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Pour En Savoir Plus Sur Nous...

  • Section de Toulouse-Languedoc d'Action française
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.

Pas d'exclusive chez nous... sauf contre l'Anti-France!

Tout ce qui

est national

est nôtre.

Le Duc d'ORLEANS.

Vous Cherchez, Nous Trouvons!

"Que faire?" La réponse de Maurras!

"Pas de doctrine

sans action,

pas d'action

sans doctrine!"

(MAURRAS)

 

Archives Militantes De L'action Française-Toulousain Depuis 2007!

14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 08:00

On lira ci-après le récit de la condamnation inique du maréchal Pétain, Chef de l'Etat français, le 14 août 1945. Au triste soixante-huitième anniversaire d'une date qui consomme cette déchirure entre Français, qui dure encore, il est important de noter la sérénité et la grandeur d'âme du sauveur de la France. C'est une leçon d'espoir et de foi dans les destinées et l'avenir de notre Pays.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc.

 

Petain a Metz 1919

 

 

Aucune condamnation ne pourra effacer la gloire du sauveur de la France en 1917 et en 1940-44. (Photo D.R.)

 

 

"A 3 h 30, le texte est prêt; il est lu et accepté sans discussion. A 4 h 2, une longue sonnerie retentit : l'heure est venue.

 

"Pour la dernière fois, précédé de Joseph Simon et accompagné par ses trois avocats, Philippe Pétain parcourt les quelques mètres qui le séparent de la salle d'audience. Son visage est resté de marbre, quoique ses traits soient tirés par cette nuit d'une veille angoissée.

 

"Il entre dans cette salle où, depuis le lundi 23 juillet, il se soumet à la justice des hommes; elle est plongée dans une semi-obscurité. Le silence est total quand y pénètrent à leur tour les juges et les jurés.

 

"Mongibeaux allume une lampe placée devant lui et approche un micro de la bouche : la lecture de l'arrêt sera enregistrée afin d'être diffusée par les ondes dans le monde entier.

 

"De sa voix monotone, Mongibeaux égrène les attendus : ils reprennent, presque sans modification, ceux de l'acte de l'accusation. En foi de quoi, Pétain est reconnu coupable d'avoir entretenu des intelligences avec l'Allemagne, puissance en guerre avec la France, en vue de favoriser les entreprises de l'ennemi.

 

"Et c'est la phrase irrévocable :

 

"Par ces motifs, condamne Pétain à la peine de mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens. Tenant compte du grand âge de l'accusé, la Haute Cour de justice émet le voeu que la condamnation à mort ne soit pas exécutée.

 

 

"Gardes, emmenez le condamné."

 

"L'audience est levée.

 

"Très pâle, Pétain, qui est resté debout pendant la lecture de l'arrêt, comme tous les spectateurs, refait pour la dernière fois le chemin jusqu'à sa chambre où le rejoignent ses avocats. "Nous lui expliquâmes le sens de l'arrêt, raconte Jacques Isorni, de telle manière qu'il fut surpris de cette indulgence. Il trouvait ironiquement que les juges avaient été bien gentils."

 

"Le condamné se dépouille de son uniforme de maréchal de France : c'est en costume bleu, pardessus foncé, chapeau gris et souliers jaunes qu'il quitte le palais de justice. Ses valises ont été faites dans la soirée et il ne porte à la main qu'une petite serviette noire contenant quelques papiers.

 

"Quand le directeur général de l'administration pénitentiaire se présente à lui pour l'accompagner, il décline son nom : Amor (tel est en effet le patronyme de ce haut fonctionnaire)...

- "Amor ?... Comme moi!", réplique le condamné en esquissant un sourire.

 

"Avec le médecin qui l'a suivi depuis Montrouge, le docteur Racine, Philippe Pétain prend place dans une ambulance qui le conduit à Villacoublay.

 

"Chic ! Un avion !" s'exclame-t-il quand il aperçoit le Dakota personnel du général de Gaulle qui doit le transporter jusqu'aux portes de sa nouvelle prison. Avec Pétain montent dans l'appareil Simon, Racine, quelques fonctionnaires de la Sûreté et de l'administration pénitentiaire.

 

"L'avion décolle au petit matin, emportant le condamné vers sa nouvelle destinée : celle d'un prisonnier perpétuel.

 

"Philippe Pétain est entré dans sa quatre-vingt-dixième année. Il aura encore près de six ans à vivre dans trois cellules mili­taires de deux forts désaffectés dont les murs constitueront son seul horizon."

 

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Notre mémoire
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:00

"Henri IV, un véritable sujet de prédilection pour les Amis du Vieux Nérac (AVN). Leur toute dernière publication s'intitule « L'Image d'Henri IV à travers les siècles ». En couverture, un tableau de « La bataille d'Ivry », signé Chrétin et conservé au musée de Nérac.

 

Ce 41e livre des éditions d'Albret est l'aboutissement de la journée d'études organisée par les AVN le 15 mai 2010 », souligne Céline Piot, historienne et présidente des AVN.


"À ses côtés, à la direction de cet ouvrage, Grégory Champeaud, docteur en histoire moderne, professeur d'histoire-géographie au lycée Fernand-Daguin de Mérignac (33). Il est, par ailleurs, l'auteur d'un site Internet entièrement consacré à Henri IV, produit par le ministère de la Culture.

 

Ce recueil se compose de tous les textes des 12 conférenciers qui ont participé à cette journée d'études », précise ce dernier. Il est à noter la participation de François Bayrou, venu l'an passé à Nérac. On le retrouve dans une postface intitulée « Pourquoi j'aime Henri IV ».

 
"Une soixantaine d'illustration

 

"Cet ouvrage se veut le reflet de l'image d'Henri IV dans sa continuité du XVIe au XXe siècle. « Une image façonnée et récupérée à travers l'histoire par divers régimes politiques, des royalistes aux républicains en passant par bien d'autres… », précisent les auteurs. L'histoire d'amour entre Nérac et Henri IV figure dans ce livre. Ce personnage dont l'image suscite un grand intérêt auprès des historiens, mais aussi du grand public, est abordé sous divers aspects. Une soixantaine d'illustrations dont beaucoup de photos couleur permettent, entre autres, de découvrir des affiches de publicité utilisant l'image du roi.

 

"Par ailleurs, vingt ans après la publication des « Marches du trône » qui se vend encore aujourd'hui, l'historien lavardacais Patrick Tachouzin présentera son dernier ouvrage sur Henri IV, « Les Hommes du roi. Les Compagnons de route d'Henri de Navarre de 1576 à 1589 », lors de la prochaine conférence des AVN, samedi prochain, à 15 heures, salle Samazeuilh.

 

L'Image d'Henri IV à travers les siècles » est disponible dans les librairies. Renseignements au 05 53 65 93 68. Site Henri IV : www.henri-iv.culture.fr "

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Notre mémoire
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 08:00
En ce 18-Juin, anniversaire de Waterloo, nous reproduisons avec plaisir le billet humoristique d'un écrivain pied-noir sur sa rencontre, l'an dernier, dans un Salon du livre avec le journaliste de télévision et essayiste François de Closets. Ce privilégié du Régime semble ignorer le rôle de conservation de la grandeur française et de résistance opiniâtre du gouvernement du maréchal Pétain, rôle aujourd'hui reconnu par des historiens de plus en plus nombreux. Aussi la leçon de Manuel Gomez n'en est-elle que plus savoureuse! Nous laissons nos lecteurs en profiter!
 
A.F. Pau & Pyrénées
 
Petain a Metz 1919
 Le maréchal Pétain,
vainqueur de Verdun en 1916,
sauveur de la France en 1940
(Photo D.R.)
 
"MA RENCONTRE AVEC FRANCOIS DE CLOSETS.

 

"Lors du salon du livre de Toulon qui vient de se dérouler ce dernier week-end et entouré de mes confrères écrivains, je viens d’être le témoin et l’acteur principal de la prétention de ce journaliste.

 

"François de Closets, puisqu’il s’agit de lui, s’arrête devant mes livres exposés à la librairie Périclès. Il se saisit du dernier paru : « De Gaulle, sa face cachée » et en parcourt la quatrième de couverture. Il lit donc ceci :

  

« L’objet de ce livre n’est pas de souhaiter la comparution du général de Gaulle (à titre temporaire)  devant un tribunal pour crime contre l’humanité, il ne faut pas rêver, mais plus simplement de montrer le vrai visage de cet homme, sa vraie personnalité, sa véritable ambition, prouver qu’il n’a reculé devant aucun moyen pour y parvenir, même les plus sanglants, les plus méprisants, les plus honteux, n’hésitant jamais à faire couler le sang français dans l’unique objectif de parvenir à ses fins et que pour cela il ne s’est jamais mis au service de la France mais il a mis la France à son service, à la différence du Maréchal qui déclarera en juin 1940  « Je fais don de ma personne à la France ».

