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Pour En Savoir Plus Sur Nous...

  • Section de Toulouse-Languedoc d'Action française
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.

Pas d'exclusive chez nous... sauf contre l'Anti-France!

Tout ce qui

est national

est nôtre.

Le Duc d'ORLEANS.

Vous Cherchez, Nous Trouvons!

"Que faire?" La réponse de Maurras!

"Pas de doctrine

sans action,

pas d'action

sans doctrine!"

(MAURRAS)

 

Archives Militantes De L'action Française-Toulousain Depuis 2007!

18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 08:00

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Nos idées politiques d'Action française Politique intérieure Politique religieuse
16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 08:00
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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 09:00
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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 09:00

Fortement ancrées dans leurs provinces, les différentes sections locales de l'Action française-Grand Sud-Ouest poursuivent en permanence une réflexion sur l'avenir de celles-ci dans la Démocratie. Ennemies de tout racisme identitariste ou social, elles savent allier au souci de conserver le meilleur de nos traditions le réalisme propre à notre école de pensée.

Préserver un état d'esprit typique et un mode de vie actuel, conserver une agriculture et une industrie de proximité rémunératrices, dans un Régime qui favorise le cosmopolitisme, n'est pas, on s'en doute, chose aisée; pourtant, certains territoires nous indiquent des solutions garantissant notre indépendance vis-à-vis de la République.

L'exemple de la Vendée, territoire à la personnalité fortement marquée par l'histoire dans un sens contre-révolutionnaire est à cet égard significatif. Comment elle réagit, pour en tirer parti sans renier son appartenance française, à la pseudo-décentralisation de MM. Hollande et Valls, conçue pour faire des économies et plaire à Bruxelles, doit servir de modèle à nos petites patries.

Nous proposons donc à la méditation de nos fidèles lecteurs de plus en plus nombreux l'article suivant qui montre, en dépit de points de vues particuliers à leurs professions, l'avis d'animateurs qualifiés du pays réel vendéen.

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

"L’avenir de la Grande Vendée, ce territoire informel qui mord notamment sur le Bocage bressuirais et le Choletais, sera au cœur d’un colloque proposé lundi prochain, à Mauléon (Deux-Sèvres). Pdg de Système U, Serge Papin plaide pour une cohésion autour de ce bassin de vie, chargé d’Histoire.

Q. - En quoi la notion de Grande Vendée est-elle opportune, aujourd’hui, à vos yeux ?

Serge Papin : « En observant l’évolution de la structuration de la société française, en matière d’urbanisation, on constate que l’empreinte rurale du pays s’estompe petit à petit. Ce qui fédère, ce ne sont plus les régions ou les départements, mais plutôt les grandes métropoles. Les territoires qui n’en ont pas peuvent s’en sortir avec le tourisme. Mais si cette dimension est absente, la population y est en recul. La chance de la Vendée est précisément d’avoir une cohérence départementale. L’absence d’une grande ville est finalement une opportunité qui permet d’avoir un développement plus global, qui peut dépasser les frontières administratives. Le Bocage vendéen, au fond, englobe le Choletais et une partie des Deux-Sèvres. »

Q. - Les liens historiques trouvent-ils encore une traduction concrète, de nos jours ?

« La mentalité d’un Bressuirais est proche de celle d’un habitant de La Châtaigneraie qui, lui, se retrouvera moins dans celle d’une personne de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Il y aurait intérêt à rapprocher concrètement ces différents territoires et à faire émerger la Grande Vendée. Il faudrait que des élus, des chefs d’entreprise, prennent le leadership de cette démarche pour s’affranchir des frontières administratives. Demain, nous serons en compétition contre Barcelone, Cologne ou d’autres… Ce sont des pôles, que nous n’avons pas ici. On aurait intérêt à rendre cohérent cet ensemble de 700 000 habitants. »

Q. - L’esprit vendéen est souvent évoqué, comme gage de succès. Comment le définiriez-vous ?

« Il se traduit par une identité forte et par des habitants qui ont cette volonté de maîtriser leur destin. On compte sur nous, pas sur les autres. C’est dans l’inconscient collectif. Les racines de cet état d’esprit remontent à l’époque post-révolutionnaire, durant laquelle la Vendée a été maltraitée par la République. Ces valeurs de solidarité viennent de là. »

Q. - Il est souvent question du miracle vendéen, au niveau économique. Celui-ci trouve un prolongement, notamment en Bocage bressuirais et dans le Choletais (NDLR : un taux de chômage d’environ 7,5 %). Comment l’analysez-vous ?

« L’explication réside dans le tissu d’entreprises, riche, et dans une main-d’œuvre de qualité. Il faut aussi noter l’implication des salariés. Le capital de Fleury-Michon, que je connais bien, est en partie détenu par des salariés. J’ai en mémoire l’action des salariés de l’entreprise Gautier, qui avaient fait grève pour obtenir la réintégration de leur patron, Dominique Soulard. On a un terreau, un état d’esprit intéressant, qu’il faut cultiver. Ce n’est pas du paternalisme, mais un pacte social non formalisé qui permet d’être compétitif. »

Propos recueillis par Fabien GOUAULT

Le colloque « Quel avenir pour la Grande Vendée » aura lieu lundi 5 décembre, à 18 heures, salle de la Passerelle à Mauléon. Il est proposé par le Centre d’échanges et de réflexion pour l’avenir. En l’absence de Serge Papin, retenu par des obligations professionnelles mais qui interviendra par l’intermédiaire d’une vidéo, la soirée sera marquée par les témoignages d’entrepreneurs tels qu’Aude Moreau et André Liebot. Esther Dubois (lire ci-dessous) livrera leur expertise. L’artiste Yannick Jaulin (lire ci-dessous) sera également présent.

Tarif : 10 € pour les non-adhérents au CERA. Réservations via www.le-cera.com

« La Grande Vendée, c’est un peuple libre et rebelle »

Proximité et solidarité sont deux des atouts de la Grande Vendée, selon l’urbaniste Esther Dubois qui interviendra lors de la conférence du 5 décembre. Parmi tous les intervenants qui prendront la parole lundi prochain à Mauléon, un seul n’a pas d’attaches dans cette région de la Grande Vendée qui sera au cœur des débats. Il s’agit de l’urbaniste parisienne Esther Dubois qui travaille depuis une trentaine d’années sur la question des territoires. Parmi ses nombreuses fonctions, elle est experte auprès du Comité mondial pour les apprentissages tout au long de la vie et membre du comité de pilotage « territoires apprenants tout au long de la vie ». 

Impressions de Vendée

« Je ne connais pas la Vendée, je vais apporter un regard extérieur. Mais j’ai travaillé sur le sujet, bien sûr, et j’ai en tête l’image d’un territoire qui repose sur deux fondamentaux : la famille et un système de valeurs au centre duquel il y a l’esprit de responsabilité. Il ne considère pas que l’État est le sauveur, il se prend en charge lui-même. Il s’appuie sur les notions de bien commun et d’intérêt général. J’observe aussi que son économie se développe grâce à la filière de l’apprentissage. »

Le poids de l’histoire

« La mort a été très présente sur ces terres lors des guerres de Vendée. C’est pour cette raison précisément que la réactivité y est plus forte. Ce territoire a tiré sa force de sa fragilité. Cette démarche intime l’a rendu plus fort pour s’en sortir. A une époque où on a voulu organiser cette région malgré elle, les habitants se sont mobilisés. C’est un peuple libre et rebelle. Le recours a été la solidarité et c’est encore vrai aujourd’hui. Au lieu de se positionner comme la grande métropole de Nantes, il joue la carte de la proximité. Proximité que l’on retrouve aussi au sein de l’entreprise entre le patron et le salarié. Autre fait intéressant, ce territoire est une œuvre commune dont chacun est l’auteur. L’innovation repose sur le partage des usages et des règles de conduite. »

Quel avenir ?

« La révolution numérique ne leur fait pas peur. Ils sont dans autre chose que certains appellent la révolution quantique, c’est-à-dire celle du discernement. Une révolution intérieure en quelque sorte. Comment fait-on pour grandir ? Quelles énergies pour demain ? Ce sont ces questions qui sont au cœur du territoire. Les réponses, il les trouve dans la proximité car c’est elle qui va faire monde. Et en même temps, il se crée sa propre géographie en ouvrant ses frontières tout en se démarquant de la mondialisation. La grande question qui se pose concernant l’avenir de la Grande Vendée, c’est comment elle va se positionner par rapport aux nouvelles grandes régions et aux métropoles. Mais je crois qu’elle a les moyens de réagir comme elle l’a déjà prouvé par le passé. »

Entretien : Gabriel BOUSSONNIÈRE

Yannick Jaulin, qui a de profondes racines vendéennes, puisqu’il est né à Aubigny, interviendra au colloque sur la Grande Vendée, lundi, à Mauléon. L’artiste conteur estime qu’avec le social et l’économie, la culture est le troisième levier à actionner pour développer les territoires ruraux. Fort de son expérience à Pougne-Hérisson (dans les Deux-Sèvres), avec le Nombril du Monde, il viendra partager son expérience. « Car, derrière la fantaisie, c’est bien cette idée de développement du territoire à travers une économie viable qu’il y a », indique-t-il.

Et d’ajouter : « La Vendée, pays né de guerres successives, est un territoire qui va bien au-delà des frontières administratives. À nous de les dépasser et de nous réunir autour de ce qui nous rassemble. C’est bien plus important que ce qui nous divise. Et c’est encore plus vrai à l’heure de la grande région Nouvelle Aquitaine : le Bocage est résolument dans un esprit vendéen et se réclame de la Grande Vendée. Il est bien plus tourné vers la région nantaise que vers Biarritz. »

Yannick Jaulin viendra également nourrir sa curiosité. « Je veux aussi voir ce que les autres en disent et comment les Vendéens se perçoivent. Car les Deux-Sèvres aussi pourraient avoir à se poser la question de son identité. »

Source: Le Courrier de l'Ouest, 3 décembre 2016.

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique économique et agricole Politique intérieure Vie locale
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:00

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française prend acte avec satisfaction du résultat du référendum britannique du 23 juin 2016 sur l'appartenance à l’Union européenne. Le peuple anglais a fait le bon choix, reste à espérer que ses politiciens sauront le respecter. Puisse cet acte politique historique susciter chez d'autres peuples la volonté de récupérer leur liberté enchaînée à Bruxelles!

Forte de sa longue expérience politique militante, l’Action française-Grand Sud-Ouest s'oppose néanmoins fermement à ce qu'il y ait référendum en France, et ce, pour plusieurs raisons.

Un référendum, c'est une solution de facilité pour les partis: cela sert de soupape de sécurité au Régime, tout comme les élections sans enjeu, ainsi les européennes.

De plus, la Démocratie, en France, ne suit jamais la volonté du Peuple, même, comme lors du référendum du 29-Mai 2005, elle s'est exprimée nettement.

Alors que la classe politique anglaise est réaliste, la française est idéologue. Le Régime est une religion antinationale, cosmopolite et humanitaire, ce que n'est pas la monarchie anglaise, fruit d'un compromis entre les forces sociales et politiques.

Dans ces conditions, il n'est pas souhaitable de donner dans un panneau menant à une impasse. La seule solution, c'est le recrutement sélectif et la formation sérieuse d'une élite nationaliste qui emmènera le reste du Peuple sur les chemins de la liberté.

Pour sortir de l'Europe, - et nous en sortirons! - il faudra prendre le Pouvoir! Cela ne se fera vraisemblablement pas par des élections. On ne fera pas l'économie du coup salvateur!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional,

signé: GAILLERE

Le discours historique et responsable de Nigel Farage, le chef du parti United Kindom Independance Party (UKIP), qui tacle avec humour la majorité européiste du "parlement" de Strasbourg après le référendum du 23-Juin 2016: "You're not laughing now, are you?!"

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publié par la Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française - dans Politique étrangère Politique intérieure
15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 08:00

Problèmes de personnel à recaser, susceptibilités locales, parc immobilier encombrant. Tels sont les quelques problèmes engendrés par la récente décentralisation économique voulue à marche forcée par le gouvernement.

C'était à prévoir! Conçue pour créer des régions "de taille européenne", elle ne tient pas compte de l'Histoire, de l'avis des populations, du tissu provincial de la France, infiniment plus petit que celui des länder allemands, par exemple.

Si l'on ajoute à cela le gaspillage des deniers publics, traditionnel en Démocratie, on obtient un coquetèle détonnant en temps de crise économique et de déficit galopant! Mais les princes du Système qui nous gouvernent s'en soucient comme de leur première voiture de fonction!

Pour en sortir, il faudra bien revenir à un Régime qui prenne en considération les facteurs essentiels de la vie locale énumérés plus haut, autrement dit la Monarchie décentralisée, où un Etat fort dans ses prérogatives régaliennes s'accommode de larges autonomies et libertés à la base. Les Français sauront-ils renoncer à leurs préjugés idéologiques pour faire triompher leurs intérêts légitimes? Là est la question!

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

http://www.lefigaro.fr/politique/2016/01/14/01002-20160114ARTFIG00089-nouvelles-regions-le-casse-tete-de-la-reorganisation-administrative.php

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure Vie locale
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 18:00

On lira ci-dessous un article bien informé, quoiqu'issu de la Presse de Gauche la plus complice avec le capitalisme voleur, sur l'inexorable décadence d'un groupuscule traditionaliste pseudo-politique, concurrent (à Paris) de l'Action française, et qui prétendait rien moins que prendre la tête de l'ensemble des forces contre-révolutionnaires en France (ce qui est une ambition pour le moins limitée!). Son duce, placé par la fraternité Saint-Pie-X à la tête des catho-tradis français, n'était même pas de notre Peuple, étant un ancien "libraire" belge connu pour ses opinions politiques "folkloriques" et germanisantes! C'est un peu, chose singulière, comme s'il n'y avait, dans les cénacles tradis, aucune personnalité française de marque, qui ait la confiance de la F.S.S-P.-X pour diriger en leur nom leur "politique séculière"!

