or cette dame a elle-même épousé un passionné d’histoire et grand collectionneur, installé en Comminges. Une première fois, celui-ci tente en vain d’attirer l’attention sur l’ouvrage, non signé, et dont le nom de l’auteur présumé rebute. Rangé, le manuscrit est à nouveau oublié.

«En 2006, après la mort de son mari, elle m’a alors mandaté pour gérer leur fonds privé. En ouvrant une valise, l’objet a réapparu. Je l’ai fait expertiser et Mme Charbit-Lescat, expert assermenté en écriture à Toulouse, l’a déclaré authentique en 2009» résume Jean-Jacques Dumur. Premières présentations aux Archives nationales, puis au Service Historique de la Défense, en 2010… C’est là qu’une copie est désormais à disposition des historiens depuis février 2011. «Et peut-être qu’avec le Centenaire, on le lira désormais de façon dépassionnée, d’autant plus que Pétain n’y dit rien de personnel. Restant dans sa peau d’ancien professeur à l’école de guerre, il l’a rédigé comme un cours magistral sur tous les théâtres d’opération de 14-18», conclut Jean-Jacques Dumur."

 

 

 

Le général Pétain à sa table de travail pendant la Guerre: un homme d'action et un intellectuel, une combinaison idéale pour un Chef (Photo D.R.)

 

2/ Le contenu du texte

 

"Sur la table de Jacques Du mur, un pavé : le fac-similé sur lequel il travaille pour une prochaine conférence à propos du manuscrit de Philippe Pétain. Pages ouvertes sur des lignes tracées droites d’une écriture qui semble ignorer le doute… Voilà donc l’histoire de la Première Guerre mondiale telle que le général Pétain l’a vue ou perçue sur l’ensemble des théâtres d’opération, en France, mais aussi en Europe centrale ou en Afrique…

«Et la première chose qui m’a frappé, c’est la précision et la qualité des dessins», souligne Jean-Jacques Du mur. L’autre ? Ce style totalement impersonnel qui était la marque de l’auteur, «surnommé aussi le style «cactus»», précise-t-il (lire ci-dessous).

"De fait, pas de grandes révélations, pas d’anecdotes, pas d’envolées lyriques à attendre lorsqu’on attaque la lecture de ces feuilles uniquement dédiées à la stratégie et la tactique. «En 351 pages, il ne parle de lui que sept fois et encore, pour évoquer «le général Pétain» comme il évoque les autres généraux» a comptabilisé Jean-Jacques Du mur.

"Et dès les premières lignes, c’est en effet une «leçon» qui se lit sur les origines du conflit, telle que la France d’alors les voit. Unique coupable : l’Allemagne et «les ambitions grandioses de son rêve d’hégémonie mondiale».

"La guerre ? Il l’ouvre alors par un croquis sur le front franco-belge puis en décrivant les plans de campagne allemand et français. Invasion de la Belgique, bataille des frontières débutant par l’offensive d’Alsace, rédigée au passé simple pour rappeler que «le 7 août, nous nous emparâmes sans coup férir de Thann et d’Altkirch et le 8 au soir, nous entrions dans Mulhouse»… Le cours au tableau noir se poursuit en Lorraine.

"Analyse

"Mais c’est bientôt le désastre sur les frontières pour les «pantalons rouges». Analyse de Pétain ? «Une défaite due aux causes suivantes : nature du terrain boisé et difficile, échelonnement en arrière et à droite de nos corps d’armée qui favorisa les attaques de flanc de l’adversaire, attaques téméraires lancées de très loin à la baïonnette sans préparation d’artillerie, supériorité de l’armement allemand en mitrailleuses et artillerie lourde, insuffisance de renseignements et positions allemandes organisées depuis une semaine avec tranchées bétonnées, réseau de fil de fer et mitrailleuses».

«Le feu tue» : c’était l’une des maximes du colonel et professeur Pétain, opposé dès avant la guerre aux offensives à outrance mal préparées. Il ne se prive donc pas de rappeler les lacunes de l’état-major en août 1914.

"Mais c’est plus loin qu’il révèle un trait particulier du futur maréchal pointant sous le général : certes, l’adversaire est allemand, mais l’ennemi est anglais, en substance. Pour preuve son commandement, selon lui. Auquel il taille des croupières à l’occasion du repli précédant la contre-offensive de la Marne. «Quant au maréchal French, il se disposait à continuer sa retraite vers le sud, derrière la Seine, à l’ouest de Paris. Il envisageait même sa base dans le voisinage de La Rochelle !» Et systématiquement par la suite, il rabaissera les Britanniques.

"De la Marne au 11 novembre

"Pétain le concis, dit «Précis le sec» ? En cinq lignes, il donne alors le plan de Joffre sur la Marne. «En résumé, le commandant en chef se proposait d’attirer l’ennemi dans une vaste poche s’ouvrant entre les camps retranchés de Paris et Verdun et dont le front s’appuierait au besoin à la Seine et à l’Aube».

"Course à la mer, 1915, 1916… Verdun, sa victoire, est là. «Verdun était la grande place forte opposée à Metz et qui, depuis des siècles, hantait les imaginations germaniques»…, l’endroit où «le général Pétain est appelé d’urgence pour la direction de la bataille» écrit-il. Conclusion : «à la suite de cette brillante victoire, le général Nivelle était appelé au remplacement du général Joffre», note-t-il, sans amertume visible.

"Mais 1917, à présent, et l’offensive Nivelle du Chemin des Dames. Revanche… «Dès le premier jour était apparu évident que les espoirs conçus étaient irréalisables […] Les attaques continuèrent cependant». Les mutineries qui en résultèrent ? «Le général Pétain, nommé le 17 mai au commandement en chef en remplacement du général Nivelle eut le mérite de conjurer ces crises passagères grâce à son souci d’améliorer les conditions matérielles et morales du soldat». Pas un mot sur les fusillés. Novembre 1918, enfin… Piégés, les Allemands sont en déroute, «mais l’ennemi n’attendra pas ce gigantesque Sedan et le 11 novembre, à 5 heures du matin, les plénipotentiaires allemands signèrent la capitulation qui leur avait été dictée.» Et le général Pétain se trouvera ainsi privé de «sa» victoire finale par Clemenceau. (lire ci-dessous)."

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Notre mémoire

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