Pourquoi ce livre 50 ans après les évènements tragiques que nous avons vécus ?

Pour deux raisons :

1/ Il est indispensable que nos étudiants actuels et futurs aient connaissance de ces faits historiques et véridiques qui sont et seront sans aucun doute occultés par les livres d’histoire officiels et puissent donc se forger leur propre opinion en toute connaissance de cause.

2/ Parce que plusieurs décennies sont nécessaires quelquefois pour apprécier tous les faits historiques à leur juste valeur, sans complaisance ni haine, mais également sans œillères.

  

"Très certainement que ce texte ne correspondait pas à ses idées car il lance à la cantonade avec un air dédaigneux un « Qu’aurait été la France sans De gaulle !»  Puis s’éloigne aussitôt sans attendre une quelconque réponse de ma part.

 

"Il venait de prononcer sa sentence, elle était irréfutable.

 

"Ce manque d’élégance et de courtoisie me donne un droit de réponse qui je l’espère lui parviendra.

 

"Cher Monsieur de Closets,

 

* sans De Gaulle la France aurait été tout simplement la France.

* Sans De Gaulle elle aurait été libérée de l’ennemi nazi très exactement de la même façon et aux mêmes dates car non seulement De Gaulle n’intéressait nullement les Américains, ils l’ignoraient même totalement, mais le débarquement en Normandie se serait déroulé, comme il l’a été, sans même que son avis soit sollicité.

* La 2ème DB du général Leclerc se serait conduite avec la même vaillance et détermination dont elle avait fait preuve jusqu’à cette date en Afrique.

* L’armée d’Afrique, sous la conduite des généraux Juin, de Lattre de Tassigny, etc. aurait libérée la Sicile puis l’Italie, débarquée en Provence et repoussée l’ennemi hors de la patrie.

* Quant à la résistance intérieure, malgré tous les efforts de De Gaulle pour la diviser et son option de s’allier avec les FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français) communistes afin de s’assurer la présidence d’un gouvernement provisoire, elle aurait fait son devoir au sein du CNR (Conseil National de la Résistance) dirigé par Georges Bidault et fondé par Jean Moulin, qui ne portait pas une grande estime au « général ».

* Paris se serait libéré sans tirade théâtrale et seul son ego aurait souffert de ne pas descendre les Champs-Élysées.

* sans De Gaulle, La France aurait suivi le même chemin avec bien des vies françaises sauvegardées (Mers-el-Kebir, Dakar, La Syrie, l’Indochine, l’Algérie, et j’en passe).

 

"En revanche voici une question à laquelle vous devriez réfléchir davantage :

« Qu’aurait été la France sans Pétain ? »

* Si le maréchal n’avait pas été appelé pour signer l’armistice la totalité du pays aurait été occupé par l’ennemi qui, dans la foulée, aurait également envahi l’Afrique-du-Nord.

* Si Pétain ne leur avait pas interdit l’accès aux Pyrénées, en conservant ce tiers de territoire national, les allemands auraient pénétré en Espagne et occupé Gibraltar, commandant ainsi l’accès à la Méditerranée.

* L’armée d’Afrique n’aurait jamais pu se reconstituer et venir au secours de la France envahie.

* Notre marine, si elle ne s’était pas sabordée à temps, aurait été prise par l’ennemi sans coup férir.

 

"Eh oui ! M. de Closets, entre votre De Gaulle qui a quitté la France car non retenu dans le gouvernement mis en place par Pétain.

 

"Qui s’est retrouvé bloqué à Londres faute d’avoir trouvé un moyen pour revenir afin d’obéir à l’injonction du général Weygand, et cela malgré tous ses efforts.

 

"Un De Gaulle qui n’a pesé d’aucun poids dans aucune des décisions militaires prises par les alliés. 

 

"Un De Gaulle qui a su saisir les opportunités que la situation dramatique de la France lui proposait.

 

"Un De Gaulle qui n’a fait que subir les évènements et en retirer une gloire usurpée.

 

"Un De Gaulle qui a déserté devant l’ennemi en temps de guerre, le 16 juin 1940, avant la signature de l’armistice.

 

"Et un Pétain qui par ses décisions en 1940 a sauvé l’empire et bloqué l’avance ennemi (ce qui a été reconnu par l’état-major allemand a postériori), on peut effectivement se poser la question de ce qu’aurait été la France ? Sans De Gaulle cela n’aurait rien changé…sans Pétain il en aurait été tout autrement.

 

"Je reste à votre disposition, M. de Closets pour en débattre.

 

"Certaines personnalités journalistiques, qui seraient probablement restées ignorées du grand public si elles n’avaient pas bénéficié de l’immense audience médiatique offerte par la télévision, s’imaginent détenir la seule vérité qui, à leurs yeux, mérite d’être affirmée sans contradiction puisqu’il s’agit de la leur."

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Notre mémoire
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:00

Ci-après on entendra le message du 16 juin 1940 par lequel le Maréchal Pétain, président du Conseil, annonçait aux Français, la douloureuse mais inéluctable nécessité militaire, reconnue par tous les chefs militaires réalistes, de cesser le combat... au moins temporairement, dans l'attente d'une prochaine Revanche.

 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Notre mémoire
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:00
On entendra ci-dessus le message du Maréchal Pétain, Chef de l'Etat français, aux paysans de France, le 29 mars 1942, il y a quatre-vingt un ans.
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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Notre mémoire
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 09:00

Pour commémorer à notre manière le "cessez-le-feu" tragique du 19 mars 1962 en Algérie, qui consacrait le dégagement décidé par le gouvernement De Gaulle, nous publions l'article suivant. On saluera ci-dessous l'annonce de la reparution d'un grand livre de l'historien André Nouschi, sur le niveau de vie dans le Constantinois jusqu'en 1919. Cette oeuvre impartiale, qui est malgré son ancienneté la dernière du genre, montre une société rurale très équilibrée, nullement bouleversée ou traumatisée par la colonisation. Tel quel, l'ouvrage constitue un antidote irréfutable, parce que fondé sur l'étude historique des faits et non sur la propagande, aux contre-vérités sur l'Algérie française que l'on voudrait nous faire avaler sous prétexte de "repentance"! Non, la présence française n'a pas été une calamité pour les populations autochtones; oui, elle a contribué à l'amélioration de leurs conditions de vie et en particulier, à l'élévation de leurs revenus! Un demi-siècle après la fin de celle-ci, il est temps qu'on en prenne conscience!

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

 

 

« L’Enquête sur le niveau de vie des populations rurales constantinoises d’André Nouschi [1] reste une œuvre incontournable sur l’histoire de l’Algérie coloniale ; elle propose une réflexion, elle incite à la réflexion selon des vues qui, malgré les inévitables évolutions épistémologiques, ne sont pas périmées et ne peuvent l’être. Elle doit être connue de tous ceux qui veulent connaître ce passé d’échanges, traumatique mais partagé d’une rive à l’autre de la Méditerranée, par les Algériens, par les Français, de France ou originaires d’Algérie, par les métis de l’identité, par les férus d’histoire, par les citoyens d’aujourd’hui de la vivante humanité. »

 

"Gilbert Meynier (extrait de la préface de la réédition)

 

 

"Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu publié en 1962 par Robert Émerit [2], de la première édition de cette analyse de la colonisation dans la région de Constantine.


 

"Une grande enquête :
le niveau de vie dans le Constantinois
(1830 - 1919)

"Il y a longtemps que nous réclamions de véritables études d’histoire sociale sur l’Algérie. Pareils travaux exigent une longue période d’initiation, et les archives sont dispersées. M. André Nouschi, maître de conférences à la Faculté des Lettres de Tunis, était bien armé pour affronter ces difficultés : il est du pays, il sait l’arabe et il n’a aucun préjugé.

 

"Le problème qu’il a abordé est celui-ci : la domination française (dont tout le monde apprécie à leur valeur les belles réalisations techniques) a-t-elle eu pour résultat une révélation ou une diminution du niveau de vie de la masse de la population algérienne ? Une documentation, somme toute, très abondante, permet de le résoudre.

 

"Bien qu’il n’ait pu utiliser les archives turques d’Alger, André Nouschi a réussi à brosser un tableau assez précis de la Province de l’Est à la veille de la conquête française. Il estime qu’elle était peuplée d’environ 1.200.000 habitants, les 2 /3 de la population totale de la Régence d’Alger. La mortalité était forte par suite des maladies. Cependant le niveau de vie était assez élevé, compte tenu du fait qu’il s’agit d’un pays méditerranéen aux ressources modestes. La nourriture du paysan était assez variée. Si les Arabes ne consommaient de la viande et du couscous qu’aux occasions solennelles, ils ne se nourrissaient pas plus mal que le paysan français à la même époque. Et n’oublions pas que l’Algérie orientale était le seul pays méditerranéen qui exportait des céréales.