"Pas d'action sans doctrine" (Maurras)

Ces va-t'en-guerre-civile avaient juste oublié une hypothèque, qui les a finalement rattrapé: leur cléricalisme conformiste, pendant religieux de l'électoralisme à courte vue que pratique, entre autres, la façade parisianiste de l'A.F. Le caporalisme est bon pour les armées immobiles, en politique seul compte le succès!

Or, comme l'électoralisme, le cléricalisme consiste à supporter aveuglement une unique équipe, fut-elle toujours vaincue et composée de bras cassés, - à suivre, en automate décervelé, toutes les consignes du club, même si les dirigeants sont douteux, - à encenser l'entraîneur, même notoirement incapable! "Pas d'action sans doctrine", prévenait pourtant Maurras! Il faut croire qu'il a parlé à des sourds! A vouloir faire du maurrassisme sans intelligence politique, il arriva ce qui devait arriver: moins de quatre ans après, comme pour les racisto-identitaristes, le décor à la Potemkine craque, ne laissant voir que le vide sidéral de leur espace politique!

Etre hardiment nationaliste et (contre-)révolutionnaire

La politique a une logique interne implacable: Quand on fait la politique du chien crevé au fil de l'eau, suivant mollement la force du courant, quelle que soit d'ailleurs sa direction, pourvu seulement qu'elle fasse mousser d'insipides pions de collège (ou des chéfaillons de camp boy-scout survoltés), on finit tôt ou tard par s'échouer, - plutôt que de remonter courageusement à contre-courant avec ses seules forces - et non à rebours, lol!

Ce lamentable exemple, qui fait perdre du temps à une Contre-Révolution nationale pourtant nécessaire, montre qu'en politique, on ne gagne qu'avec ses seules forces, qu'en faisant de la force avec ses propres idées. Encore faut-il, bien entendu, qu'elles soient vraies et vérifiées, pas une contrefaçon bien-pensante, ou paternaliste, ou royaliste de Gauche de l'A.F. (ou les trois à la fois)!

Il faut être hardiment nationaliste et (contre-)révolutionnaire, ce qui est différent de brailler des slogans incompréhensibles à la masse, sorte de private jokes pour initiés (c'est le cas de le dire)! Etre de son temps, comme nous l'écrivions récemment (http://af-aquitaine.over-blog.com/2016/04/la-devise-de-l-action-francaise-grand-sud-ouest-ne-pas-s-adapter.html ), c'est tenir compte du réel, dans toute sa pauvreté, et y adapter ses objectifs, c'est comprendre et aimer l'univers mental et parler la langue politique de ses contemporains, pas une autre du XVIIème siècle, pas la langue d'une autre classe! La politique exclut ces archaïsmes.

Certains attardés feraient donc bien (ou pas) de méditer cet exemple parlant, qui est si proche de leurs déviations. Etre un chef, c'est autre chose que de dire, comme un simple sous-off' de cavalerie, "En avant! en avant!" , sans savoir où l'on va, ni vouloir aller autre part qu'à un bon gueuleton payé par les cotisations de braves gens. C'est autre chose que de raconter de soporifiques souvenirs d'anciens combattants anticommunistes d'extrême-Droite des années 70, reconvertis dans l'idolâtrie du kagébiste Poutine, tout en écoutant du Wagner, du Michel Sardou ou du Jean-Pax Méfret à fond! C'est autre chose que de se la jouer "mytho" en collant d'insignifiants autocs et affiches aussitôt recouverts par les sociétés de concerts!

Etre un chef, mode d'emploi

Etre un chef, c'est accepter à vie de lourdes responsabilités! C'est ne pas les rejeter quand la ligne du Mouvement a cessé de plaire! C'est faire preuve de plus de volonté et d'intelligence que le militant lambda (ou que le bourge ou le flic moyens). C'est obéir même à des ordres ineptes, s'ils viennent d'une autorité légitime! C'est incarner à notre tour la légitimité de l'Action française, non en dépositaires passifs, non en fondés de pouvoir de la bourgeoisie la plus étroitement conservatrice (car nous ne sommes liés à aucune classe, à aucune confession, à aucune courtisanerie), mais en créateurs.

La Contre-Révolution, comme tout mouvement, se prouve en marchant. Elle nécessite une avant-garde, une aile marchante. Ici, à la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, dirigée depuis quinze ans par le Délégué régional Gaillère, nous avons un certain nombre de ces vrais chefs, cadres actifs, persévérants, authentiques et sûrs de la Contre-Révolution! Qui peut en dire autant, en province ou à Paris?

Tirer des leçons des échecs

Les leçons de cette débâcle supplémentaire des faux réactionnaires et vrais régimistes sont claires: L'activisme stérilise; l'extrême-Droite en France n'engendre que l'échec: y toucher, c'est périr! La formation d'une élite victorieuse ne se fait pas sans discipline de pensée.

Mais les plus conscients des nationalistes comprendront à ce nouveau signe que seule la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, fondée par Pierre Pujo et demeurée intégralement fidèle, elle, à son exemple et à ses leçons, est la seule organisation royaliste active, non seulement dans la grande région mais encore sur le plan national, à maintenir inventivement la doctrine de Maurras, Bainville et Daudet et sa méthode scientifique et rationnelle! Ne vient-elle pas, il y a quelques heures, de montrer encore une fois sa résolution, sa cohésion, son enracinement et sa force militante sur le terrain en organisant la fête nationale de Jeanne-d'Arc 2016 dans nos quatre métropoles: Bayonne, Bordeaux, Toulouse et Pau? Politique d'abord!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.liberation.fr/france/2016/05/06/la-chute-de-la-maison-civitas_1451009

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure Politique religieuse
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 19:00

L'Action française-Bayonne & pays basque est informée que l'effigie de l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, actuellement en déplacement à Rome, a été brûlée en place publique à Saint-Jean-de-Luz, lors du traditionnel carnaval de San Pantzar, devant une population basque d'abord ébahie, puis indignée et blessée dans ses sentiments religieux profonds.

Ces débordements intolérables, tacitement cautionnés par la municipalité et ouvertement par le Pouvoir socialiste, représenté par un de ses apparatchiks, n'ont pas été aussitôt réprimés par la Police, pourtant présente sur les lieux.

De tels faits sont abjects, tant en période d'état d'urgence qu'en temps normal, alors qu'il faudrait plutôt unir nos concitoyens autour du Drapeau français, qui ne demandent d'ailleurs que cela. Voilà un bien mauvais coup porté au Pays! Il rappelle les plus méprisables épisodes de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat, il y a un siècle, qui avaient donné lieu à des incidents au pays basque: il n'y a pas lieu de s'en féliciter comme d'un progrès!

L'anticléricalisme maçonnisant, opium dispensé par les politiciens parvenus au Peuple à qui ils refusaient des lois sociales, était très à la mode sous la IIIème République; il n'est plus de saison aujourd'hui. Le premier ministre Valls, qui se veut disciple de Clemenceau, n'a pas médité la leçon que ce laïcard impénitent avait retenu de la Séparation: "On ne déclenche pas une guerre civile pour quelques chandeliers d'autel!" Quand on se choisit un aussi grand ancêtre, il vaut mieux se montrer à sa hauteur! Mais il est vrai qu'au moment où on détricote la législation du travail, il faut trouver, coûte que coûte, des épouvantails! Il est seulement un peu facile que l'on attaque systématiquement l'Eglise catholique (qui, avec nos Rois, a fait de la France ce qu'elle est), plutôt que, par exemple, la loge locale à laquelle appartiennent des gens en vue!

Indépendamment de l'opinion que chacun peut porter sur l'ecclésiastique en question, sur ses options et ses combats, qu'il n'est pas du rôle de l'Action française de juger, il y a là une atteinte grave à la paix religieuse de la France qui mérite d'être notée. Ces attaques anticléricales d'un autre âge donnent aussi à penser que les prises de position des évêques vigoureusement catholiques gênent considérablement, par leur indépendance, le Pouvoir républicain, ou alors que notre situation générale est si calamiteuse, à l'intérieur comme à l'extérieur, qu'il faille une aussi grossière diversion pour tromper les citoyens. En tout cas, la section de Bayonne & pays basque, en accord avec les autres sections de la Fédération, met en garde les pouvoirs publics contre la répétition de ces faits ici ou ailleurs dans le Grand Sud-Ouest. Elle ne les laissera pas passer.

Le rôle du Gouvernement est d'unir les citoyens, pas de les opposer entre eux pour des raisons idéologiques ou religieuses. Evidemment, il est commode de jeter en pâture à l'opinion publique un homme d'Eglise, plutôt que les princes impuissants qui nous gouvernent! Cette solution de facilité ne trompe personne sur la fragilité du Régime démocratique. Une fois de plus, la Démocratie montre son incompatibilité foncière avec la France, comme avec la Religion. Entre les deux, il faudra bien choisir un jour.

La section de Bayonne & pays basque de l'Action française, à laquelle s'associent la section de Pau & Pyrénées, celles de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc et la fédération Grand Sud-Ouest, exige du préfet des Pyrénées-Atlantiques:

1° La dissolution immédiate de l'association responsable de l'organisation de cette mascarade, pour cause de trouble à l'ordre public;

2° La dissolution immédiate du conseil municipal, pour manquement grave à ses devoirs;

3° Le remplacement immédiat du commissaire de police, pour cause d'incompétence.

Telles sont les mesures rigoureuses qu'un gouvernement normal et des fonctionnaires patriotes prendraient sans tarder, pour préserver la paix publique en période d'état d'urgence, et même en temps normal. Cela ôterait l'envie à d'autres anticléricaux de village, de bureaux ou de robe d'imiter ce déplorable exemple retardataire donné en spectacle au monde!

A.F.-Bayonne & pays basque

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/22/01016-20160222ARTFIG00124-l-effigie-de-l-eveque-de-bayonne-brulee-en-place-publique-lors-d-un-carnaval.php

http://www.sudouest.fr/2016/02/22/saint-jean-de-luz-une-caricature-de-l-eveque-de-bayonne-brulee-lors-du-carnaval-2280103-4383.php

Ici, Sud-Ouest essaie de désamorcer maladroitement la polémique qui enfle!

http://www.sudouest.fr/2016/02/23/la-fausse-polemique-du-carnaval-luzien-2281513-4099.php

Faible mobilisation de part et d'autre pour la manifestation du 8 mars:

http://www.sudouest.fr/2016/03/08/pro-et-anti-eveque-de-bayonne-face-a-face-2294772-4018.php

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse Politique intérieure
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 09:00

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque prennent connaissance avec douleur des attentats terroristes commis hier, vendredi 13 novembre 2015, à Paris et à Saint-Denis. C'est la première fois, depuis vingt ans, que la France est aussi durement touchée au cœur. Il s'agit bien, comme le dit justement le président de la République, d'un "acte de guerre", d'une nouvelle forme de guerre entre Etats et groupes terroristes qui requiert des solutions nouvelles que la législation ordinaire ne permet pas en l'état.

Les mesures prises par les pouvoirs publics (la proclamation de l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire et la fermeture des frontières) sont exactement celles qu'il fallait prendre. Un Roi n'aurait pas mieux fait... Reste que nos moyens en hommes et en matériel sont loin d'être suffisants. Un effort budgétaire supplémentaire doit être consenti par la Nation en dépit des difficultés économiques. La vente des locaux militaires et des administrations qui peuvent servir à la logistique des opérations de guerre, non seulement en Ile-de-France mais aussi dans le reste du Pays, doit être immédiatement arrêtée. Logiquement, pour faire face à cette situation exceptionnelle, le rétablissement du service militaire (qui n'est que suspendu) s'impose: François Hollande peut en cela s'inspirer de la louable et patriotique fermeté des ministres socialistes de la IVème République (Guy Mollet, notamment), qui n'hésitèrent pas à faire appel au contingent pour défendre l'Algérie française.

Pour les royalistes d'Action française, le moment présent n'est plus à combattre la République, mais, dans le cadre d'un compromis nationaliste entre les deux France que l'Action française-Grand Sud-Ouest appelait de ses vœux dès cet été ( http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/07/la-patrie-en-danger-l-action-francaise-bordeaux-pour-un-compromis-nationaliste-entre-les-deux-france.html ), à soutenir, sans arrière-pensées, le président de la République et le Gouvernement français dans leur répression du terrorisme et des incitations à la haine entre citoyens, d'où qu'elles viennent. Il n'est pas possible de laisser l'Unité française, œuvre de nos Rois, se briser alors qu'elle est plus que jamais nécessaire.

Pour que vive la France, il faut l'Union nationale.

Pour la Fédération:

Le Délégué régional de l'A.F. dans le Grand Sud-Ouest,

Vincent GAILLERE

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 09:00

On le sait: Il ne peut y avoir de Presse sans argent. Cela est si vrai que L'Humanité a été fondée par douze financiers israélites (historique). Malgré les hold-ups de la pseudo-Libération, où la grande Presse a littéralement dépouillé de ses biens ce qui existait de Presse libre, nationale et régionale. Il s'en est suivi un appauvrissement de la liberté d'expression, car spécialement en province où une pluralité de titres subsistait, on n'a plus entendu qu'une seule voix, organe du politiquement-correct de la Finance anonyme et vagabonde dont le Pouvoir est le bras armé. Mais on suppose que M. Jean Viansson-Ponté, le patron actuel de la Presse quotidienne régionale, trouve ça très bien, lui qui aime "chasser en meute"!...

