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Pour En Savoir Plus Sur Nous...

  • Section de Toulouse-Languedoc d'Action française
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.
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"Pas de doctrine

sans action,

pas d'action

sans doctrine!"

(MAURRAS)

 

Archives Militantes De L'action Française-Toulousain Depuis 2007!

21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 09:00

On en lit de drôles dans Sud-Ouest, mais il est à craindre que l'avenir ne démente les prédictions des officiels du Régime...

 

A.F.-Pau & Pyrénées

 

Armes Pau 2

{C}

"Ce n'est pas un sanctuaire

"L'ouverture au public est espérée fin 2013. L'une des huit cellules du fort prison sera reconstituée, mais ce ne sera pas celle qu'a occupée le maréchal Pétain.

{C}

"C'est précisément parce-que le fort du Portalet (vallée d'Aspe) est appelé à devenir un lieu de mémoire, au terme de sa remise en état en cours, qu'on ne courra pas le risque d'en faire un sanctuaire pétainiste.

 

"Ainsi, la cellule qu'a occupée Philippe Pétain d'août à la mi-novembre 1945, avant d'être interné jusqu'à sa mort à la citadelle de l'île d'Yeu, ne sera pas reconstituée dans l'état où l'a connue le chef déchu de l'État français.

 

"Ce consensus s'est exprimé, hier, au cours de la visite du fort par le Conservateur régional des monuments historiques, Alain Rieu. Avec d'autant plus de force qu'on se trouvait alors dans celle des huit cellules, dégradées et vandalisées, qui fut affectée à Pétain.

 

"C'est là que le curé d'Urdos portait, le dimanche, la Sainte Communion au maréchal…

 

"Dans ces mêmes chambres de 5 mètres sur 3 environ, conçues à l'origine pour le confort relatif des officiers du fort, avaient été précédemment détenus, à différentes périodes comprises ent re 1941 et 1943, Paul Reynaud, Édouard Daladier, Léon Blum, Georges Mandel et le général Maurice Gamelin.

 
"Cellule témoin

 

"Gamelin fut le lampiste, dixit Pierre Prétou, qui expia l'impréparation de l'armée française en 1939. Militaire, il est le moins « emblématique » de tous les prisonniers du fort du Portalet.

 

"En outre, la cellule qu'a occupée le général est celle qui se trouve dans le moins mauvais état. Elle pourrait donc être choisie pour devenir, dans le cadre des visites guidées prévues au terme de la rénovation, la « cellule témoin », reconstituée avec le mobilier de l'époque. La Communauté de communes de la vallée d'Aspe, qui fait plancher des historiens pour son projet sur le fort, dispose de tous les éléments nécessaires.

 

"Le comité scientifique constitué trouve en Pierre Prétou, maître de conférences à l'université de La Rochelle, et accessoirement fils du pays puisqu'originaire de Lourdios-Ichère, un intransigeant gardien de la mémoire historique du lieu. « Au fond, le séjour de Pétain ici est accessoire », dit-il.

 
"Dernière bastille de France

 

"Il compte beaucoup plus, à ses yeux, que Léon Blum y ait écrit des chapitres de « A l'échelle humaine », achevé en 1944. Ou que Paul Reynaud y ait conçu un projet d'évasion : il avait caché, sous le plancher de sa cellule, des cordes qu'il est venu reprendre après la guerre.

 

"Derrière les barreaux de ce qui fut sa cellule, où le regard plonge à la verticale sur le gave d'Aspe quelque 40 mètres en contrebas, on a tout de même du mal à imaginer le président du Conseil, à 63 ans, descendant en rappel sur la façade de la forteresse…

 

"Pierre Prétou relate encore que le fort du Portalet fut libéré en août 1944 par des maquisards du coin, une jeune femme d'Urdos, Julie Lestremau, étant venue remettre un ultimatum au petit détachement allemand qui l'occupait.

 

"Le Portalet n'a pas connu d'autre prisonnier que les six personnages mentionnés. « C'est la dernière bastille de la France », souligne Pierre Prétou. Dépossédé de toute attribution militaire en 1916, année où furent enlevés les derniers canons, le fort, construit en une quinzaine d'années à partir de 1850, est entré en agonie avec la fin de la IIIe République.

 

"À travers le projet culturo-touristique qui va se précisant, après une première phase de mise hors d'eau (2005-2008), « c'est une collectivité locale [la Communauté de communes de la vallée d'Aspe, NDLR] qui reprend le devoir de mémoire national, et cela ne se voit pas tous les jours », observe le jeune historien.

 
"Passerelle à l'étude

 

"La deuxième tranche de travaux (900 000 euros) vise à une ouverture au public fin 2013. Elle comprend la reconstruction de murs extérieurs du corps de garde et du bâtiment du gouverneur.

« 2012 verra la mise hors gel de l'ensemble des bâtiments, casernement des troupes [le fort a été conçu pour une garnison de 400 hommes] et bâtiment des officiers », résume Bernard Choy, chargé de mission de la Communauté de communes. Notamment, 98 portes et fenêtres seront refaites à l'identique par les ateliers Férignac (Dordogne), agréés par les monuments historiques.

 

"Le pont d'accès au fort va être renforcé par une dalle de béton et le portail d'entrée, en rive gauche du gave, reculé pour une question de sécurité.

 

"Reste le cheminement d'accès, sur 400 mètres, d'amont en aval, à partir du pont d'Urdos (centrale du Baralet). Actuellement, il faut longer à pied, très dangereusement, la RN 134, en un endroit où serpentent les poids lourds. C'est pourquoi est à l'étude une passerelle en encorbellement, en rive gauche du gave.

 

"En réunion du comité de pilotage, mercredi dernier, le représentant de la DIRA (routes d'Aquitaine) a soulevé la question de la responsabilité de l'État. Coiffant sa « casquette de simple citoyen » (sic), Bernard Voinchet, architecte des bâtiments historiques, s'est agacé de ce que l'État assume la sécurité vis-à-vis des camions espagnols mais pas des piétons…

 

"La solution suggérée par le conservateur régional Alain Rieu pourrait consister à n'ouvrir la passerelle aux piétons que durant les heures d'ouverture du fort. Un passage permanent pourrait s'envisager si aucun incident n'était à déplorer au bout de cinq ans.

 

"René Rose doit rencontrer le sous-préfet d'Oloron pour régler cette question qui n'est rien d'autre que stratégique."

 

Source: article de Thomas Longé dans Sud-Ouest, 2 mai 2011, http://www.sudouest.fr/2011/05/02/ce-n-est-pas-un-sanctuaire-386194-4255.php

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Notre mémoire

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