 

"Le pays n’était pas en anarchie. La lutte entre nomades et sédentaires, par laquelle certains géographes ont prétendu expliquer le « retard » (nullement prouvé) de l’Algérie, est un mythe à rejeter. Nouschi montre que la tente n’implique pas forcément le nomadisme. Il est certain qu’on voit surtout des tentes sur les terres des tribus (arch) et des gourbis sur les propriétés individuelles (melk), mais le régime foncier est la cause principale de cette différence, et les sédentaires ont presque autant de troupeaux que les nomades.

 

"Ce régime foncier nous le voyons ici exposé avec précision. Outre les arch et les melk, il existe dans le Constantinois une forte proportion d’azels, terres d’Etat concédées. Pour mieux comprendre ce régime, Nouschi aurait eu intérêt à pratiquer un peu l’histoire comparée. Car les paysans des azels, mobilisables en temps de guerre, ressemblent beaucoup aux « hommes de service » de Russie ; ils constituent la force principale du bey de Constantine, comme ces derniers ont fait la puissance des tzars. Les melks, transmissibles avec la formalité de l’autorisation beylicale, ont leur analogue en Europe orientale, et le droit de préemption des proches (chefaa) est la protimesis, à quelques nuances près. En Algérie cependant on peut vendre librement la propriété qu’on a plantée d’arbres fruitiers ; comme en Turquie, le travail effectué sur la terre crée en fait la proprieté, Le terrain cultivable est assez abondant pour que le droit de purprise y soit plus général que dans les autres pays.

 

"Les impôts étaient-ils lourds ? J’avoue que la question mériterait d’être étudiée de plus près. Nous sommes désorientés par les statistiques fantaisistes qui donnent sur le produit de l’achour les évaluations les plus discordantes. Quand nous pourrons bien évaluer les charges fiscales, il conviendra aussi de les comparer avec celles des autres populations du domaine méditerranéen. Alors seulement on pourra conclure que, quelles que soient les charges, la population n’était pas misérable. Il existait une organisation de prévoyance qui atténuait les disettes dues aux mauvaises récoltes : des silos où l’on mettait en réserve les excédents de céréales des bonnes années. La société rurale (M. Nouschi ne nous parle pas des villes) vivait en vase clos et ignorait le capitalisme. On trouvait dans la province de grands seigneurs, des propriétaires aux moyens variés ; peu de métayers (khammès) et de bergers ; beaucoup de fermiers d’azels, qui étaient en réalité des possesseurs perpétuels. Peu d’ouvriers journaliers. Dans l’ensemble Nouschi estime que c’était une société bien équilibrée.

 

"Etudiant ensuite la période de la colonisation française, Nouschi nous décrit une évolution dramatique : la dépossession progressive de l’Algérien. Certes le pays était déjà en période de régression avant la conquête française (1837), par suite d’épidémies, de la destruction de silos sur l’ordre du bey Ahmed, d’une période de sécheresse et de spéculations sur les monnaies. Mais après la conquête, les prix ont triplé sans que le paysan en ait profité. Les dévastations opérées par les colonnes de Négrier et de Baraguay d’Hilliers ont accentué la misère. Les grands seigneurs, protégés par le nouveau régime, ont sans doute aggravé leurs exactions. La France a augmenté les impôts de 80 %. Si de meilleures récoltes ont fait remonter le niveau de vie jusque vers 1844, les années 1845 à 1850 furent une période de dépression : baisse des exportations, prix élevés, disette, épidémies (le choléra de 1850-51 fait encore 12.000 morts). C’est en pleine période de crise que la France installe dans le pays ses colons parisiens de 1848, sur de bonnes terres arables enlevées aux autochtones ; et ces colonies ont des débuts bien pénibles. Les concessionnaires cherchent bientôt à louer ou à vendre leurs lots. Peu nombreux sont ceux qui travaillent eux-mêmes la t erre.

 

"Les années 1852 à 1856 ont été des années prospères, par suite de bonnes récoltes et d’une hausse des prix du blé et de l’orge, due à la demande extérieure. Cette prospérité, nous aimerions la voir évaluer autrement que par l’histoire des prix. Les prix montent après une mauvaise récolte ; c’est la conséquence d’une disette. Ils peuvent monter aussi après une bonne récolte, alors c’est pour le pays un élément essentiel de prospérité. Ce qui importe c’est d’établir la corrélation entre le prix des céréales et la marge d’exportation : un bon indice de corrélation exprimerait la prospérité. Cela implique une étude du marché extérieur. L’historien local ne doit pas l’oublier.

 

"Les bons prix de vente ont rendu quelque prospérité aux Arabes, mais aggravé aussi leur vulnérabilité, car les réserves ont été vendues. Les surfaces cultivées ont augmenté, ainsi que les salaires des moissonneurs. En revanche l’attrait d’une agriculture rémunératrice excite les appétits des colons européens, pousse le Gouvernement à cantonner les terres à leur profit, même si l’opération est désastreuse pour le fisc. Car les tribus, à qui on a enlevé 25.000 hectares de bonne terre, entrent en effervescence, et les biens de l’État sont dilapidés. Une région fertile a été donnée à la Compagnie genevoise moyennant une rente d’1 franc par hectare, alors que les Arabes ainsi dépossédés payaient une redevance de 45 francs par charrue, sans compter les prestations. Cette colonisation intensifiée n’introduit même pas dans le pays les améliorations techniques qu’on escomptait ; elle est plutôt parasitaire.

 

"On ne connaît pas exactement l’étendue du territoire soumis au cantonnement. Un tableau de 1858 montre que l’on a prévu cette opération pour toutes les tribus de la plaine. Mais il ne faut pas confondre les projets et l’exécution. D’après un discours du général Allard en 1863, les commissions ont cantonné 16 tribus, soit 56.489 habitants, dont le territoire a été réduit de 342.000 à 282.000 hectares. Il resta 5 ha par habitant. Quelques sondages montrent que le resserrement des tribus a été très dur, surtout dans les régions les plus fertiles. On a pris la moitié des terres dans le Rummel, les 4/5e dans la région de Jemmapes.

 

"M. Nouschi montre que la vie du fellah n’a pas changé, sauf sur un point : il a été obligé d’abandonner des champs fertiles et de diminuer les terres de parcours. Il est passé d’une économie de type fermé à une économie de type ouvert, sans être préparé à cette transformation. C’est ce qui explique qu’il a été très affecté par la crise économique de 1856-58. Les années précédentes il avait labouré à l’excès, épuisé le sol et vidé ses silos, pour profiter de la possibilité de vendre beaucoup et à bon prix. Quand s’est produite une baisse catastrophique du prix des céréales, il est devenu la proie des usuriers, « conséquence de l’occupation française », dit le général de Martimprey. Faute d’établissements de crédit, il est obligé d’emprunter souvent à un taux de 72 %. Et c’est le moment que choisit le Gouvernement pour aggraver les impôts : ils ont plus que doublé de 1852 à 1859 et ils finissent par absorber le cinquième du bénéfice.

 

"Les colons, eux-mêmes durement atteints, ne voyaient qu’une solution aux maux du pays : l’établissement de la propriété individuelle. Cela leur aurait permis d’acheter des terres aux musulmans et d’échapper aux crises dont sont victimes surtout les petites propriétés. Ont-ils acheté beaucoup de terres à l’époque du Ministère de l’Algérie (1858-1860), qui facilitait les transferts ? Dans le Constantinois, comme ailleurs, nous n’arrivons pas encore à le savoir, la documentation étant trop fragmentaire. Les Bureaux arabes ont-ils protégé la terre indigène, comme le croient la plupart des historiens ? M. Nouschi nous dit qu’ils ont freiné les initiatives des fellahs qui voulaient planter des arbres fruitiers, et cela afin de réserver le maximum de terres pour la colonisation. Mais il ne nous en donne pas la preuve. Au contraire nous lisons plus loin que les colons ont toujours cherché à transformer les territoires militaires en territoires civils parce que les bureaux arabes défendaient les musulmans.

 

"Le régime collectif de la tribu protégeait la terre indigène contre les risques d’aliénation. Le sénatus-consulte de 1863 a rompu ce cadre. Il a préservé cependant la propriété des tribus, au prix d’un léger resserrement. En quatre ans les commissions du Constantinois ont délimité les terres de 29 tribus, peuplées de 67.706 habitants, en tout 402.000 hectares. Le but était de créer peu à peu la propriété individuelle, mais les commissions n’ont pas osé aller jusque-là. Les bonnes récoltes de 1863 et 1864 ont permis de calmer Ides appréhensions des fellahs.