Un autre aspect a été de mettre la Presse nationale dans la main de l'Etat qui finance, par un fonds spécifique, son déficit structurel. Inutile de dire qu'on ne peut, dans  ces conditions, être objectif, voire "d'opposition nationale", et tendre la sébille. Ce déficit est dû à la perte de son lectorat au profit, soit de l'abstention pure et simple, soit, en partie, des sites internet comme L'Action Française Aquitaine (http://af-aquitaine.over-blog.com) et L'Action Française Toulousain (http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com), tous deux édités, dans la ligne définie par Pierre Pujo, depuis une décennie par la fédération Grand Sud-Ouest de l'A.F. Certes, mais cette perte ne serait-il pas le fruit de l'exaspération des Français qui finissent par comprendre que la presse n'est que la voix de son maître ploutocratique et oligarchique? Cette question-là, dans une période où Rothschild possédait encore récemment l'impertinente et officielle Libération, on se garde bien de la poser!

Un chiffre, officiel, résume bien la situation; le nouveau est que, dans la liste des heureux élus, on trouve un quotidien se disant contre-révolutionnaire, "catholique et français toujours", et philo-maurrassien! Cela démontre par l'absurde l'étendue du mal. Qu'on en juge:

"L'an passé, quatre quotidiens nationaux se sont répartis au total 9,1 millions d'euros au titre des aides au pluralisme: L'Humanité (3 075 673 euros), La Croix (2 928 932 euros), Libération (2 903 366 euros) et Présent (226 888 euros)."

Sans commentaires, n'est-ce pas?

Source: http://www.lefigaro.fr/medias/2015/11/03/20004-20151103ARTFIG00255--minute-bientot-prive-d-aides-publiques.php

Sur la "proximité" de la Presse quotidienne régionale avec les élus locaux, déjà évidente avec le cas de "not' bon maître", l'illustre Jean Viansson-Ponté, l'exemple particulièrement caricatural, de la très rad-soc' Dépêche du Midi:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/02/17/25002-20160217ARTFIG00189-malgre-les-polemiques-jean-michel-baylet-nie-toute-pression-sur-son-journal.php?redirect_premium

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 08:00

Certains politologues croient apercevoir une réaction conservatrice de la jeunesse française. C'est un peu le miroir aux alouettes... qui annoncerait le "printemps français"! (lol)

En réalité, depuis 1945 et 1968, la Gauche n'a nullement été détrônée dans son rôle de direction intellectuelle, politique et morale de l'esprit français. Et même si certaines positions absurdes de celle-ci (en matière d'immigration, par exemple) donnent aujourd'hui lieu à des retours de bâton dans l'opinion, cela ne signifie en rien la fin du Régime qui se fonde sur la démagogie et l'abêtissement généralisés: la Démocratie. Donc, rien n'est réglé.

Tout reste à faire en matière de Contre-Révolution et ce n'est pas quelques manifs ou des élections partielles qui tiendront lieu de réflexion approfondie sur les conditions d'une Restauration française. Or, une Contre-Révolution se pense, au moins dans ses grandes lignes, avant de s'accomplir! C'est pour cela aussi qu'une Action française rationnelle et populaire est absolument nécessaire, telle que la fédération Grand Sud-Ouest, dirigée par son Délégué régional, et ses sections de proximité (Toulouse & Haut-Languedoc, Bordeaux & Basse-Guyenne, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) l'incarnent seules dans le Midi de la France!

"Droitisation" ou pas "droitisation"?

On trouvera plus bas une analyse nuancée d'un jeune universitaire grenoblois, à laquelle l'Action française-Toulouse souscrit dans l'ensemble. Il est parfaitement exact que "depuis l'après-guerre, la société française a évolué dans un sens favorable à la gauche, avec le déclin du catholicisme, le discrédit du nationalisme, la remise en cause de l'autorité, la disparition du monde rural au profit d'une classe moyenne urbanisée et libérale sur le plan des mœurs." Qu'est-ce que l'Action française n'a cessé de combattre d'autre depuis 70 ans? Et sans succès encore, Mesdames et Messieurs! Alors, votre prétendue "droitisation"!...

A propos de cette fameuse "droitisation" de la Société, l'auteur précise qu' "Il est effectivement devenu courant de parler d'une «droitisation» de la société, mais les évolutions semblent plus complexes. Si on prend par exemple le domaine des mœurs, notamment l'égalité hommes-femmes et l'homosexualité, il serait plus juste de parler d'une «gauchisation». En revanche, il est vrai que l'opinion s'est durcie ces dernières années sur l'immigration et la sécurité. On a même vu remonter le soutien à la peine de mort." Il est dès lors évident qu'une "droitisation" refusant la transcendance et la Réforme intellectuelle et morale, liée qu'elle est à des problèmes temporaires de sécurité, n'est pas une vague de fond mais un phénomène purement conjoncturel, qu'un bon ministre de l'intérieur de Gauche saura canaliser par un politique brutalement répressive.

Vain militantisme

L'auteur note avec raison, parmi les symptômes de la désespérance française, "d'autres formes de radicalité, par exemple le phénomène de l'expatriation, lequel a manifestement pris de l'ampleur ces dernières années. Une enquête a ainsi montré que 43% des 18-24 ans se disent prêts à partir à l'étranger, contre 21% dans l'ensemble de la population. Certes, l'expatriation correspond à une radicalité moins inquiétante que le djihad, mais tous ces phénomènes sont vraisemblablement liés ; ils expriment les différentes facettes d'une époque dont la mondialisation et la crise économique constituent la toile de fond." La perte de sa substance la plus précieuse, la jeunesse, est, en effet, pour une Nation, extrêmement grave et les partis protestataires ne disent rien là-dessus!

Sur le phénomène militant, notre jeune professeur rappelle que "les jeunes n'exercent pas de responsabilité, ce qui les rend disponibles pour les engagements risqués ou excitants, surtout lorsque la répression policière est quasiment inexistante." C'est un des écueils principaux du militantisme que le romantisme politique, auquel l'A.F. elle-même n'échappe pas: combien de jeunes gens sans envergure, pour briller en soirée à Auteuil-Neuilly-Passy, Versailles, Nantes, Toulouse, Lyon ou Aix, viennent y traîner sans conviction leurs guêtres... avant d'aller faire carrière à l'U.M.P., à l'Université ou dans les entreprises de (beau-)papa!

Il est amusant de noter au passage que "les identités se construisent les unes par rapport aux autres". Oui, et voilà pourquoi le racisto-identitarisme est totalement artificiel! Politique d'abord!

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/24/31001-20150924ARTFIG00331-pourquoi-les-jeunes-sont-passes-a-droite.php

P.S. Nous ajoutons une nouvelle pièce au débat, qui ne change en rien notre analyse et nos conclusions: il faut une Action française renouvelée et populaire.

Voici cette autre vision, inspirée à un jeune politologue de Gauche appelé Brustier par le marxiste Gramsci, de la situation:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/10/09/31001-20151009ARTFIG00299-gael-brustier-la-gauche-a-gagne-dans-les-urnes-la-droite-dans-les-tetes.php

La naïveté (ou le dogmatisme) de Brustier sont assez révélateurs de l'objectivité de sa méthode: "Tous les concepts forgés, développés ou utilisés par Gramsci sont d'une réelle actualité. Que l'on parle d'hégémonie culturelle, de bloc historique, l'articulation entre consentement et coercition, la question de l'Etat intégral etc… tout cela est utile aujourd'hui." Remplacez le nom de Gramsci par celui de Maurras et les notions d'hégémonie culturelle ou d'Etat intégral par celles de "politique d'abord" et de nationalisme intégral, et vous aurez une idée du parti-pris qui lui serait reproché, s'il était d'A.F.! Notre avantage est de ne pas vouloir faire entrer la réalité dans les cadres intellectuels de 1930, mais de la prendre telle qu'elle est, et de l'analyser en fonction de l'intérêt du Pays.

On notera que, pour l'auteur, qui confirme en cela nos analyses, la Droite et l'extrême-Droite n'ont pas d'idées et qu'elles profitent surtout de la disparition de la spécificité idéologique d'une Gauche alignée sur les postulats néo-libéraux. Remarquable, aussi, sa peur panique qu'une contestation populiste des "élites" "("peuple" contre "caste")" survienne en France comme en Espagne!... L'intellectuel faisant partie de la caste dominante qu'il est se sentirait-il visé?

Quant aux réactions éphémères de type "LMPT/ONLRJJJ", il ne s'agit que d'un remake du conservatisme sociopolitique le plus étroit, sorte de paternalisme moralisateur relooké à la "dernière mode" soixante-huitarde ("écologie humaine", "décroissance" et compagnie, toutes idées appartenant au domaine de la Gauche depuis longtemps). On ne voit pas comment, en se battant avec le vocabulaire et sur le terrain de l'adversaire, une poignée de jeunes bourgeois arrivistes et individualistes, refusant la discipline de l'A.F. (pourtant seule en mesure de leur donner une consistance et une cohérence), qui pis est retardataires et mal formés (ou pas formés du tout) pourraient l'emporter et battre à leur jeu trouble des dialecticiens révolutionnaires rompus au débat d'idées, à la domination intellectuelle et travaillant en équipe...

Le postulat de base de Brustier suivant lequel, il y a trente-quarante ans, "la Gauche gagnait dans les urnes pendant que la Droite gagnait dans les têtes" semble d'autre part assez simpliste. Pour ne prendre que l'exemple de la France, qui importe seul à un patriote, le fait, premièrement, que la Droite française est principalement composée d'anciens radicaux amateurs d'ordre, avec, parfois, une coloration cléricale; deuxièmement, qu'il y ait toujours eu, depuis le gaullisme, des "majorités d'idées" pour les réformes sociétales; enfin, que les liens de la Gauche avec le monde des affaires sont connus de longue date invalident cette prétention.

En réalité, le spectacle d'ombres à quoi nous assistons, c'est une Droite qui s'adapte psychologiquement à une Société gauchisée depuis 1945 et 1968, en abdiquant en pratique sinon absolument dans son discours toute velléité de Réforme intellectuelle et morale, tout comme la Gauche, dans les années 1990-2000 s'est psychologiquement adaptée à l'économie libérale, en abandonnant le mythe du "grand soir" au profit de la "classe ouvrière". Tout le reste (laïcisme antimusulman, racisto-identitarisme, paternalisme LMPT) n'est que littérature.

L'Action française-Toulouse & Haut-Languedoc a donc raison: Tout reste à faire en matière de Contre-Révolution. Elle se tient prête, avec les autres sections enracinées de la fédération Grand Sud-Ouest, à l'entreprendre.

P.P.S.: Encore une nouvelle réflexion d'un autre universitaire qui va totalement dans le sens de l'analyse de l'Action française-Bordeaux & Basse-Guyenne: Il n'y a pas de "droitisation". Comme dit Robert De Niro dans L'Avocat du Diable: "J'adore avoir raison"... ce pourrait être un slogan de l'Action française-Grand Sud-Ouest!

"Il s'agit d'une escroquerie intellectuelle pour six raisons: elle ne correspond pas aux tendances observables dans la vie politique française, elle est inférée par des sondeurs à partir de questions biaisées, elle est certifiée sans qu'il soit jamais question de la gauchisation son contraire, elle traduit en fait l'épuisement du processus de gauchisation structurelle qui nourrit chez les élites une impression subjective de droitisation conjoncturelle, c'est une arme idéologique destinée à relancer le moteur de la gauchisation en culpabilisant l'adversaire, c'est enfin une stratégie qui déplace subrepticement les pions sur l'échiquier afin de dissimuler une droitisation circonstancielle du parti socialiste." Et pan pour la "Manif' pour tous" et ses sectateurs!

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/19/31001-20160219ARTFIG00427-tre-de-droite-a-t-il-encore-un-sens.php

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure Humour
6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 08:00

Couple moderne

Un couple moderne de bobos à l'ère de la dissociété:

révolutionnaires en paroles, bourgeois pour leurs intérêts (Photo D.R.)

 

 

En cet anniversaire du débarquement allié en Normandie, on lira avec intérêt un récent éditorial de l'abbé Gaudray, un prêtre traditionaliste du Nord, dans son bulletin paroissial. Il y discerne parfaitement l'ennemi de la Société française aujourd'hui, qui n'est pas le terrorisme  mais le libéralisme généralisé. Ses libres appréciations sur le second concile du Vatican et sur la Hiérarchie catholique mises à part, l'Action française-Toulouse & Haut-Languedoc, n'étant pas un mouvement confessionnel mais politique, ne peut que souscrire à son analyse et lui laisser la parole!

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

"Le mal qui menace notre société, ce n’est pas le terrorisme mais le libéralisme. Le meurtre de l’innocent est un horrible péché qui crie vengeance devant Dieu, mais il n’est pas aussi malicieux que le culte de l’homme et de sa liberté jusqu’au mépris de la parole de Dieu.