 

"De 1866 à 1870, hélas, le pays devait traverser la plus grande crise de son histoire. Sécheresse, sauterelles, choléra, variole, épizooties provoquent une misère généralisée et une famine meurtrière. La population a diminué de 20 % en 1869. Nousehi analyse cette crise en chirurgien-légiste expert en autopsies scrupuleuses. En dépit des déclarations candides du gouverneur général Mac-Mahon, c’est la ruine de la colonie. L’Autorité militaire en est-elle responsable ? Le territoire le plus touché a-t-il été le territoire militaire ou le territoire civil ? Je ne trouve pas ici de réponse à cette question, qui fut assez controversée à l’époque.

 

"Ce qui est certain c’est que les possibilités de relèvement, après le rétablissement de meilleures conditions naturelles, étaient faibles pour le musulman, par suite de la diminution de l’étendue de bonne terre dont on lui avait laissé l’usage.

 

"En 1865 les 21.428 colons cultivent 206.000 ha, soit 9,61 par habitant. Les 1.234.941 musulmans cultivent 5.686.000 ha, soit 4,60 par habitant. Pour le bétail la proportion est de 5,3 par européen et 4,2 par musulman. 91,31 % des arbres fruitiers appartiennent aux Européens. En 1870 les différences se sont déjà accentuées. Surtout la valeur des terres et des troupeaux est nettement en faveur des Européens. Nouschi évalue la fortune moyenne du colon à 4.835 francs par personne ; celle du fellah à 569 francs.

 

"L’établissement du régime civil allait accentuer cette évolution. La révolte de 1871 a eu pour résultat le séquestre des biens des tribus insurgées et le versement d’amendes qui atteignirent dans le Constantinois 20.370.000 francs, dont 12.815.000 perçues immédiatement. Les commissions du séquestre se sont hâtées de faire passer les terres aux mains des colons, et ceux-ci ont pu acheter à vil prix les propriétés vendues pour le paiement des amendes. Ce fut en fait une contribution de guerre sans exemple dans l’histoire. Les vaincus durent payer 10 à 12 fois leur revenu annuel, c’est-à-dire 3 ou 4 fois plus que l’indemnité versée par la France à l’Allemagne après la défaite de 1871. Nouschi calcule que, dans le Constantinois, l’Etat a confisqué 520.242 ha, valant 9.573.000 francs. Avec le rachat du séquestre, il évalue le total de la contribution à 42.500.000 francs. En y ajoutant les aliénations de gré à gré, l’auteur estime que la perte totale des musulmans du département fut de 690.000 hectares. Les ventes massives de bétail pour payer les amendes ont été aussi désastreuses. On a vu le cheptel diminuer de 18,6 % pour les ovins, de 14 % pour les caprins. D’autre part les charges fiscales ordinaires ont augmenté après 1871. De 1886 à 1884 l’impôt arabe augmenta de 30 % ; les charges fiscales des fellahs étaient alors trois fois plus grandes que celles des Européens ; et le revenu de ces impôts ne profitait nullement aux villages indigènes. On enleva à ceux-ci, pratiquement, l’usage des forêts, d’ailleurs périodiquement ravagées par des incendies. Dès lors, quelle que soit la situation économique, le musulman n’a plus les moyens de se relever.

 

"Le Constantinois, qui produit surtout des céréales et du bétail, est plus sensible aux fluctuations économiques que le reste de l’Algérie, où la vigne a fait, après 1881, des progrès plus marqués. Les crises y sont fréquentes (1885-86 ; famine de 1887 ; 1889-1890 ; 1893 à 1900). De 1882 à 1887, il y a eu réduction des surfaces emblavées. La fiscalité accroît les charges des fellahs et conserve les privilèges des colons : la loi de 1884 institue une taxe sur la propriété foncière en Algérie, mais en exempte les constructions édifiées sur les terres de colonisation pendant dix ans. Le produit des impôts sert à améliorer les centres européens. Le musulman ne peut obtenir de crédit aux caisses d’escompte et se voit livré aux usuriers : on lui prête à 40 ou 50 %, et le renouvellement des billets arrive à porter ce taux à 150 % et plus. A chaque crise le fellah vend des terres, accaparées par les Européens, dont la propriété augmente de 32 % de 1861 à 1901. L’institution, en 1893, des Sociétés indigènes de Prévoyance, groupant un tiers de la population rurale, n’a fait qu’atténuer les abus.

 

"Nouschi nous décrit le déclin du revenu des fellahs avec une documentation parfois pesante au gré du lecteur, qui préférerait des courbes générales assez simples pour être consultées d’un coup d’œil. Nous sommes aussi parfois choqués par la disparité des informations fournies par les organismes divers chargés des statistiques. Une critique serrée s’impose. Historien pessimiste, Nouschi a peut-être tendance à multiplier les « années critiques » et nous donne souvent l’impression d’un trouble continu, où se perd notre attention. Si le produit des contributions baisse de 1900 à 1918 (date de la suppression des impôts arabes traditionnels) nous en voyons mal les raisons ; peut-être la question de la perception par l’intermédiaire des chefs locaux est-elle primordiale. Très conjecturale est l’évaluation du capital à diverses époques...

 

"Ce qui est clair, c’est l’évolution de la propriété par concentration entre les mains des Européens et la prolétarisation progressive des musulmans. Le nombre des propriétaires a baissé de 2 % depuis 1900 ; celui des ouvriers à augmenté de 3 %. Le Constantinois, à la veille de la première guerre mondiale, compte 51 % de propriétaires, 29 % de métayers et khamrnès, 14 % d’ouvriers journaliers et 4 % de fermiers (type social récent, introduit par la colonisation). Le khammès, qui forme 14 % de la population du département, est obligé de laisser au propriétaire les 4 /5e de ses récoltes ; c’est une sorte de serf, qui ne peut vivre normalement du produit de son travail.

 

"La prolétarisation entraîne-t-elle un abaissement du niveau de vie ? C’est là le grand problème. Les colons prétendent que le salaire de l’ouvrier agricole dans une bonne exploitation dépasse le revenu de la propriété qu’il cultivait avant de l’avoir vendue. En gros, les calculs de Nouschi prouvent le contraire.

 

"Je passe sur les difficultés dues à la guerre et sur les mesures prises pour y parer. Peut-être Nouschi est-il trop sévère à l’égard de l’Administration, créatrice de l’Office du blé. J’ai peine à croire que les moyens financiers du petit fellah aient diminué « de 80 à 100 % ». Il semble cependant certain qu’il y a eu un appauvrissement progressif de la population musulmane, en dépit des progrès économiques du département. Car la richesse d’une nation, comme l’avait déjà si bien dit Villeneuve-Bargemont au début du siècle dernier, ne doit pas être évaluée d’après la valeur du capital ou des échanges, mais d’après le niveau de vie de sa population. La misère du paysan algérien est indéniable et elle n’a fait que croître au cours d’un siècle. Il fallait avoir la patience de le démontrer et le courage de le dire.

 

"La thèse de Nouschi est vraiment la « somme » de ce que nous pouvons savoir de l’histoire sociale de l’Est algérien, histoire fondée pour la première fois, et très solidement, sur l’analyse du mouvement économique, la répartition de la propriété, la capacité d’achat des travailleurs. Il faudra effectuer des travaux analogues sur l’Algérois et l’Oranie. Aucun ne pourra se passer de cette enquête austère, ardue, mais richement documentée et d’une parfaite liberté d’esprit.

 

Marcel Émerit

Notes

[1] André Nouschi, Enquête sur le niveau de vie des populations rurales constantinoises de la conquête jusqu’en 1919. Essai d’histoire économique et sociale.
Deuxième édition revue et corrigée, préface de Gilbert Meynier, 2012, 1 volume 16x24 cm, 768 pages, 45 €, ed. Bouchène.
Première édition : PUF, 1961.

[2] Le compte-rendu de Robert Émerit a été publié en 1962, dans la revue Annales, volume 17, n° 6.


Source: http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5331

 

Qui est André Nouschi (d'après Wikipédia): "André Nouschi, né à Constantine le 10 décembre 1922, est un historien, spécialiste de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient contemporains.

 

"Issu d'une famille juive d'Algérie, sa nationalité française lui est retirée par le gouvernement de Vichy.

"Après 1942, il s'engage dans la France libre. Après la guerre, il passe l'agrégation, et s'installe en France. Il soutient sa thèse, Enquête sur le niveau de vie des populations rurales constantinoise, de la conquête jusqu'en 1919, en 1959 sous la direction de Charles-André Julien (publiée aux PUF en 1961). Ce livre a été salué par Ahmed Taoufik El Madani comme « la goutte d’eau qui s'offre au voyageur après la traversée du désert ». Sa thèse complémentaire est la publication critique de la correspondance du Dr A.E. Vital avec Ismaël Urbain .

"Il est aussi co-auteur de Algérie passé et présent avec Yves Lacoste et André Prenant, en 1960.

 
"Il devient enseignant d'histoire contemporaine à l'université de Nice, où il fonde en 1968 le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine (CMMC). Il est professeur émérite depuis 1991. En 2009, il a fortement et publiquement condamné la politique israélienne en Palestine."
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publié par la Section de Toulouse d'Action française - dans Notre mémoire
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 09:00

« Préparez-vous à une visite physique », prévient Nicole Blaye, guide du fort, en accueillant la vingtaine de visiteurs qui ont parfois dû réserver depuis longtemps pour enfin découvrir l'étonnant fort du Portalet.

 

"Après une approche périlleuse en file indienne le long de la redoutable RN 134, on accède au fort. Commence alors une visite de près de trois heures truffée d'anecdotes, de découvertes et de surprises relatées avec talent par la guide, également animatrice à l'écomusée de Borce et conteuse de pays. Face à un auditoire de tous âges et manifestement captivé, on découvre ce monument qui se confond avec la montagne.

"Mais quelle idée d'aller poser un fort dans ce recoin de Pyrénées ? « Il existait déjà un fort un peu plus bas, le Fortou qui servait de péage au Moyen Âge (cet édifice a été en partie restauré). En 1842, Louis-Philippe déclare d'utilité publique la création du fort sous la pression des militaires qui, visionnaires, voyaient le danger venir du sud quand il viendra de l'Est ! Après trois ans de tergiversations pour savoir à qui appartient le lieu entre Etsaut, Cette-Eygun et Urdos, la première pierre est posée en 1845. Il sera achevé en 1870.

 

"Blum, Daladier, Raynaud, Mandel et Gamelin

 

"Portalet, porte étroite, s'appuie sur la montagne qui a été creusée de galeries. On a bâti sur la roche sur trois niveaux. 100 mètres de dénivelé entre le gave et le sommet, 760 mètres de galeries à monter et redescendre, nous nous essoufflons derrière notre guide toujours prolixe en anecdotes. « 400 hommes pouvaient tenir trois semaines face à une armée de 3 000 hommes », explique-t-elle. Les seuls militaires qui viendront seront une quarantaine de soldats du 18e régiment de Pau qui le quitteront dare-dare pour aller se battre beaucoup plus au nord en 1914.

 

"On monte, on descend, visitant la place d'armes, la caserne, la maison des officiers où seront aménagées les cellules, la poudrière qui disent certains, n'a jamais contenu de poudre, le fortin, la guérite, les cuisines, un énorme four à pain caché dans la roche : on finit par ne plus trop savoir où l'on est.

 

"En 1925, une colonie de vacances de Bordeaux s'y installe jusqu'en 1939. « C'était bon pour le raffermissement du corps et de l'esprit », sourit notre guide. Car l'endroit est rude. À tel point que le maréchal Pétain y envoie ses ennemis accusés d'avoir causé la perte de la France. Blum, Daladier, Raynaud, Mandel et le général Gamelin goûteront, de quelques semaines à un an pour Georges Mandel, le confort des cellules du Portalet. Leurs familles et avocats logeaient à l'Hôtel des Voyageurs d'Urdos et les prisonniers pouvaient les rencontrer une heure par jour sur l'une des terrasses du fort. Les plus anciens se souviennent de Babar, un Sénégalais de fort gabarit, au service de Georges Mandel, qui impressionna fort dans la haute vallée. Le même Mandel, frileux, fit rapatrier un poêle à bois depuis Bordeaux pour réchauffer sa cellule alors qu'il préparait sa défense.

 

"Pendant l'occupation, une dizaine d'Allemands garderont le fort qui sera libéré par deux instituteurs aidés des Espagnols et du Corps franc-Pommiès. « Si j'avais connu ces lieux, je n'y aurais jamais envoyé mes pires ennemis », aurait dit Pétain quand, à son tour, il est envoyé en cellule à la Libération. Il sera l'un des derniers pensionnaires d'un fort qui n'aura guère servi. Mais avec sa restauration, il est en passe de connaître une nouvelle vie. Ce sera une autre histoire.

 

"Repères

 

"Déclassé par l'armée en 1962, le fort est racheté en 1967 par Mme Frément, une patriote qui ne voulait pas « que le fort tombe dans des mains étrangères ». Elle le paye 170 000 francs. Elle a envisagé y faire un hôtel, une maison de retra ite, mais en fait le fort restera fermé pendant 30 ans. Peu à peu, il sera pillé et squatté avant que Mme Frément ne le lâche aux enchères pour 500 000 francs. C'est la communauté de communes de la vallée d'Aspe qui le rachète. En 2005, le fort est classé aux monuments historiques ce qui va permettre le lancement de la restauration.

 

"Le fort pratique.- Le fort est ouvert aux visites tous les mercredis en période de vacances scolaires. Les visites ont lieu à 10 h 15 et 14 h 15 pour 20 personnes maximum. On peut également visiter en groupes sur réservation. L'entrée coûte 5 euros. L'écomusée se charge de visite mais les réservations se font à l'office de tourisme de la vallée au 05 59 34 57 57. Compter 2 h 30 de visite.

 

"Le fort ouvert toute l'année aux visiteurs fin 2013

 

"En 2004, les premiers travaux ont lieu pour mettre le bâtiment hors d'eau. Le classement aux monuments historiques en novembre 2005 va permettre d'engager des travaux plus ambitieux. Ils sont financés par la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), la Région et le Département à hauteur d'1,4 M d'euros. Sur la tranche 2004-2010, le chemin d'accès a été refait ainsi que toutes les toitures de la poudrière et autres bâtiments avec taille des charpentes à l'ancienne et ardoises classiques. Les charpentes Burs d'Osse-en-Aspe et Larrouy de Sarrance ont fait montre d'un savoir-faire très maîtrisé. Les terrasses, la place d'armes, la caserne et la maison des officiers ont été mises hors d'eau tandis qu'un chantier d'insertion animé par Estivades d'Aspe a permis de nettoyer le fort et ses abords en début d'année.

 

"Bernard Choy qui suit de près les travaux pour le compte de la communauté de communes, présente le planning de la prochaine tranche. « 900 000 euros sont investis jusqu'en 2013. On a commencé par refaire la maçonnerie du rempart nord ainsi que le mur effondré au milieu du chemin d'accès. On va consolider le pont d'accès et le reculer un peu. En 2012, le fort sera mis hors d'eau avec la réalisation des 98 portes et fenêtres en châtaignes comme celles d'origine. Le bâtiment des officiers sera rénové avec la reconstitution d'une cellule telle qu'elle était en 1940. Enfin il y aura des travaux de maçonnerie sur la partie haute du fortin et l'aménagement du bâtiment d'entrée avec sanitaires, accueil du public, boutique, etc. René Rose, président de la communauté de communes, souhaite que le fort soit ouvert toute l'année avec trois permanents pour l'accueil et les visites à la fin 2013 ».

 

"Le casse-tête de l'accès au fort

 

"Le préfet a pris le dossier en main et il animera une réunion dès l'automne avec toutes les parties prenantes pour trouver une solution à l'accès au site. Car le sujet est chaud. Le fort a tous les atouts pour devenir un haut lieu touristique de la vallée mais encore faut-il pouvoir y accéder. Deux solutions émergent. La première, soutenue par René Rose, consiste à suspendre une passerelle au-dessus du gave, en contrebas de la route pour aller du pont d'Urdos, où se trouve le parking, jusqu'à l'entrée du fort. L'autre consisterait à tailler un chemin depuis le pont d'Urdos, au ras des rochers, avec une entrée dans le fort par les galeries basses. Dans le premier cas, la DIRA craint les chutes de camions, dans l'autre, ce sont les chutes de pierres qui pourraient poser problème.

 

"Actuellement, on se gare près du pont d'Urdos, avant la centrale. La route sera requalifiée pour permettre de se garer des deux côtés de la route et le parking aménagé pourra accueillir une cinquantaine de véhicules. Si à l'horizon 2014-2016, le fort est plus fréquenté, un nouvel accès pourrait être organisé à partir de la gare d'Urdos."

Source: Dossier de Laurent Vissuzaine, dans La République des Pyrénées,  http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/07/25/le-portalet-s-offre-une-nouvelle-histoire,204591.php

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Notre mémoire
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:00

On nous prie d'annoncer l'importante manifestation suivante, qui sera la dernière du sixième centenaire de la naissance de la Sainte de la Patrie; c'est avec plaisir que nous invitons tous nos amis de passage à Paris le ouiquende du 1er décembre à s'y rendre:

 

 

Colloque « Jeanne-d’Arc au XXème siècle »

 

 

Jeanne-d-Arc_XX_siecle_0.jpg

 

organisé par

 

la Société littéraire et artistique

du VIIème arrt

 

« Les amis de Jehanne »

 

et le C.A.E.C.

 

Samedi 1er décembre 2012, Paris.