"De même, le grand péché des hommes d’Église n’est pas leur complicité avec les désordres moraux de toutes sortes, mais leur allégeance à la philosophie dite des Lumières. La dissolution des mœurs est honteuse mais elle n’est que le fruit du mépris de la vérité révélée. «Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas» (Rom. I, 28).
"La nouvelle religion instituée par le concile Vatican II est fondée sur les principes de la Révolution. Elle apporte son encens à l’autel de la liberté sous toutes ses formes et concourt ainsi à l’établissement de la nouvelle société dans laquelle on ne parle de Dieu que pour satisfaire le besoin religieux de l’homme. La vérité en est bannie.
"Pourquoi s’opposer à la distribution de la communion aux adultères quand on a accepté d’ouvrir des églises catholiques à des faux cultes?
"Il ne s’agit pas seulement du lien que les préceptes divins soutiennent entre eux (« quiconque aura observé toute la loi, s'il vient à faillir en un seul point, est coupable de tous » épître de St Jacques II, 10). L’œcuménisme et la liberté religieuse dissolvent la religion d’une manière bien plus radicale. Ils déclarent respectable toute opinion religieuse jusqu’au mépris de la vérité révélée. Ils réduisent la foi à une simple opinion. Ils ne parlent de Dieu que pour Le faire taire et mettre l’homme à Sa place.
"Depuis la Révolution, la loi n’est plus l’expression de l’ordre établi par Dieu, mais une simple réglementation édictée pour assurer la plus grande jouissance de l’individu. Sous ce rapport le mariage contre-nature est l’apothéose du nouveau droit car il légalise un mode de vie stérile pour la société. Il ne s’agit pas de tendre à un bien commun mais de servir l’individu jusque dans ses ultimes turpitudes.
"L’Église conciliaire, quant à elle, ne cesse de proclamer son attachement aux « valeurs » de la Révolution.
"Cette hiérarchie est gravement coupable : « bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Rom. I, 32). Nous voulons nous, au contraire, travailler à l’établissement du règne de Notre-Seigneur. Entre eux et nous, l’opposition est radicale ; les positions sont irréconciliables. Nous ne pouvons pas nous taire et faire semblant de les approuver.
"Cette situation a des conséquences dans notre vie quotidienne. L’époque dans laquelle nous vivons ne nous oblige pas encore à l’héroïsme mais elle est sans pitié pour la médiocrité. Là encore, il ne s’agit pas seulement de constater que, les occasions de péché se multipliant, nous n’avons plus guère que la prière et la vertu pour les éloigner moralement. Dieu demande bien plus : Il veut que nous ayons une idée très claire du but que nous recherchons et des devoirs de notre vocation. Dieu sera toujours miséricordieux à l’égard des faibles mais Il rejette ceux qui ne veulent pas de la lumière. Ainsi les prêtres qui ne prient plus ou qui n’étudient plus trahiront nécessairement. Les fidèles qui se contentent de la messe dominicale et vivent comme des brebis sans pasteur se feront dévorer.  
"Aimons nos prêtres, aimons notre paroisse ! Car les ennemis de l’Église s’attaquent surtout aux prêtres. Protégeons-les ! Je tiens à remercier ici les personnes qui se dévouent pour soulager les prêtres dans les tâches matérielles et pour les aider dans leur ministère. Leur vocation exige qu’ils soient le plus possible « tout entier à la prière et au ministère de la parole » (Actes VI, 4)."
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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:00

Lu dans Rivarol du 15 décembre dernier ce propos assassin de l'éditorialiste que nous livrons tel quel à nos lecteurs:


"Quand on pense qu’en un siècle le mouvement national est passé d’un Maurras à une Marine Le Pen, d’un Drumont à un Florian Philippot, d’un Léon Daudet à un Steeve Briois, d’un Jacques Bainville à un Louis Aliot, on mesure à quel degré de décrépitude intellectuelle, morale et spirituelle on est arrivé !"

 

 

 

Commentaire: Pour sa part, la section de Toulouse & Haut-Languedoc de l'Action française, tout comme les autres sections locales de la fédération Grand Sud-Ouest (Bordeaux & Basse-Guyenne, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) n'estime pas que son nationalisme intégral fait partie d'un quelconque "mouvement national", concept que Pierre Pujo a toujours récusé et dont les contours, pour le moins mal définis, sont purement négatifs.

 

Par conséquent, elle ne partage pas un tel pessimiste destructeur de l'action politique qui convient au ton polémique mais pas aux réalisations constructives. Qu'y aurait-il de commun en effet, entre des partis politiques faisant, par intérêt ou calcul, le jeu de la Démocratie et donc aggravant le mal dont souffre notre Pays, et un Mouvement ouvertement antidémocratique faisant appel aux forces de l'Intelligence française pour y remédier?

 

La Vérité politique démontrée depuis cent ans par l'Action française n'est aucunement altérée par la pauvreté du paysage politique à l'extrême-Droite, ni par l'activisme d'imbéciles ou par l'arrivisme d'autres.


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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:00

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La rentrée politique 2014 s'annonce décidément bonne pour l'Action française-Toulouse & Haut-Languedoc, dont les lucides analyses, développées sur son blogue officiel, sont confirmées journellement par les observateurs les plus avertis de la Société française. Témoins les propos incroyablement maurrassiens de l'historien Jean-Pierre Le Goff au Figaro: il n'y manque même pas l'élitisme, l'éloge du pays réel et l'appel au Chef! Au-delà des péripéties du jour, nous vivons bien une crise qui pourrait devenir une crise de régime. A lire avec délectation!

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

 

"Une partie de la société a déserté mentalement le champ politique et ce qu'on appelle l' «affaire Trierweiler» creuse en peu plus le fossé avec une partie de la classe politique et médiatique qui vit dans un monde à part, en ayant tendance à se prendre pour le centre du monde. Au sein de la société, existe un phénomène de «ras le bol» et de rejet de cette surmédiatisation et de ce milieu qui vit un circuit fermé. L'effet de résonnance médiatique ne saurait faire oublier les forces vives du pays qui demeurent ancrés dans le réel, se passionnent pour leur activité, ont le souci des autres et de leur pays. C'est de ce côté-là que résident le renouveau et non du côté des «m'as-tu vu» qui étalent leur image et leur rancœur à tout va.

 

 

"On ne saurait désespérer de la politique dans un pays qui est le fruit d'une longue histoire marquée par l'attachement à la puissance publique et à la capacité de la politique à changer le cours des choses. Mais encore faut-il que les politiques cessent de flirter avec un nouvel air du temps problématique et une «réactivité» à tout crin. Le pays disposent encore d'hommes et de femmes politiques qui ont gardé le sens de l'État et de l'«intérêt supérieur» du pays. Aux compétences nécessaires, s'ajoute un charisme indispensable à la fonction politique. Ces qualités ne se sont pas données à tout le monde ; elles ont un caractère aristocratique (au sens grec, premier du terme, qui signifie le pouvoir des «meilleurs») ou élitaire par le type de vertu qu'elles exigent et qui peut apparaître hors du commun. Si l'on ne reviendra pas à un ancien modèle autoritaire et hautain, la crise dans laquelle le pays est plongé implique de telles exigences, faute de quoi le pays sombrera un peu plus dans une démocratie informe et le morcellement. Le délitement n'en «finit pas de finir»… Il est temps de passer à une nouvelle étape de notre histoire."

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/09/05/31003-20140905ARTFIG00350-jean-pierre-le-goff-scandales-revelations-nous-assistons-au-spectacle-de-l-insignifiance.php

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 08:00

Il n'y a pas un « Islam de France » mais des Islam en France

Communiqué de Bernard Lugan réservé aux abonnés de l’Afrique Réelle

 
Fondé pour donner aux musulmans de France une représentation officielle dégagée des influences étrangères, le CFCM (Conseil français du culte musulman) s’est désintégré à la veille de l’élection de son président. Dix ans après sa création par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, le CFCM qui est plus déchiré que jamais, apparaît comme une juxtaposition de groupes de pression aux ordres des pays d’origine de leurs membres.

Cet échec illustre d’une manière criante une réalité obstinément niée par les hommes politiques français, à savoir que l’ « Islam de France » est un mythe. Les composantes musulmanes sont en effet à ce point diverses, les financements et les rattachements à des pays étrangers (Maroc, Algérie, monarchies du Golfe, Turquie etc.,) à ce point prégnants, qu’il convient en revanche de parler des Islam en France puisque les obédiences se font plus en fonction des pays d’origine des croyants que de la religion. Explication.



Pour tenter de comprendre les enjeux des élections au CFCM, il importe de savoir que :



1) Le président du CFCM est élu par un conseil d’administration de 90 membres dont 45 sont élus et 45 cooptés en fonction de la représentativité de quatre grandes confédérations qui sont :



- Le Rassemblement des musulmans de France (RMF), d’obédience marocaine.

- La Grande Mosquée de Paris (GMP), d’obédience algérienne.

- Le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF).

- L’Union des organisations islamiques de France (UOIF), vitrine des Frères musulmans. Puissamment soutenue par certaines pétromonarchies du golfe, par l’Egypte et dans une certaine mesure par la Tunisie islamiste, cette dernière organisation a boycotté les élections du 8 juin parce que le RMF et la GMP ont refusé que la présidence tournante soit assurée par un de ses membres.



2) Les actuels 45 membres élus du CFCM le furent à l’issue d’élections régionales qui se déroulèrent le 8 juin dernier. Elles furent remportées par le RMF d’obédience marocaine qui obtint 25 sièges sur 45.



3) A l’origine, le président du CFCM était élu pour six ans, mais, au mois de février 2013, afin  d’éviter les conflits entre les diverses obédiences, une réforme du CFCM fut opérée avec le choix d’une présidence tournante permettant théoriquement aux quatre grandes fédérations rassemblant tant les musulmans étrangers que les musulmans français, d’exercer chacune à son tour ce mandat durant dix-huit mois.



4) Le nombre des sièges cooptés par les quatre grandes confédérations dépend de la  surface des mosquées. Voilà pourquoi nous assistons aujourd’hui à l’explosion de demandes de créations de gigantesques lieux de culte, souvent sans rapport avec la population musulmane locale. La prise du contrôle du CFCM passe donc par le nombre de m2 construits et comme les Etats du golfe ont des moyens illimités, le CFCM sera mathématiquement tôt ou tard sous leur contrôle. Les municipalités qui délivrent de tels permis de construire seraient donc avisées de réfléchir à ce fait.



5) Les quatre grandes organisations sont contestées par une myriade d’associations régionales gravitant autour de mosquées indépendantes comme à Lyon, à Saint-Étienne ou dans la région grenobloise. Bien d’autres divisions existent qui viennent encore compliquer la notion même de représentation ou de représentativité de l’Islam en France. Ainsi à Marseille où les nombreux Comoriens ne se reconnaissent pas dans ces grandes fédérations ; ou encore dans les régions de forte concentration de musulmans noirs originaires du sud du Sahara dont l’islam est difficilement soluble dans celui pratiqué  au Maghreb ou dans les pays du Golfe. Sans parler des Chiites qui ne reconnaissent aucune de ces diverses organisations sunnites…



6) L’actuel président du CFCM, M. Mohamed Moussaoui, d’origine marocaine, n’étant pas rééligible, la GMP espérait faire élire un des siens en la personne de Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris qui aurait ainsi pu revenir à la tête du CFCM. Il a préféré s’effacer devant  Haffiz Chems-Eddine, un avocat parisien d’origine algérienne.

Or, cet homme d’influence présente deux grands défauts aux yeux des Marocains, donc du RMF : en plus d’être un important rouage dans le complexe jeu diplomatique franco-algérien, il est l’avocat du Polisario, mouvement séparatiste soutenu par l’Algérie et qui milite pour le démembrement du Maroc par la création d’un « Etat » du Sahara occidental. Au mois d’octobre 2012, au nom du Polisario, Maître Haffiz Chems-Eddine a ainsi introduit un recours en annulation devant le Tribunal de l’Union européenne siégeant au Luxembourg, contre un accord agricole signé entre le Maroc et l’Union européenne. C’est pourquoi l’opposition du Maroc, et par conséquent du RMF à sa candidature est totale.



La crise au sein du CFCM est donc profonde et multiforme. En raison de leurs diversités, de leurs oppositions et de leurs attaches avec des pays étrangers, les musulmans qui vivent en France, étrangers et nationaux, ne constituent pas un ensemble homogène susceptible d’être organisé d’une manière « géométrique ». Voilà pourquoi la notion même d’Islam de France est une aberration.

Avec le CFCM, héritant d’un processus mis en place par Lionel Jospin, Nicolas Sarkozy pensait pouvoir exercer un certain contrôle sur les  groupes islamistes en regroupant tous les musulmans au sein d’un même organisme engerbant leurs diversités. Il aurait pourtant dû savoir que l’unité des musulmans n’existe plus depuis 661, date de la mort d’Ali, dernier des quatre califes dits « bien guidés ». Ibn Khaldoun disait à ce propos que « les musulmans  se sont à jamais mis d’accord à ne jamais se mettre d’accord ».

C’est d’ailleurs pour en finir avec la division, la fitna, qui ronge le monde musulman que les fondamentalistes ensanglantent le monde, voulant imposer un retour aux sources du califat universel, époque mythique de l’unité.



Bernard Lugan

23/06/2013

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 08:00
La Ministre Najat Belkacem est-elle l'agent d'un pays arabe ?
 