 

9 h-18 h 

 

 

 

Programme

 

Matinée :

Jeanne-d’Arc, l’Eglise et la politique

Sous la présidence de

M. Didier BEOUTIS,

président de la Société

littéraire et artistique

du VIIème arrondissement.

 

9 h : Ouverture des portes.

 

9 h 15 : Ouverture du colloque, par M. Didier BEOUTIS.

 

9 h 30 : La politique des canonisations : l’exemple de Jeanne-d’Arc, par M. Philippe PREVOST, docteur es-lettres.

 

10 h : Pause questions.

 

10 h 15 : La difficile pénétration du culte johannique en Belgique, par M. le Professeur Francis BALACE, professeur émérite de l’université de Liège (Belgique).

 

11 h : Pause questions.

 

11 h 15 : Jeanne-d’Arc et l’Action française, par Mme Dominique PAOLI, historien.

 

 Carte Jeanne M.R.-D.-S 

La célébrissime "Jeanne au bûcher "

par le sculpteur d'Action française

Maxime Réal del Sarte

(Photo D.R.)

 

11 h 45 : Pause questions.

 

12 h : Jeanne-d’Arc, François Mitterrand et l’Action française, par M. Didier BEOUTIS.

 

12 h 30 : Pause questions.

 

12 h 45 : Pause déjeuner (buffet campagnard, jusqu’à 14 h).

 

 

Après-midi : Jeanne-d’Arc dans les arts et les lettres

Reprise des travaux sous la présidence

de M. le Professeur BALACE.

 

14h : Jeanne-d’Arc dans la littérature et le théâtre contemporains, par Mme Dominique PAOLI.

 

14 h 30 : Pause questions.

 

14 h 45 : Jeanne-d’Arc au cinéma en France et à l’étranger, par M. Philippe d’HUGUES, critique cinématographique.

 

Procès Jeanne 

Image tirée du film de Bresson

Le Procès de Jeanne

(Photo D.R.) 

 

 

15  h 30 : Pause questions.

 

15 h 45 : Jeanne-d’Arc dans la peinture et la statuaire, par Mme Claude LIBERT, conférencière.

 

17 h 15 : Pause questions.

 

17  h 30 : Conclusion du colloque, par M. Vincent GAILLERE, président du C.A.E.C.

 

18 h 00 : Fermeture des portes.

 

INFORMATIONS PRATIQUES. – Lieu : Maison des associations du VIIème arrt : 4, rue AMELIE 75007 PARIS (à l’angle du 93, rue Saint-DOMINIQUE ; m° : LATOUR-MAUBOURG, ECOLE-MILITAIRE, ALMA ; bus 92, 80, 28 & 69). Stands de livres et objets johanniques. Participation aux frais : 20 € par personne, déjeuner compris (10 € l’après-midi seule). Inscriptions par chèque à l’ordre de : C.E.C. avant le 28 novembre 2012 auprès de : C.E.C. – B.P. 4507 – 75325 PARIS CEDEX 07

 

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Notre mémoire
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 09:00

 

En ce quatre-vingt quatorzième anniversaire de la Victoire de la France sur l'Allemagne, on trouvera ci-dessus, un extrait de l'explication par le Maréchal Pétain, ancien commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale, d'un des épisodes cruciaux de la Guerre: les mutineries de 1917.

 

Petain a Metz 1919 

Le maréchal Pétain, 

vainqueur de Verdun, 

à Metz en 1919

(Photo D.R.)

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Notre mémoire
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 09:00

Il ne faut pas s'y tromper: l'hommage du président Hollande aux victimes de la répression de la manifestation de soutien au F.L.N. à Paris du 17 octobre 1961 n'est qu'un remerciement à ses électeurs d'origine algérienne, et une concession gratuite à la République algérienne, avec laquelle d'importants accords sur les matières premières ont été signés récemment. Cette affaire de mémoire, pour les jeunes, n'a peut-être qu'un intérêt rétrospectif, mais il n'en demeure pas moins qu'elle constitue un volet de plus dans le dénigrement de notre histoire nationale, du bienfait de notre présence en Algérie, de l'autorité de l'Etat, de la légitimité de ses forces de l'Ordre, etc. C'est un mythe destiné à nous détester nous-mêmes. L'Action française ne saurait le tolérer. Aussi donnons-nous ci-dessous la mise au point de l'africaniste bien connu Bernard Lugan, avec qui nous sommes en désaccord avec ses polémiques déplacées sur la question de Mayotte la Française, mais qui fait en l'espèce oeuvre d'historien probe.

 

A.F.-Pau & Pyrénées

 

Police partout..

 

La devise de la Vème République

 

En reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961[1][1], François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!  

 

Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.

 

Il est possible d’affirmer cela sans crainte d’être démenti car :

 

- En 1998, le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern qu’il chargea de faire la lumière sur ces évènements. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière des accusations portées contre la police française[2][2]. Or, ce rapport consultable sur le net n’a visiblement pas été lu par François Hollande.

 

- En 1999, Jean-Paul Brunet, universitaire spécialiste de la période, publia un livre extrêmement documenté qui démontait la thèse du « massacre » du 17 octobre (Brunet, J-P., Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961.Paris).

 

- En 2003, le même Jean-Paul Brunet publia un nouveau livre (Charonne, lumière sur une tragédie.Paris) dans lequel il démontrait que le prétendu « rapport de police » faisant état de 140 morts le 17 octobre, document qui sert de point de départ à J.L Einaudi, auteur du livre sur lequel repose toute la manipulation (Octobre 1961, un massacre à Paris), n’a jamais existé.

 

Reprenant la liste des morts donnée par Einaudi, il montre également que la majorité des décès remonte à des dates antérieures au 17 octobre et il prouve que ce dernier a manipulé les chiffres, additionnant les cadavres non identifiés reçus à l’Institut Médico Légal au nombre des disparus et même (!!!) à celui des Algériens transférés administrativement en Algérie après qu’ils eurent été arrêtés le 17 octobre. Il montre enfin qu’Einaudi a compté plusieurs fois les mêmes individus dont il orthographie différemment les noms…

Monsieur Hollande pouvait-il ignorer tout cela ? Si oui, la nullité ou l’aveuglement militant de ses conseillers laisse pantois.

 

Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?

 

- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).

- Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?

- En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.

 

Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de « noyés » auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!

 

Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :

- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.

- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.

- Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

 

Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!

D’autant plus que le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 »[3] [3], nous apprend que du 1° au 30 octobre 1961, sur les 90 corps de « NA » entrés à l’Institut Médico Légal, la plupart étaient des victimes du FLN.

Plus encore, pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, la plupart ayant péri dans la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Ainsi, au mois d’octobre 1961, sur les 34 cadavres de « N.A » retirés de la Seine ou de la Marne, notamment aux barrages de Suresnes et de Bezons puis conduits à l’IML, la quasi totalité étaient des harkis, des partisans de la France ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants. La police française n’est pour rien dans ces noyades.

 

François Hollande devra donc rendre compte au tribunal de l’Histoire car il a couvert de son autorité un mensonge, une manipulation, un montage grossier qui va être utilisé contre la France par ceux que son ministre de l’Intérieur a qualifiés d’ «ennemis de l’intérieur ».

 

Pour en savoir plus :

- Brunet, J-P., (2002) « Enquête sur la nuit du 17 octobre 1961 ». Les Collections de l’Histoire, hors série n°15, mars 2002.

- Brunet, J-P., (2008) « Sur la méthodologie et la déontologie de l’historien. Retour sur le 17 octobre 1961 ». Commentaire, vol 31, n°122, été 2008.

- Brunet, J-P., (2011) « Combien y a-t-il eu de morts lors du drame du 17 octobre 1961 ? ». Atlantico, 17 octobre 2011.

 

Bernard Lugan

17/10/12



[1][1] Voir à ce sujet le dossier spécial de l’Afrique réelle, novembre 2011 intitulé Pour en finir avec le mythe du « massacre » des Algériens à Paris le 17 octobre 1961.

[1][2] « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, Inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, Conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, Inspecteur de l’administration. En ligne.

[2][3] Voir l’Afrique réelle, novembre 2011.