Ce n'est pas nouveau, mais cette rumeur se confirme…
 
Il est inadmissible qu’une personne à la bi nationalité soit à un poste ministériel.  Dans l’industrie on parlerait de conflit d’intérêt ;  et dans la haute fonction d état ? Pas étonnant qu’elle ait refusé de se présenter aux  législatives…
 
En Février 2012,le journaliste marocain Ali Amar révélait, sur son blog VoxMaroc au Monde.fr que « Najat Belkacem (est) l’espionne du roi qui se rêve à l’Elysée »   Il dénonçait la double carrière politique de Najat Belkacem, qui fait partie, depuis 2007, des 37 membres du Conseil consultatif des Marocains à l’étranger  (CCME) directement nommés par Mohammed VI.
 
Le conseil de la communauté marocaine de l’étranger (CCME), pour Najat Belkacem « a pour but de renforcer l’identité marocaine des Marocains de l’étranger, d’émettre des avis sur leur éducation religieuse (musulmane) »
 
Très gênée d’avoir été découverte défendant l’identité Marocaine alors qu’elle dénonce la préférence nationale Française comme une tare d’extrême droite, Belkacem déclara à l’AFP avoir fait partie du CCME « entre décembre 2007 et décembre 2011 »
 
Faux ! écrit le site marocain Yabiladi le 20 avril dernier (2) :  Le mandat du CCME devait prendre fin et le Conseil devait être renouvelé en décembre 2011, mais jusqu’à ce jour, rien n’est fait.   Les membres sont dans le flou et il semblerait que le président n’ait pas encore envoyé ses avis au roi. » Autrement dit, sauf si elle a démissionné directement, ce qu’elle ne dit pas, Najat Belkacem n’a pas mis fin à ses fonctions, mais elle s’appuie de façon pernicieuse sur la date du renouvellement des membres.
 
Najat Belkacem affirma ensuite ne pas être payée pour cette fonction, c’est : « un engagement volontaire et bénévole au service de l’intérêt général »   Faux ! écrit le journaliste Ali Amar : « elle perçoit des émoluments de complaisance dont le montant est presque un secret d’Etat »
 
Rémunérée ou bénévole, le vrai sujet, en réalité, est ailleurs. Car selon Ali Amar, le CCME est « la machine de propagande du royaume à l’international, sa cinquième colonne »
Au site Bladi.net (3), Najat Belkacem déclarait que le CCME « s’exprimera d’abord sur les sujets dont [il] sera saisi par Sa Majesté
en faisant valoir un point de vue de Marocains de l’étranger, et pour ce qui me concerne de Franco-Marocaine engagée dans la vie politique française ».
 
Pour qui roule la Ministre ?
 
Ali Amar qui rappelle que Najat Belkacem, jusqu’en 2007, était la porte parole du Palais, conclut que « celle qui siège à 34 ans  comme adjointe au maire de Lyon, et également comme conseillère générale, engrange les faits d’arme d’agent double ».
 
Najat Belkacem ne faisait-elle pas à l’Express (4), le 12 mai dernier cette déclaration troublante :
Lorsque vous êtes d’une nationalité étrangère mais installé en France (JPG : ???), vous pouvez aussi constituer une sorte de passerelle entre votre pays d’origine et votre pays de citoyenneté (pour) développer de meilleures relations culturelles (et) même économiques (avec) les pays qui nous entourent.
 
Ali Amar : « Au Palais de Rabat, on se frotte déjà les mains de la voir sur la photo de groupe sur le perron de Élysée.  L’espionne qui venait du bled est à deux doigts de pénétrer le saint des saints de la république.
 
A la joie du sultan! »




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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 08:00
Cela faisait longtemps que l'on attendait une étude sérieuse du mythe de l' "islamisation" de la France. C'est chose faite, grâce au livre d'un politologue aixois, Raphaël Liogier et à un récent sondage I.P.S.O.S. sur l'état de la France en 2013 auquel il a déjà été fait allusion sur L'Action française Toulousain ( http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/article-la-place-du-musulman-dans-la-societe-francaise-114959033.html ).
Même si l'on peut mettre en doute le sérieux de ses diagnostics pseudo-médicaux sur la psychologie des foules, sa condamnation moralisatrice du "populisme", ses feintes frayeurs devant tel parti d'extrême-droite, et son parallèle classique et déplacé avec l'Allemagne pré-hitlérienne,  l'explication de l'auteur du refus du déclin dans le monde de l'Europe en général, et de la France en particulier, par la recherche facile d'un bouc-émissaire, est convaincante. Il note à juste titre l'invention, toute récente, par d'ingénieux groupuscules à la solde de l'étranger, d' "identités" artificielles à défendre, celles de l'homme blanc en péril!
Mais, à quelque camp qu'ils appartiennent, les sondés se trompent de cible: c'est la plouto-démocratie qui cause notre déclin, pas la présence sur notre sol d'une main-d'oeuvre de confession musulmane que le grand patronat, appuyé par les gouvernements gaullistes et libéraux, a appelé des années 50 aux années 70, pour "faire pression à la baisse" sur les salaires des nationaux. Main-d'oeuvre d'ailleurs instrumentalisée dans les années 80 et 90 par les gouvernements de Gauche et de Droite au moyen de l' "antiracisme". Main-d'oeuvre, au surplus, qui ne reste, en partie, en France que par l'impossibilité matérielle de retourner "au pays". Main-d'oeuvre, enfin, dont les enfants, nés et socialisés en France, n'envisagent pas leur avenir ailleurs qu'au sein de la Collectivité nationale. La tâche d'un Etat vraiment national, serait, au contraire, tenant compte de ces réalités immédiates, de mettre en place les conditions d'une véritable assimilation par l'école et le travail et d'un juste exercice du culte musulman, dans le respect de nos traditions chrétiennes et de nos lois. Cela exige, loin de toute démagogie, le Pouvoir indépendant de la Monarchie!
La conclusion d'un récent sondage est à ce propos édifiante: 87 % des sondés affirment que la France a besoin d'un chef qui remette de l'ordre! Pourquoi donc le chercher parmi ces hommes et femmes, professionnels fatigués de la Démocratie? Comment ne voient-ils pas que ce Chef est tout préparé par Sa naissance et par Sa formation: c'est Mgr le Comte de Paris, Duc de France, héritier des quarante Rois qui, en mille ans, firent notre Pays. Ancien officier en Algérie, Il connaît et aime les populations musulmanes que Ses ancêtres ont naguère réuni à la France. Praticien avisé des affaires publiques, Il maîtrise parfaitement tous les rouages du Pouvoir. Homme d'expérience et d'honneur, Il est ennemi résolu des aventures politiques, qui remettraient en cause les libertés publiques et la paix civile. Par Son assise profondément enracinée dans l'histoire de France, Il présente pour tous les Français, de Gauche comme de Droite, les garanties nécessaires à un gouvernement sage, équilibré et fort. A eux de le comprendre, et de renoncer à la chimère du gouvernement "égalitaire", qui ne mène qu'à l'abaissement de la Patrie.
A.F.-Pau & Pyrénées
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"Un récent sondage, réalisé par l’institut IPSOS, révèle l’ampleur de l’islamophobie en France. Raphaël Liogier, directeur à Sciences Po Aix-en-Provence de l'Observatoire du religieux, décrypte pour Atlasinfo cette ambiance paranoïaque. Il vient de publier "Le mythe de l’islamisation. Essai sur une obsession collective" (Seuil, 2012).



"Publiée le 24 janvier dernier, l’enquête « France 2013 : les nouvelles fractures », menée par IPSOS pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le CEVIPOF, démontre un large rejet de l’islam par les Français, au-delà de l’électorat de l’extrême-droite. Pour 74% des sondés, la pratique musulmane en France est intolérante et incompatible avec les valeurs de la société française. Pour 80% d’entre eux, l’islam cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres… Sous cette dernière statistique, le sociologue Raphaël Liogier lit le signe d’un sentiment paranoïaque plus que du simple rejet : « 80% des Français pensent que les musulmans refusent sciemment de s’intégrer et qu’ils cherchent à imposer leur religion. Le fait de supposer une intention unique et maligne chez toute une population relève clairement d’un sentiment paranoïaque».

« L’Islamisation, une mise en scène du déclin de l’Europe »

"Cette ambiance paranoïaque, selon Raphaël Liogier, s’explique par une grave crise identitaire : « Ce sondage met pour la première fois en exergue avec des chiffres, ce que j’explique dans mon livre: il existe un lien direct avec une crise identitaire des Européens. Une grande partie du sondage est consacré au fait que la majorité des Français pensent que la mondialisation n’est pas une opportunité mais un risque, qu’il faut avoir peur de l’autre, et que nous sommes dans une période de déclin irréversible. Quand on pense que tout est foutu, on cherche une raison au désastre, il faut un coupable, et c’est le musulman qui va jouer ce rôle».

"Cette crise (...), accompagnée d’un rejet de l’islam est selon lui un phénomène européen. L’élément déclencheur ne serait pas tant les attentats du 11 septembre 2001, mais l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Pour la première fois, l’Europe a été mise de côté par les Etats-Unis. Donald Rumsfeld, l’ancien secrétaire américain à la Défense, la désigne même de «Vieille Europe »… « C’est un tournant majeur historique. Après avoir perdu son importance économique, sa supériorité militaire, l’Europe ne garde même plus son prestige d’antan... Et on constate qu’à partir de 2003, des associations se créent à travers tout le continent pour lutter contre l’islamisation et défendre les identités européennes. C’est à la même époque que le mot « communautarisme » devient synonyme d’islam. La crainte de l’islamisation devient en quelque sorte une mise en scène du déclin de l’Europe. Or la crise identitaire vécue par l’Europe n’a rien à voir avec l’islam ! ». En 2006, les pays de l’Union se divisent d’ailleurs sur la question de l’introduction d’une référence aux « racines chrétiennes » dans la Constitution européenne …

"Islamophobie et ambiance paranoïaque : le danger du populisme

"Raphaël Liogier rappelle qu’en 2003, la France se lançait dans un grand débat sur la laïcité, dans le cadre de la Commission Stasi. La loi d’interdiction du voile à l’école suit en 2004. Le sondage effectué par IPSOS démontre que l’islamophobie n’est ni de droite, ni de gauche. Parmi les sondés, si 93% des électeurs du Front National estiment que la religion musulmane est intolérante, 65% des électeurs socialistes partagent la même opinion. « Les hommes politiques ont une grande part de responsabilité pour avoir alimenté l’ambiance paranoïaque dans l’opinion afin d’en tirer des bénéfices électoraux, alors qu’ils savent que les « musulmans » ne sont pas un problème en soi ! » constate avec amertume le sociologue. Jean-François Copé, dans le combat qui l’opposait cet automne à François Fillon pour la présidence de l’UMP, n’a pas hésité à agiter le spectre de l’intégrisme musulman, en racontant la désormais fameuse histoire du pain au chocolat arraché des mains d’un jeune à cause du ramadan …

"Sommes-nous confrontés à une « lepénisation » de la société française ? Pour Raphaël Liogier, « on n’assiste pas au déploiement de l’extrême droite, mais au contraire à sa disparition. Elle est remplacée par du populisme, ce qui est encore plus grave. Marine Le Pen, dont j’ai analysé l’évolution des discours depuis 2003, dit vouloir défendre les juifs, les homosexuels, les femmes, la souffrance des animaux, autant de thèmes très différents de ceux de l’extrême droite classique … On a tous compris que ce sont des prises de position contre l’islam. Mais en faisant cela, Marine Le Pen a transféré son parti de la marge au centre de la politique française. Elle peut maintenant arriver au pouvoir ».

"Le sociologue dresse des parallèles avec l’état de la société allemande lors de la République de Weimar, juste avant l’arrivée au pouvoir de Hitler. « La montée du national-socialisme (qui n’était ni de droite ni de gauche mais populiste) dans les années 30 était fondée sur une crise identitaire très forte de la Nation allemande. Comme lors de la République de Weimar, les hommes politiques se délégitiment aujourd’hui et apparaissent comme corrompus. C’est d’ailleurs une statistique qui figure dans le sondage. Du coup, la population est en attente du leader providentiel et charismatique, porteur de leurs espoirs, autrement dit la population attend d’être sauvée du chaos». 82% des sondés pensent en effet que les politiques agissent principalement pour des intérêts personnels, 62% pensent que la plupart d’entre eux sont corrompus. Et 87% des sondés affirment en effet que la France a besoin d’un vrai chef pour remettre de l’ordre.

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Politique intérieure
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:00

Alors que se poursuit l'examen du projet de loi gouvernemental de mariage pédérastique, on lira ci-après avec un vif intérêt le discours fort prononcé le 29 janvier par le député de la Martinique Bruno-Nestor Azerot, maire et conseiller général de Sainte-Marie. La parole se libère à Gauche! Malgré une connaissance superficielle de l'histoire des colonies françaises, - que l'on ne saurait lui reprocher, mais mettre sur le compte de la propagande antifrançaise d'extrême-gauche largement véhiculée par l'éducation dite nationale, - le député Azerot rappelle au bon sens et aux réalités sociologiques et économiques une Assemblée anesthésiée par le  politiquement correct.

 

Il démontre que la seule chose que la Gauche fera jamais pour le peuple est de lui donner, non du travail, mais de l'anticléricalisme et de l'inversion sexuelle! L'urgence de l'heure est sans doute apprendre à l'ouvrier français qu'il est pédéraste! On voit d'ici le visage que devait prendre le ministre de la justice, la démagogue guyanaise Taubira, devant de tels propos réactionnaires! Quant à elle, la section de Toulouse & Haut-Languedoc de l'Action française ne peut qu'approuver totalement leur fond et leur ton. Avec de tels hommes, l'Outre-mer français n'a rien à craindre pour ses libertés! Malheureusement, ce n'est que sous une Monarchie populaire, où le Roi est le père du peuple, qu'ils pourront donner toute leur mesure! Puissent-ils le comprendre bientôt!

 

 A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc 

 

Alix au pays des pédérastes

 

 

"Madame la Garde des Sceaux,

"Madame la Ministre,

"Monsieur le Président,

"Chers Collègues,

 

"J’ai soutenu jusqu’à maintenant tous les projets et engagements de la Gauche, mais il y a aujourd’hui une profonde confusion qui m’interpelle. La liberté de conscience et de vote qui existe au sein de mon groupe parlementaire, le GDR, me permet d’exprimer une voix qui est celle d’un homme d’Outre-mer libre et j’en remercie mes collègues du groupe dont les avis sont divers et très partagés sur ce texte.

 

"Outre-mer, en revanche, la quasi-totalité de notre population est opposée à ce projet qui bouscule toutes les coutumes, toutes les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés ultramarines. Cette voix doit être entendue et comprise. Et nous devons exprimer cette opinion de notre population qui ne comprend pas ce qui se passe ici et maintenant. Le risque est en effet grand d’un profond désenchantement vis-à-vis de la politique du Gouvernement, voire d’une « cassure morale » irrémédiable… Car ce texte ne donne pas une liberté supplémentaire, il fragilise le délicat édifice sur lequel se sont construites nos sociétés antillaises et guyanaise après l’abolition de l’esclavage. Il y a même à mon sens risque de rupture du Pacte républicain qui nous lie depuis deux siècles à la France…

 

"Cette question du mariage homosexuel appelle en effet de ma part des réflexions de fond. Il est nécessaire de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay. Et la confondre comme l’ont fait certains orateurs n’est pas honnête. L’homosexualité est une pratique qui relève de la sphère privée, c’est une réalité qu’il faut prendre en compte et appelle des droits et une protection de vie privée pour ceux qui pratiquent. Le mariage gay et l’adoption pour les couples homosexuels relèvent eux de la sphère publique en ce qu’ils bouleversent la norme en vigueur en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation, et de transmission patrimoniale.

 

"Sur ce chemin-là, précisément nous ne pouvons suivre. Peut-on parler en effet de progrès et de nouvelle liberté ?

 

"A l’origine, en établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à une donnée naturelle : l’union d’un homme et d’une femme en vue de procréation d’un enfant. Peut-il en être de même avec le mariage gay ? A l’évidence non… Certes aujourd’hui le mariage est plus un « mariage-sentiment », qu’un « mariage-procréation » comme il était autrefois. L’enfant n’est plus la finalité du mariage ; et des personnes hors du mariage peuvent au contraire avoir envie d’enfant. Ou des couples stériles…

 

"La question qui se pose est donc de savoir plutôt si le sentiment doit devenir le sens nouveau et unique du mariage, ouvert à tous les hommes et les femmes, fussent-ils hétérosexuels ou homosexuels ?

 

"Doit-on révolutionner ainsi le mariage en France et en Outre-mer au risque de perdre nos valeurs fondamentales ?

 

"Allons-nous vers cette société où l’individualisme hédoniste remplacera nos vieilles doctrines personnalistes et socialistes fondées sur la solidarité, la liberté, l’égalité ?

La famille, pivot de notre société depuis les Constituants et la Révolution Française, depuis l’émancipation de 1848, va-t-elle exploser ? Au sens littéral du terme…

 

"Notre responsabilité est grande devant l’histoire.

 

"Moi, homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage, où le système social était un système qui refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et de se marier légitimement, où le mariage était interdit et fut une conquête de la liberté, j’affirme le droit à l’égalité dans la différence et non dans le même, le semblable, l’unique ! Car enfin, au nom de l’égalité, du refus des discriminations, peut-on établir une équivalence entre tous les couples ?

 

"Je crois au contraire que l’on ne peut mettre fondamentalement sur le même plan hétérosexualité et homosexualité. Un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Etablir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité ; c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe, et pratique.

 

"C’est un diktat de la pensée contre l’humanité vitale… et les Droits de l’Homme,… et de la femme. Refuser cette différence naturelle, c’est refuser la différence sexuée. C’est déjà revenir sur l’oppression de la femme et de ses droits émancipés. C’est instaurer une nouvelle contrainte ! Oui, car il sera interdit de faire la différence désormais entre un homme et une femme, au risque d’être discriminatoire….

 

"Et l’enfant ! puisque deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer, que va t-on faire ? Car pour procréer, il faut bien un homme et une femme.

 

Couple moderne

 

Le couple normal, avec un homme et une femme:

bientôt une idée révolutionnaire?

La résistance s'impose!

(Photo D.R.)

 

"Donc, inéluctablement, il y aura recours à la procréation médicale assistée car ce désir d’enfants est légitime. Mais ce n’est pas le Droit qui refuse aux homosexuels d’avoir un enfant : c’est la Nature. Alors, pour pallier ce problème de stérilité et d’incompatibilité, on aura recours à la PMA… Où est donc le progrès social ? Où est la liberté nouvelle ? Comment voulez-vous qu’un homme dont les ancêtres ont été vendus et « chosifiés » ne soit pas inquiété par cela ?

 

"La Gauche a le pouvoir dans cette assemblée. Je suis un homme de Gauche. Mais parce que je suis de Gauche, je préfère l’humain et l’humanisme à ce que sous-tend ce texte. Alors qu’un tiers des hommes et des femmes d’outre-mer est sous le seuil de pauvreté, que notre PIB est d’un quart inférieur à celui de l’Hexagone et que 60% des jeunes de moins de 25 ans sont toujours au chômage, n’y avait-il pas d’autres priorités ?

 

Guadeloupe française

 

Plus que jamais, l'Outre-mer français

nous montre le chemin du progrès social

et de l'Unité nationale (Photo D.R.)

  

 

"Que dirai-je à ce jeune Martiniquais qui, entré dans la délinquance, est sans travail, dont les parents sont aussi sans emploi, est sans logement, et n’a pas de quoi se nourrir, qui n’a pour seule alternative que de récidiver pour pouvoir être reconduit en prison pour avoir enfin un toit et à manger ? Que lui dirai-je demain ? Que je lui ai offert en tant que législateur une grande liberté… non pas du travail, non pas un logement, non pas un avenir décent et un espoir de vie… mais le mariage pour tous !

 

"A mon grand regret, mais avec ma conviction d’homme engagé et libre de Gauche, je ne voterai pas ce projet qui est attentatoire aux libertés et ne répond pas aux aspirations profondes du peuple. En particulier d'Outre-mer…

 

"Je vous remercie."

 

 

 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique intérieure
18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 09:00

On lira ci-après une intéressante tribune d'un jeune consultant, dont nous approuvons l'analyse et partageons les principales conclusions. Même s'il est absurde de nier totalement leur existence, une politique nationale transcenderait naturellement l'opposition marxisante, génératrice de guerre civile ouverte ou larvée, entre les "classes". La seule vraie question est de savoir si les hommes du Régime démocratique, qui vivent de cette lutte et des peurs qu'elle suscite, sont à même de la dépasser... Il n'est que trop évident que ni la fausse Droite, ni la Gauche caviar, ni l'extrême-droite électoraliste ou raciste ne peuvent prétendre réunir le peuple français et servir honnêtement sa Renaissance: seul, le Roi peut, sur le long terme, opérer les transformations politiques, sociales et économiques qui rendront plus juste la Société.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

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"Dans un rapport intitulé « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? », la fondation Terra Nova propose de redéfinir le socle électoral de la gauche pour les prochaines élections présidentielles (Le rapport). Selon ce rapport, le socle historique, à savoir la classe ouvrière, se dérobe pour deux raisons : le déclin démographique et la tendance des ouvriers à voter de moins en moins à gauche.

 

"Terra Nova propose donc une nouvelle coalition électorale baptisée la « France de demain » et fondée sur quatre catégories : les diplômés, les jeunes, les minorités et les quartiers populaires et les femmes (coalition déjà évoquée en avril 2009 par l’économiste Daniel Cohen dans un article paru dans la revue « L’économie politique » n°42). Cette « France de demain » veut « le changement », elle est « tolérante, ouverte, solidaire, optimiste, offensive »…N’en jetez plus !

 

"On peut d’emblée s’interroger sur la pertinence de la segmentation proposée. En effet, si on additionne l’ensemble des effectifs de ces populations, on compte quatre fois les jeunes femmes diplômées issues des quartiers populaires ! Il y a fort à craindre que la rigueur méthodologique de cette étude s’apparente à la recette du pastis façon Raimu et Pagnol (boisson, au final, composée de …quatre tiers !).

 

"Et puis parler des « femmes », des « jeunes », des « diplômés » est illusoire. Comme si les « femmes », les « jeunes », les « diplômés » étaient des ensembles monolithiques avec des intérêts parfaitement alignés.

 

"Quoi de commun, en effet, entre une femme de cadre, elle-même cadre, qui a les moyens de se payer une nounou (et bénéficiant d’exonérations fiscales pour cela) et une caissière à mi-temps élevant seule ses deux enfants ?

 

"De même, il existe indiscutablement des différences importantes entre les jeunes : les préoccupations d’un fils de cadre supérieur ne sont à l’évidence pas les mêmes que celle d’un fils de chômeur résidant dans une banlieue « difficile ». Les études PISA montrent une grande disparité de résultats selon la catégorie socioprofessionnelle des parentes. La France est l’un des pays où l’origine sociale conditionne le plus la réussite scolaire.

 

"Dans ce rapport, les « seniors » sont présentés comme le cœur de l’électorat de droite. Effectivement, lors de la dernière présidentielle, toutes les enquêtes ont fait apparaître un profond clivage générationnel, marqué par des pertes importantes de Ségolène Royal chez les plus âgés. Les plus de 50 ans ne lui ont accordé que 40 % de leurs suffrages au second tour de l'élection présidentielle, contre 60 % à son rival, selon le Cevipof. Chez les plus de 65 ans, elle est tombé à 33 %. Elle a réalisé le score inverse chez les 18-24 ans. Mais ceux-ci forment 15 % de l'électorat, tandis que les plus de 50 ans en constituent 40 %...

 

"Il n'est pas simple d'expliquer ce clivage. Les plus âgés sont aussi moins diplômés en moyenne. Faute d'analyses plus approfondies, on ne sait pas dire avec précision quel est le facteur à prendre en compte : est-ce l'âge ou le niveau de diplôme qui fait pencher à droite ? Car le vote selon le niveau de diplôme pourrait aussi s'expliquer en partie par le fait que parmi les sans diplôme, on compte beaucoup plus de personnes âgées.

 

"On le voit, ces segmentations façon « marketing-mix » atteignent vite leurs limites. D’autant plus que, de l’aveu même des auteurs du rapport, la coalition proposée « n’est pas majoritaire », ce qui est tout de même un tout petit peu gênant dans l’optique de 2012 !

 

"Selon Terra Nova, les classes populaires font partie d’un ensemble baptisé « électorat intermédiaire », constituant un « no man’s land incertain et instable » composé des ouvriers, des employés, des professions intermédiaires et des classes moyennes supérieures. Ca fait beaucoup de monde pour un « no man’s land » ! Et, au fait, une femme employée se comportera-t-elle comme une femme, donc appartenant à la « France de demain » (aaah !) ou comme une employée, donc appartenant au « no man’s land » (oooh !) ?

 

"La question a son importance dans la mesure où les auteurs du rapport proposent rien moins que l’abandon délibéré des classes populaires au Front National ! Selon eux, « le FN se pose en parti des classes populaires, et il sera difficile à contrer ». Pourquoi ? Tout simplement parce que le « nouveau FN » se positionne sur le terrain de la protection économique et sociale, à l’instar du Front de Gauche. Terra Nova propose en revanche de s’inscrire dans une « stratégie centrée sur les valeurs » : investissement dans l’avenir, promotion de l’émancipation, acceptation d’une France diverse …Valeurs avec lesquelles les classes populaires ne seraient pas en phase. Outre le côté quelque peu caricatural et méprisant de cette affirmation, on peut s’interroger sur la pertinence de ce positionnement sur les « valeurs » au moment où les préoccupations d’une majorité de français sont la peur du déclassement, du chômage, la montée des inégalités, le coût excessif du logement…Mais tout cela est tellement terre à terre !

 

Couple moderne 

Les bobos, avant-garde du prolétariat? (Photo D.R.)

 

 

"Plutôt que de chercher à adapter le discours en fonction des attentes supposées de catégories plus ou moins clairement définies, il est préférable de réfléchir à nouveau à un vrai projet de société.

 

"Compte tenu de la diversité des conditions de travail, de la flexibilisation des horaires qui contribue à diminuer les temps communs dans l’entreprise, il est devenu difficile de définir les classes sociales sur des critères socio-professionnels. Mais le délitement de la notion de classe sociale résulte aussi d’un discours, en vogue à partir des années 1980, valorisant la « responsabilité individuelle ». Selon cette théorie de la responsabilité individuelle, la situation de chacun est le résultat exclusif de la façon dont il se comporte. Cette vision, partagée par une large frange de dirigeants de « gauche » (Tony Blair en fut l’archétype), remet ainsi en cause la notion fondamentale de solidarité. Or c’est cette notion qui est à la base de la notion de classe sociale. Une classe sociale peut être définie comme un ensemble d’individus qui ont conscience de leurs intérêts communs et qu’ils les défendront mieux s’ils sont unis plutôt qu’en ordre dispersé.