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 08:00

"L'épisode n'est pas glorieux pour la ville. Il demeure cependant historique. Il est révélé par Patrice Lesueur, principale cheville ouvrière du Salon du livre ancien et moderne, qui se tient jusqu'à ce soir sous la halle. En 1940, deux des principaux instigateurs et acteurs de l'Action française, Charles Maurras et Maurice Pujo, ont trouvé refuge à Villefranche. « C'est de Villefranche qu'est partie la dépêche envoyée à l'agence Havas dans laquelle l'Action française indiquait se rallier au maréchal Pétain », indique le libraire villefranchois. Pourquoi Villefranche ? On sait que Maurras était Provençal. Ce qui est moins connu et que relève Patrice Lesueur, ce sont les origines de la mère de Pujo. « Elle était Aveyronnaise, avec des attaches à Villefranche et à Rignac ». Puis à Villefranche, habitait Jean Gazave dont la biographie porte les références suivantes : secrétaire général de la Ligue du Franc-or (en 1925), romancier, historien du Rouergue. Patrice Lesueur complète : « Jean Gazave faisait partie de l'Action française, mais comme il est décédé au début de l'année 1940, il n'a pas eu le temps d'être mouillé ».On se souvient surtout de Jean Gazave, dont une plaque est toujours apposée sur ce qui était sa maison, allées Aristide-Briand, comme d'un écrivain, auteur de plusieurs livres qui font référence. Patrice Lesueur cite ainsi un ouvrage sur le Rouergue, plusieurs fois réédité, ou encore « Romain Alpuech », un roman reconnu. Autre livre, paru en 1940 : « La terre ne ment pas », qui a aussi obtenu un gros succès littéraire. « Cette formule est connue pour être de Pétain, mais ce qu'on ne sait pas, c'est s'il l'a empruntée à Gazave, ou le contraire », note Patrice Lesueur. Cette présence de l'Action française à Villefranche peut surprendre, surtout qu'elle s'inscrit dans une époque où la ville connaît un fort mouvement littéraire plutôt progressif. On dirait de gauche aujourd'hui."

 

Source: www.ladepeche.fr   

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:00

 

A l'occasion du 21-Janvier, Constance (18 ans) et Alix (17 ans) nous expliquent les raisons de leur royalisme. L'Action française sait seule conjuguer royalismes de coeur et de tête. 

 

Source: rue89 .

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:00

La disparition inopinée de la tête de l'un des deux poilus du monument à la Victoire de la ville de Rouen, signalée lundi par une dépêche de l'A.F.-P., a suscité de nombreux commentaires désordonnés et futiles, de la part de vrais-faux "maurrassiens". L'Action française-Grand Sud-Ouest, elle, loin de crier au loup, a attendu des informations fiables avant de relater l'évènement. C'est ce que l'on appelle l'empirisme organisateur.

Monument_Victoire_Rouen.jpgLe monument à la Victoire de Rouen, oeuvre de Maxime Réal del Sarte (Photo D.R.)

Le facteur  du monument, érigé en 1926 à la gloire des morts à la Grande Guerre de Rouen, étant le sculpteur Maxime Réal del Sarte, fondateur des camelots du Roi, mais aussi ancien combattant ayant perdu un bras à la guerre, toutes les suppositions étaient possibles.

Bien entendu, à l'extrême-droite et chez les royalistes de salon, la piste "politique" était privilégiée. Des agités du bocal en étaient déjà à imaginer comment les choses s'étaient passées! Vain délire de la persécution!

On racontait également que l'un des deux poilus qui montent la garde auprès de la colonne représentait les traits de Charles Maurras. Il n'en est rien en réalité. Comme l'a démontré la communication sur Maxime Réal del Sarte au récent colloque sur Maurras et la culture, qui s'est tenu en 2009 à Paris, l'inspiration de Réal del Sarte dans ses compositions monumentales était résolument non-partisane.

Un amoureux du vieux Rouen, Philippe Aunay, a justement donné le point de vue des habitants: "Pour moi, (...) peu importe que ce poilu ait le visage de Charles Maurras, il représentait les soldats morts pour la France". C'est le bon sens même!

Aux dernières nouvelles, il ne s'agit nullement d'un acte de malveillance. Les conditions atmosphériques (gel persistant) ayant endommagé la statue, les services techniques de la ville de Rouen ont, à titre de précaution, déposé la partie endommagée, en vue d'une restauration ultérieure. La mairie a officiellement confirmé aujourd'hui cette version.

L'émotion autour de cet évènement montre l'attachement des Rouennais à leur patrimoine historique, architectural et culturel. Il pose surtout le problème du recensement et du classement par les pouvoirs publics des oeuvres d'art du sculpteur Maxime Réal del Sarte, toujours inachevés à l'heure où nous écrivons...

Espérons que cet incident incitera le ministère de la culture à se préoccuper de cette oeuvre qui fait partie, dans un grand nombre de villes et de villages de France, de nos lieux de mémoire.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 19:00


Programme du colloque sur
la levée de la Condamnation
de l'Action française

Paris, samedi 19 septembre 2009

Matinée

9 h: Accueil des participants;
9 h 30: Allocution inaugurale, par M. le Professeur Francis BALACE (université de Liège);
10 h: La Condamnation au regard du droit canon, par M. le Professeur Franck BOUSCAU (I.U.S.-P.X., Paris);
11 h: Le père Laberthonnière, de la condamnation à la défense de l'Action française, par M. l'abbé Guillaume de TANOUARN, assistant au supérieur général de l'institut de droit pontifical du Bon-Pasteur;
11 h 45: Jacques Bainville et la religion, par M. Christophe DICKES, journaliste;
12 h 30: Pause déjeuner;

Après-midi

14 h: Le pèlerinage de Robert de Boisfleury à Rome en 1937, par M. Philippe PREVOST, docteur ès-lettres, auteur de La Condamnation de l'Action française 1926-1939 (éd. La librairie canadienne, 2008);
14 h 45: Au sujet de l'impact international de la Condamnation de l'Action française, par M. le Professeur Olivier DARD (université de Metz);
15 h 45: A propos de l'Action française et la Belgique, par M. le Professeur Francis BALACE;
16 h 30: Synthèse et allocution finale, par M. le Professeur Olivier DARD;
17 h: Clôture du colloque.

Lieu du colloque: Maison de la D.R.A.C. 8 bis, rue Vavin, 75006 Paris. M°: Vavin ou Notre-Dame-des-Champs.
Participation aux frais: 20  €, tous frais d'inscription et de restauration compris.

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 09:00

Nicolas Kayanakis, « l’officier le plus diplômé de l’Armée française » (Paris-Presse dixit), est né en 1931, à Tunis, d’une famille grecque, implantée en Tunisie avant l’intervention française. Pendant ses études à Paris (Sciences po' et Sorbonne-Lettres), il dirige les étudiants d’Action française qui, de 1951 à 1954, enlèvent au parti communiste la maîtrise du Quartier latin et participent à la reconquête de l’U.N.E.F., alors syndicat étudiants unitaire. Mais en 1954, après Diên Biên Phu, Mendès abandonne l’Indochine à Genève. L’action politique lui apparait bien vaine. L’A.F.N. s’embrase. Il rejoint l’Armée d’Afrique, d’abord comme officier de réserve de l’armée de l’air, puis est intégré sur titres, en 1958, dans l’armée active.


Officier de sécurité aérienne à l’école de chasse de Meknès, il demande l’Algérie et rejoint au printemps 1956 la base opérationnelle de Telergma, dans le Constantinois. Détaché pour l’opération de Suez à la 3e escadre de chasse de Reims, il est envoyé en mission à Brindisi (Italie), en civil, et sous l’apparence d’un officier italien du 2e Bureau, il assure le passage vers Chypre des troupes métropolitaines et surtout des escadres françaises de chasse et de reconnaissance, - ainsi que les vols clandestins des avions et des pilotes français prêtés à Israël. Muté sur sa demande dans l’infanterie, il rejoint, en 1959, le 14e R.C.P. pour y commander en second la compagnie portée.


Dès 1959, il participe à la création des réseaux Armée-Nation. En 1960, en stage d’observateur-pilote à Dax il prend part aux préliminaires du putsch d’avril (il en fera le récit dans Derniers Châteaux en Espagne, à la Table Ronde), puis à l’action de l’O.A.S. dans le Sud-Ouest (sous le pseudo de Kakos). Arrêté en 1961, il s’évade trois mois après de Mont-de-Marsan. En cavale à Paris, il lance et commande l’O.A.S.-Métro jeunes (O.M.J.), dont les réseaux survivront des années à sa seconde arrestation en mai 1962.


Condamné à dix ans de rétention criminelle, perdant donc ses galons, il se voit alors assimilé à la promotion de Saint-Cyr Laperrine par ses camarades de cette promotion avec lesquels il avait fait son école d’infanterie. Nommé délégué des prisons par le C.N.R.-O.A.S., son action pour la fidélité au combat mené le fera muter de prison en prison dont il fera un tour de France : Fresnes et la Santé, Toul, Les Baumettes, Ré.


Libéré en 1966, il demeurera, auprès de Pierre Sergent (dit "Philippe"), membre du directoire du C.N.R.-O.A.S., chargé du bureau politique sous le couvert d’une agence de presse : Méditerranée Nord-Sud, fonctions exercées jusqu’à l’autodissolution du directoire en 1968.