 

"Si on se place sur le terrain des réalités sociales, il semble évident que pour les 50% des ménages situés entre les 30% les plus démunis et les 20% les plus aisés et composant les « vraies » classes moyennes (revenu disponible entre 1000 et 2000 € par adulte), une communauté de vision pourrait être trouvée. En effet, quel est leur intérêt commun : un emploi de bonne qualité associé à une rémunération décente, une protection sociale efficace (santé, chômage, vieillesse), un système éducatif qui assure à leurs enfants un avenir meilleur, un logement confortable sans y consacrer plus du quart de son revenu…Bref il doit être possible de faire émerger une « classe moyenne populaire », fondée sur une vision partagée de ses intérêts.

 

"De part et d’autres de cette «classe moyenne », les extrêmes ont aujourd’hui tendance à s’éloigner : les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches. Tout le travail de la gauche devrait être de contribuer à resserrer cet écart. En effet, une société ne peut fonctionner de façon satisfaisante avec des franges de population dont les conditions de vie s’éloignent trop de la moyenne. Les riches, tout d’abord, auront (ont déjà, sans doute) la volonté de s’extraire de la solidarité nationale en s’estimant injustement ponctionnés. La frustration développée par les plus pauvres se traduira soit par une augmentation de la violence sociale, soit par un désintérêt total de leur part vis-à-vis des institutions.

 

"La gauche a donc trois majeurs défis à relever :

  • Reconstruire une « vraie » classe moyenne en opposant à l’individualisme la vision d’une communauté d’intérêts;
  • Lutter contre la pauvreté en luttant contre les emplois de mauvaise qualité et en mobilisant des moyens pour l’insertion professionnelle des moins « employables »;
  • Limiter la croissance des hauts revenus (par la fiscalité, l’action sur les revenus primaires et les patrimoines)."

Pierre Polard, ingénieur des Mines

 

Source: http://convictionspolitiques.midiblogs.com/archive/2011/05/18/la-france-de-demain-le-peuple-de-gauche-selon-terra-nova.html

 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique intérieure
18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:00

 

On lira ci-après un article publié par un professionnel de la sécurité rapprochée dans la revue L’Auditeur de l’Institut National des Hautes Etudes sur la Sécurité et de la Justice, n° 34 de janvier 2011. Après les dérives policières de l'ère Sarközy et alors que la sécurité du nouveau président de la République connaît quelques ratés, pour ne pas dire un certain amateurisme, il nous a semblé intéressant de le proposer à nos amis. Bien que son auteur soit un républicain farouche, l'article relève par le menu les abus auxquels mène la protection des "élus du peuple". L'enseignement politique à en tirer est que l'abus par la profession politique de ses privilèges est inhérent à la Démocratie. On y voir le Régime au naturel, dans les privilèges des "princes qui nous gouvernent". Le titre, intertitres et soulignements sont de la Rédaction du blogue.

P.S. Trois ans après, la guerre des polices fait toujours rage dans la sécurité présidentielle: http://www.atlantico.fr/decryptage/guerre-tete-gspr-chuchotements-soubresauts-et-bavures-autour-protection-francois-hollande-gilles-gaetner-2138076.html

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

  

« La France vous aime, Majesté, vous ne risquez rien ! ».

 

C’est par ces mots que Louis Barthou, ministre des affaires étrangères, accueille le roi Alexandre Ier de Yougoslavie et l’accompagne dans la mort lors de l’assassinat de ces deux personnalités le 9 octobre 1934 à Marseille. Cet événement est à l’origine du S.V.O.S.P.H. (service des voyages officiels et de la sécurité des hautes personnalités) en 1935, devenu en 1994 le S.P.H.P. (service de protection des hautes personnalités). La protection des hautes personnalités a toujours constitué une préoccupation des gouvernants : assurer la sécurité du Chef, du Roi, du Président!

 

I/ Définitions préliminaires 

 

Protection rapprochée

et accompagnement de sécurité

d’une haute personnalité

 

La distinction est importante: l’accompagnement de sécurité concerne 1 ou 2 gardes du corps agissant ponctuellement se distingue de la protection rapprochée nécessitant au moins 3 gardes du corps présents en permanence au minimum lors des déplacements  de la personnalité. Cette conception de la Police française est basée sur l’observation scientifique: pour couvrir les 360° indispensables à une bonne sécurité, il faut être 3. Même si la conception militaire du travail en binôme existe, elle n’est pas retenue ici.
 

Se pose également le problème de l’endroit familier, voire du domicile, et donc de la vie privée de la personnalité qui accepte mal la présence d’agents de sécurité dans une sphère qu’elle estime à tort souvent sécurisée : les agressions de Bakhtiar, Voynet, Douste-Blazy, Delanoë… permettent d’affirmer qu’aucun endroit n’est vraiment sûr et qu’une véritable protection ne subit pas de rupture de continuité, elle s’exerce en tous temps et en tous lieux.

 

La notion de "haute personnalité"

 

 Un chef d’Etat ou de gouvernement est une haute personnalité mais cette qualification est moins évidente pour les membres d’un gouvernement ou d’autres institutions, voire des proches. Tout dépend de l’importance que chaque pays accorde à la notion de personnalité. En fait, le critère essentiel est dans la plupart des cas l’appartenance au monde politique.
 

Ainsi l’attribution d’une protection obéit à 2 critères: le rang protocolaire  et le degré de menace évalué en France par l’U.C.L.AT. (unité de coordination et de liaison antiterroriste) de la police nationale qui évalue la menace sur une échelle allant du niveau 1 (menace imminente d’attentat) au niveau 4 (risque faible ou inexistant). En pratique, il y a souvent confusion entre protocole et risque.

 

II/ La compétence territoriale

 

Lors d’une visite d’une personnalité étrangère, il appartient au pays d’accueil d’assurer la sécurité de cette personnalité. Malheureusement certains (Etats Unis, Russie, France dans une moindre mesure, et même la Libye (!) ont pris la fâcheuse habitude d’imposer leurs propres normes de sécurité en apportant leurs véhicules officiels, en particulier. Les Etats Unis sont les champions dans ce domaine en imposant systématiquement la présence des 2 voitures du président américain. La voiture officielle est conduite par un agent américain et un membre du Secret Service occupe le siège avant. J’ai vécu cette situation lors des cérémonies du bicentenaire de la Révolution en 1989, étant en charge de la sécurité de la délégation américaine (900 personnes dont 300 agents du Secret Service). Il m’a fallu 3 semaines de discussions houleuses pour obtenir que mon adjoint soit assis dans la voiture du président américain à Paris. Cette décision était motivée par des arguments sécuritaires (il me fallait une liaison radio pour pouvoir prendre rapidement une décision en cas d’incident). Je regrette que cette pratique que j’avais instituée ne se soit pas répétée mais depuis nous avons eu le spectacle de la visite de Kadhafi en France (Mercedes blanche, tente à Marigny et autres  exigences !) Au-delà des aspects sécuritaires, c’est quand même une question de souveraineté nationale !
 

Sur le propre territoire français, le S.P.H.P. qui a compétence exclusive pour la protection des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers en visite officielles rencontre des difficultés à accompagner la personnalités dans des lieux protégés comme les pistes d’aéroports ou les zones militaires comme Taverny où lors d’une visite du Président Moubarak, j’ai eu le plus grand mal à l’accompagner au P.C. de commandement de la force nucléaire alors que les 2 gardes du corps égyptiens n’avaient, eux,  aucun problème ! Il semble bien que certaines institutions officielles ignorent que la protection rapprochée d’un chef d’Etat en visite en France est en premier du ressort du S.P.H.P.  et en second des officiers de sécurité étrangers et ceci en tous temps et en tous lieux.

 

III/ La protection sous ses différents aspects

 

A/ Les 3 types de protection :

l’agression, l’accident, l’image

 

1 - La protection contre l’agression physique:

 

Tout le monde pense bien évidemment à la protection qui vise à empêcher une agression contre l’intégrité physique d’une personnalité. Ces agressions ont pour conséquence la mort de la personnalité (Kennedy, Sadate, Bhutto, Rabin…), ou une blessure (Reagan, Berlusconi, Delanoë, Douste-Blazy), ou n’aboutissent pas (Bush, Chirac). Mais ces agressions ont le mérite de révéler au grand jour les forces mais aussi les faiblesses des services de protection rapprochée.
 

En pratique, le complot est assez rare dans ce domaine, il s’agit la plupart du temps de l’acte d’un déséquilibré qui agit seul, dans un espace public. Ces caractéristiques rendent ainsi difficile l’évaluation de la menace par les services spécialisés. L’événement a lieu en quelques secondes et dans la quasi-totalité des cas les services de protection rapprochée n’ouvrent quasiment jamais le feu car d’une part le but recherché est l’évacuation de la personnalité (« la meilleure défense, c’est la fuite »), d’autre part il faut n’y a préserver la vie de l’agresseur pour les besoins futurs de l’enquête judiciaire et enfin le temps manque pour la riposte. Ainsi, depuis 30 ans,  le S.P.H.P. n’a tiré qu’une seule fois, en 1983, pour protéger Charles Hernu lors d’une cérémonie d’obsèques de nos soldats morts au Liban.
 

Quelques exemples d'agression

 

L’agression d’une personnalité a fortiori quand elle est filmée a au moins le mérite de souligner les forces et surtout les faiblesses des services spécialisés : les démonstrations d’entraînement sont toujours impressionnantes, mais la réalité est tout autre : erreurs et fautes fréquentes (mauvaise décision, absence de réaction, absence d’anticipation, agents mal placés, vestes fermés …). :
 

- 30 mars 1981 : attentat sur Reagan : très bonne réaction du Secret Service qui évacue le président dans sa voiture,  mais faute énorme de contrôle en amont du pool de presse dans lequel l’agresseur Hinkley se trouvait, ayant de plus montré un comportement agité !
- 26 février 2000 : Lionel Jospin, caillassé par des militants islamistes en sortant  de l’université Bir Zeit en Cisjordanie, est heureusement protégé par les policiers français du S.P.H.P. (vue l’incompétence des services locaux) qui déploient la mallette de protection balistique (elle y gagne l’appellation de mallette Jospin !): la bonne décision n’aurait-elle pas été de ne pas sortir ?
- 24 juin 2008 : un coup de feu retentit sur l’aéroport de Tel-Aviv lors de la visite du président Sarkozy et de son épouse : les policiers du G.S.P.R. les font monter dans l’avion en les rendant encore plus visibles alors qu’il aurait été plus judicieux de les mettre à l’abri derrière l’échelle de coupée en déployant les mallettes de protection  balistiques !
- 14 décembre 2008 : double lancer de chaussure par un journaliste irakien sur Bush : absence totale de réaction des policiers irakiens et surtout du Secret Service mal placé, manquant d’initiative et ne tenant pas ses secteurs d’observation.
- 24 décembre 2009 Benoit XVI est agressé par la même déséquilibrée que l’année précédente : mauvaise analyse des risques !
 

En résumé, il convient que l’officier de sécurité soit à sa place et réagisse en temps utile, encore faudrait-il que ses mains ne soient pas encombrées par des dossiers ou un parapluie comme on a pu le constater sur les déplacements de Chirac ou Sarkozy !

 

2 - La protection contre l’accident:

 

Cet aspect de la protection fait partie intégrante du domaine de la sécurité rapprochée même s’il est moins médiatique que l’agression physique. Il s’agit ici d’éviter la chute (Gérald Ford !) ou la bousculade. J’étais en charge du premier ministre d’Israël, Itzhak Rabin qui sur le tapis rouge du Quai d’Orsay a raté une marche : j’ai pu le retenir, car j’étais juste derrière lui, malgré les réticences du service du Protocole et de la Presse officielle à voir des agents de sécurité dans un endroit certes sécurisé, mais où un accident est toujours possible. La sécurité rapprochée doit donc s’exercer en tous lieux mais il ne faut pas tomber dans l’excès comme les agents du Secret Service qui dans le hall de l’Elysée ont bousculé Michel Rocard premier ministre qui voulait serrer la main de George Bush lors des cérémonies du bicentenaire en 1989! Cet incident a entraîné des excuses officielles américaines et nous a permis de travailler dans une ambiance nettement plus détendue. La présence effective des agents de sécurité même dans les lieux sécurisés est indispensable. Ainsi, si les policiers du S.P.H.P. et du Bka (Bundeskriminalamt) allemand avaient été à leur place, la chancelière Merkel ne se serait pas fait bousculer par un photographe sur les Champs Elysées lors des cérémonies du 11 novembre 2009.

 

3 - La protection contre les atteintes à l’image :

 

C’est la dernière fonction et non la moindre d’une bonne protection de sécurité. La mission de protection consiste enfin à veiller à la protection de l’image de la personnalité vis-à-vis de la Presse notamment : les policiers du S.P.H.P. et les gendarmes du G.S.P.R. ont toujours fait écran pour éviter la prise de photos du président Mitterrand pris de malaise. Les officiers de sécurité ne sont pas là pour empêcher les journalistes de remplir leur mission, mais ils peuvent intelligemment s’interposer quand ils sentent qu’un événement fâcheux pour l’image de leur personnalité va se produire: le désormais fameux « Casse-toi, pauvre con !» du président Sarkozy au Salon de l’agriculture le 23 février 2008 n’aurait jamais dû se produire, il suffisait de s’interposer ! De même, étant dans le hall de l’hôtel de Crillon, au milieu d’une foule dense de journalistes, lors d’une visite de Boris Eltsine, j’ai pu l’évacuer immédiatement quand portant un toast à l’amitié franco-russe, il s’est renversé sur sa cravate son verre de champagne : aucune photo n’a été prise, les journalistes présents ne s’étant même pas rendu compte de l’incident.