Après sa libération, il est ingénieur en chef à la S.E.M.A. au département « direction intermédiaire », puis dirigeant libre d’entreprises généralement en difficultés. Successivement et parfois simultanément président, directeur général ou gérant de plusieurs sociétés industrielles, dans des activités aussi diverses que l’électronique, la mécanique, l’orfèvrerie, les matériaux de construction ou la verrerie (il sera ainsi administrateur de Daum), déployant en parallèle une activité de consultant ou d’ingénierie, il sera amené à implanter en Arménie soviétique une ligne industrielle mettant en œuvre une méthode innovante de fabrication du verre en première mondiale, marché « soufflé » aux spécialistes de Bohême.

(Notice biographique établie d'après celle parue sur le blogue http://kayanakis.blogspot.com/.)



Nicolas Kayanakis (1931-2008). (Photo D.R.)


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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 08:00

On lira ci-après l'avis de décès de Nicolas Kayanakis, ancien secrétaire général de l'Action française après la dissidence de R.N.:

"Mme Nicolas Kayanakis,
"son épouse,

"Mme Anne Kayanakis,
"Mme Mahaut Kayanakis,
"Chef de bataillon et Mme Raphaël Guillaumin,
"Baron et Baronne Charles-Henri Daru,
"M. et Mme Renaud Kayanakis,
"M. Carl Kayanakis et Mlle Angela Paladino,
"Mlle Alexìa Kayanakis,
"ses enfants,

"Marion,
"Guillaume,
"Clément, Constance et Marie,
"Pauline, Louis et Gonzague,
"Flore et Nicolas,
"ses petits enfants,

"ont la tristesse de faire part du rappel à Dieu de

"Nicolas Kayanakis
"Croix de la Valeur Militaire
"Docteur ès lettres

(photo D.R.)

"le 6 octobre 2008.

"La messe de funérailles sera célébrée le
"vendredi 10 octobre 2008, à 11h00,
"en l’église Saint Germain de l'Auxerrois,
"2, place du Louvre (Paris Ier),
"suivie de l’inhumation au cimetière de Saclas (Essonne)."

Né en 1931 en Tunisie d'un père Français d'origine crétoise et d'un mère Sicilienne, Nicolas Kayanakis, après avoir étudié à l'institut d'études politiques (I.E.P.) de Paris, milité à l'Action française dans le sillage de Pierre Boutang et être devenu secrétaire général des étudiants d’A.F., s'engagea dans l’armée de l’air puis fut versé dans l’Armée de terre, pour défendre l'appartenance française de l'Algérie.  Sur le terrain, il devait notamment commander en second le 14ème régiment de chasseurs parachutistes (R.C.P.).

Il prit part aux événements d’Alger puis fut placé à la tête du réseau "O.A.S.-Métropole Jeunes". A ce titre, il eut à subir une première arrestation en 1961. S'étant  évadé, Nicolas Kayanakis fut contraint de vivre dans la clandestinité jusqu’à sa seconde arrestation, l'année suivante. A sa libération de prison en 1966, il publia un roman intitulé Derniers Châteaux en Espagne (éd. La Table ronde) dans lequel il livrait le fruit de ses méditations. Puis, il entama une carrière de consultant international auprès d’entreprises en difficulté.

Après avoir pris une retraite méritée, en 1997, il soutint à à l'I.E.P. une thèse d’histoire sur l’Action psychologique de l’Armée française en Algérie, axée sur l'importance des sections administratives spécialisées (S.A.S.), dont il publia la quintessence dans Algérie 1960 : la victoire trahie (éd. Atlantis). On peut dire de ce grand ouvrage qu'il constitue son testament spirituel.

De 1998 à 2001, il exerca les fonctions de secrétaire général puis de vice-président du Mouvement d’Action française, sous l'autorité de Pierre Pujo, président du Comité directeur. Période qui coïncida avec un renouveau du militantisme raisonné. Ces dernières années, il avait également collaboré à la revue Les Épées.

La fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest, qui l'avait reçu à Bordeaux en 2001, s'associe à la tristesse de sa famille dans ce deuil cruel pour elle et pour l'Action française.

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publié par la Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F. - dans Notre mémoire
1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 00:00

Nous reproduisons ci-dessous l'article nécrologique que Michel Fromentoux, rédacteur en chef de L'Action Française 2000, membre du Comité directeur de l'Action française et directeur de l'Institut d'Action française, a publié dans le numéro 2753 du Journal à la triste occasion du décès à Bordeaux de maître Antoine Murat, avocat d'Action française et membre honoraire de son Comité directeur. Pour sa part, la fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F. et son délégué adressent à sa famille l'expression de leur douleur de cette grande perte et l'assurent de leurs prières pour le repos de l'âme du défunt. Requiescat in pace.



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publié par la Section de Toulouse - dans Notre mémoire
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 08:00

On nous prie d'annoncer qu'une messe pour le repos de l'âme de Henri Gept, ancien président de l'Union royaliste du Midi-Pyrénées (U.R.M.-P.), aura lieu le dimanche 18 mai 2008, à 10 h 30, en l'église Notre-Dame-de-La-Dalbade. La section reconstituée de Toulouse sera représentée.

 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Notre mémoire
13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:00
Il est important de se souvenir des évènements qui ont marqué l'histoire contemporaine de notre Pays: faute de les avoir bien compris, on ne peut rien expliquer à la suite. Le 13-Mai est, ô combien, de ceux-là. Parce qu'il marque la mutation dans la continuité du Système démocratique, de la IVème à la Vème Républiques, dont nous souffrons toujours. Parce qu'il est à la base de la politique cynique de mensonges, de trahisons et d'abandon de De Gaulle. Enfin, parce qu'il voue le peuple à un esprit de jouissance matérielle, que le maréchal Pétain avait déjà qualifié une des causes de notre défaite de 1940.
 
L'Anti-France, elle, célébre ces jours-ci d'autres évènements, ceux de mai-juin 1968. Qui ne voit qu'ils sont le fruit des réformes pédagogiques incessantes des ministres gaullistes de l'éducation nationale, qui se flattaient sans réfléchir de la massification de l'enseignement secondaire, puis supérieur? L'esprit technocratique de l'époque, dans la "mystique du Plan", prétendait appporter comme solutions aux problèmes que créait ce phénomène en trompe-l'oeil des crédits supplémentaires de construction et d'équipement, sans voir que la course démagogique au diplôme pour tous finit par susciter des exigences nouvelles de la part du peuple, peu en rapport avec les possibilités économiques et avec ses capacités intellectuelles.
 
Mais la politique de mensonge menée sciemment par De Gaulle en Algérie, qui consista, au prix de souffrances humaines indicibles, à se débarrasser de ce qu'il considérait comme un boulet à une politique de grandeur française a durablement semé dans l'esprit de la jeunesse la croyance que le respect de la parole donnée, l'honneur, le patriotisme étaient des valeurs désuètes, qu'il  convenait de dépasser par un hédonisme de privilégiés. La croissance permettait ce recul de l'esprit public, qu'aucune institution, ni Monarchie, ni Eglise, ni Université, ni professions, n'était en mesure d'enrayer. Cela dit, il semble sage de tempérer les conséquences de cette poussée révolutionnaire. Le réel, la nécessité de rentrer dans le rang a rattrapé les soixante-huitards. Les défaites qui précédèrent immédiatement cette poussée (vote de la loi Neuwirth) ou qui s'ensuivirent (réformes du code civil, dépénalisation de l'avortement etc.) sont bien le fruit du Régime et de sa profonde novicivité. La République c'est le mal, disait Maurras, la République c'est la mort!



 
Un demi-siècle après le 13-Mai, nous devons reconnaître que, si les conditions politiques et morales ont changé, la situation de notre patrie ne s'est guère améliorée, en dépit de toutes les initiatives associatives ou électorales venues du pays réel. La Vème République est à l'agonie, et avec elle son personnel. On ne remarque plus qu'un attachement superstitieux à la démocratie, entretenu par les mass-médias, mais cet attachement est tout de surface. Que surviennent des choses graves, par exemple une guérilla urbaine à l'image de celle de 2005, et les Français, comme après mai 68, passeront naturellement au camp de l'Ordre! A nous seuls de faire en sorte que celui-ci ne soit pas incarné par un parti politique républicain, quel qu'il soit, mais constitue un changement authentiquement favorable à la France.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 09:00

On nous prie d'annoncer qu'une messe pour le repos de l'âme de Henri Gept, ancien président de l'Union royaliste du Midi-Pyrénées (U.R.M.-P.), aura lieu le dimanche 24 février 2008, à 10 h 30, en l'église Notre-Dame-de-La-Dalbade. La section reconstituée de Toulouse sera représentée.

 

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Nos Principes Élitistes-Populaires Et Ce Que Nous Offrons: "du Sang, De La Sueur Et Des Larmes" (Churchill, Qui N'était Pas D'a.f.)