 

B/ La nature de la protection et ses abus 

 

Une protection rapprochée (et non un simple accompagnement de sécurité) d’une personnalité se fait en général lors des déplacements à pied avec un triangle de sécurité (3 agents) au minimum. Lors des déplacements en voiture il faut ajouter les 2 conducteurs. En fait avec une équipe en précurseur, une voiture précédent celle de la personnalité et une voiture suiveuse on arrive très vite à 8-10 agents, chiffre qu’il faut multiplier par 2  pour tenir compte des relèves, vacances... En France, ne bénéficient de ce dispositif que le président de la République (80 policiers du G.S.P.R. en charge également de la demi-douzaine de proches du chef de l’Etat, le premier ministre (40 policiers) et les ministres dits régaliens (intérieur (22 policiers !), défense, affaire étrangères et justice.  Une visite de chef d’Etat étranger peut mobiliser 40 policiers du S.P.H.P. Le président des Etats Unis se déplace avec 300 agents du Secret Service alors que la sécurité de chefs d’Etat ou de gouvernement de pays de l’Europe du Nord ne rassemble que quelques agents ! Les déplacements des personnalités se font très souvent, en France, avec l’utilisation des gyrophares et sirènes de police. Le code de la route n’autorise ces dispositifs qu’en cas d’urgence (police secours, pompiers…). Bien évidemment, la présence de motards de la police nationale en uniforme permet de s’affranchir légalement des règles habituelles de la circulation, mais cette pratique est subordonnée à la notion d’urgence notamment justifiée par la sauvegarde des vies humaines. Par conséquent, en aucune façon, l’utilisation des couloirs de bus, des sirènes et des gyrophares n’est autorisé sur les voies ouvertes à la circulation pour se rendre à un rendez-vous-même pour le Président de la République. Cette pratique a déjà entraîné des accidents corporels dont ont été victimes de simples citoyens et lors de la formation au S.P.H.P. on apprend parfaitement à gérer la sécurité lors des arrêts du véhicule dans la circulation : j’ai moi même demandé à ce que l’on respecte la signalisation lors d’un déplacement de Moubarak de l’hôtel de Marigny au Val de Grace. En fait, ce qui est le plus choquant, c’est l’utilisation des signaux prioritaires pour frayer dans la circulation un passage au véhicule d’une personnalité étrangère en déplacement purement privé, la voiture de la personnalité étant suivi d’ailleurs de dizaines d’autres qui toutes franchissent les feux rouges. Cette situation typique de la France ne se retrouve pas ailleurs en Europe.
 

Peut-on protéger une personnalité qui se met elle-même en situation illégale ? Cette hypothèse peut surprendre et pourtant elle existe. C’est le cas de Jean-Marie Le Pen, protégé par le S.P.H.P. depuis les événements de Carpentras en 1990,  qui va de lui-même se heurter aux forces de la police nationale : dans ce cas le S.P.H.P. considère qu’un de ses membres ne peut se mettre lui-même en position illégale, sa responsabilité pénale et civile pouvant alors être engagée.

 

Le cas du suicide

 

Doit-on protéger une personnalité contre elle-même ?: Cette situation paradoxale est plus fréquente que l’on ne croit :
 

Je pense tout d’abord au suicide de Pierre Beregovoy avec l’arme de service du policier du S.P.H.P. laissé dans la boite à gants de la voiture : cette faute est inexcusable et tient d’une part au manque de vigilance du fonctionnaire qui, ayant trop longtemps côtoyé une personnalité, a oublié  toutes les règles de sécurité. Je pense aussi à Berlusconi qui, après avoir reçu dans un meeting un objet qui le blesse au visage, est évacué par ses gardes du corps, mais qui ressort de son véhicule le visage en sang pour montrer à ses supporters qu’il ne va pas trop mal ! Quelle erreur: il fallait évidemment l’évacuer et le mettre en sécurité quelle que soit sa volonté, car il aurait pu y avoir une autre agression. Je pense aussi à toutes ces personnalités qui pensent – à tort – ne risquer rien parce qu’elles sont dans leurs circonscriptions (Longuet, Voynet, Douste-Blazy, Delanoë …). Je pense enfin à Jacques Chirac se heurtant à ses gardes du corps israéliens dans les rues de la vieille ville de Jérusalem, le 22 octobre 1996, leur disant en anglais de le laisser avancer avec cette phrase : « no danger ». Ce sont quasiment les mêmes mots que ceux prononcés 62 ans avant par  Louis Barthou ! Le même Chirac, victime d’un attentat par Maxime Brunerie le 14 juillet 2002 sur les Champs Elysées, aurait-il accepté devant les caméras de télévision d’être évacué par les gendarmes du G.S.P.R. ? Encore aurait-il fallu que ceux-ci soient en écoute radio des services de police, ce qui n’était pas le cas. L’attentat n’a été connu qu’1/4 h après, le président étant déjà installé dans la tribune officielle ! Il faut bien constater que le président a appris en même temps que le G.S.P.R. qu’il avait été victime d’un attentat alors qu’il était déjà installé dans la tribune officielle: Le même problème se pose toujours  aujourd’hui : en cas de tentative d’attentat dans une cérémonie officielle, la personnalité va-t-elle en  fait obéir à son service de sécurité ou privilégier l’aspect protocolaire et médiatique ?

 

IV/ Les exceptions françaises

en matière de sécurité :

 

A/ Le service responsable: chiffres et personnel 

 

En France, c’est le S.P.H.P., service de la police nationale, qui, depuis 2008, avec l’intégration du G.S.P.R., du G.P.P.N. (groupe de protection de la police nationale, qui a longtemps fonctionné sans existence réglementaire!) et de la 14ème section des Renseignements généraux de la préfecture de police (R.G.P.P.), a l’exclusivité des missions de protection des hautes personnalités ( à l’exception de quelques missions assurées par la D.C.R.I. et le G.I.G.N. au profit de personnalités civiles (renseignement) ou militaires.

 

Le S.P.H.P., c’est environ 800 policiers, dont 40 femmes (seulement 5% de l’effectif), avec une écrasante majorité de gradés et gardiens (700) alors qu’il y avait une majorité d’inspecteurs à l’époque du S.V.O., les officiers ne sont que 80 avec une majorité écrasante de commandants (60) et les commissaires (10). La moyenne d’âge est passée en quelques années de 43 à 38 ans. Mais ce service a de plus en plus de mal à recruter, les gardiens ne restant que 4 ans en moyenne. En résumé, ce service s’est fonctionnarisé dans le mauvais sens du terme (récupérations des heures supplémentaires entre autres). Les effectifs se répartissent entre G.S.P.R. (80), personnalités françaises (280), personnalités étrangères (130) et personnalités menacées (160 dont 40 pour la Corse).
 

Le S.P.H.P. dispose de 200 voitures, 4 motos civiles, 15 mallettes balistiques. Il a sa disposition  70 motos de la C.R.S. n° 1. Par contre il n’y a plus aucune voiture blindée affectée au S.P.H.P. Le S.C.A. (service central automobile) du ministère de l’intérieur dispose de 6 voitures blindées et l’Elysée de 3 véhicules blindés dont il faut bien constater que les vitres se baissent électriquement contrairement par exemple aux voitures de la gendarmerie royale en charge de la sécurité du premier ministre du Canada : la volonté politique française  a donc un poids supérieur aux exigences d’une véritable  sécurité !
 

Le S.P.H.P.  est le seul service de la police nationale strictement préventif et où tous les fonctionnaires ont passé des tests de sélection physiques et psychologiques et bénéficient une formation initiale d’1 mois, y compris les policiers recommandés par une personnalité, ce qui constitue indiscutablement un progrès par rapport aux pratiques du passé. Toutefois, les commissaires ne sont pas astreints à ces tests alors qu’ils sont en charge, sur le terrain, des opérations les plus importantes. C’est aussi le service où les 9 fonctionnaires de l’antenne de Strasbourg (sécurité du Conseil de l’Europe) ont une activité si restreinte qu’elle n’excède pas 6 jours par mois !
 

Armement, entraînement

et coordination des forces de l'ordre

 

Les policiers du S.P.H.P. disposent d’une arme de poing : le Glock-26 (et non le Sig Sauer) et aussi, cas unique en France, d’un poste radio par fonctionnaire: Toutefois, le système Acropol qui présente l’avantage d’avoir des communications cryptées n’est pas opérationnel pour les missions de protection (temps de latence trop important, appareil pas assez puissant lorsqu’il est sous une veste, mauvaises transmissions des voix aigues, mauvaise ergonomie …). Tous ces inconvénients conduisent les policiers du S.P.H.P. à privilégier l’usage du téléphone cellulaire. Cette situation constitue une régression par rapport au passé. Même si l’attentat contre Chirac a révélé les déficiences de communication, ce qui a entraîné l’affectation d’un policier du S.P.H.P. à la salle de commandement et d’information de la préfecture de police en cas d’événements importants, force est de constater qu’en 2010 le réseau Acropol Police est distinct du réseau Rubis de la gendarmerie. Cette absence de réseau commun police/gendarmerie est aggravé par le fait que les policiers et les gendarmes ne s’entrainent pas ensemble : sous Chirac, au sein même du  G.S.P.R. mixte police/gendarmerie, il n’y avait ni liaison radio, ni entrainement en commun. D’ailleurs, lors de l’A.V.C. de Chirac le 2 septembre 2005, les gendarmes du G.S.P.R.  n’ont pas informé le ministre de l’intérieur qui, devenu président, n’a gardé que des policiers au G.S.P.R. en 2007!

 

Actuellement, lors d’une visite d’état en France, la garde républicaine assure l’escorte moto et le S.P.H.P. qui assure la protection rapprochée. Que se passerait t-il en cas d’incident nécessitant une évacuation immédiate de la personnalité - les policiers du S.P.H.P.  devraient-ils renverser  une moto de la Garde? -, tout ceci parce qu’il n’y a ni entrainement en commun ni liaison radio directe !
 

Conduite des véhicules

 

Une autre spécificité française tient au véritable lobby des conducteurs de ministres: ainsi c’est un conducteur qui n’appartient pas au S.P.H.P. qui conduit le premier ministre François Fillon. Ce cas n’est pas isolé, mais plutôt la règle pour les membres du gouvernement et même du président (Pierre Tourlier avec François Mitterrand, Jean Claude Laumond avec Jacques Chirac). Certains conducteurs sont formés aux conduites de sécurité, mais pas tous, et surtout, aucun n’est armé ni n’a de liaison radio avec les policiers du S.P.H.P., ce qui constitue 2 inconvénients, étant précisé que le conducteur policier qui conduit une personnalité en protection rapprochée a aussi pour vocation, dès l’arrêt du véhicule, à couvrir un secteur d’observation et intervenir le cas échéant. Le conducteur est donc lui aussi un agent de sécurité et, comme le pilote d’un avion, il est un élément essentiel en matière de sécurité : c’est ainsi que le conducteur libanais  n’a eu aucun réflexe de sécurité lors de l’assassinat de notre ambassadeur Louis Delamare le 4 septembre 1981 à Beyrouth!

 

Plus généralement, la France est le seul pays d’Europe qui assure une sécurité pour tous les membres du gouvernement sans exception. Cette situation est règlementaire car prévue expressément à l’article 5 de l’arrêté de 2008. Est également réglementaire la protection permanente des anciens chefs d’Etat français (notes de Charasse et Jospin en 1985 et 2001). Ce dispositif est le même dans tous les pays européens. De même, sont parfaitement réglementaires les missions de protection des chefs d’Etat et de gouvernement en visite officielle ou privée en France (article 6) Par contre, la note du premier ministre Fillon de 2007 proscrivant l’emploi de motos d’escorte pour les déplacements privés n’est pas toujours respectée, notamment lors des séjours du président Wade (exception pour les chefs d’Etat de rang protocolaire exceptionnel, - cas prévu de façon ambigüe dans la même note !).

 

Evaluation des menaces

et attribution d'une protection aux personnalités

 

 

Par contre, à l’exception des chefs d’Etat ou de gouvernement en visite officielle ou privée en France, toutes les autres mesures de sécurité concernant toutes les personnalités françaises ou étrangères sont subordonnées à l’évaluation de la menace par l’U.C.L.AT. qui depuis 2007 évalue de 4 à 1 en fonction du risque croissant, les menaces sur une personnalité. Cette évaluation est révisée tous les 3 mois en ce qui concerne les protections permanentes.

 

En ce qui concerne toutes ces missions non institutionnelles, l’arrêté du 17 décembre 2008 prévoit expressément 2 dispositions:

1) La décision d’accorder ou de supprimer une protection ou un accompagnement de sécurité pour une personnalité française ou étrangère est prise par le ministre de l’Intérieur. Ce n’est ni le directeur général de la police nationale, ni le chef du S.P.H.P. qui décident mais uniquement le ministre : l’échelon politique et non technique est donc primordial dans ce domaine.
2) Cette décision est subordonnée règlementairement à l’avis d’une commission (article 13) qui dans tous les cas (sauf urgence) doit se réunir pour l’octroi ou la levée de toute mesure de protection ou d’accompagnement de sécurité. Cette commission présidée par le directeur de cabinet du ministre comprend les directeurs de la police et de la gendarmerie, le préfet de police, les chefs de l’U.C.L.AT. et du S.P.H.P., entre autres, ou leurs représentants. Cette commission est composée uniquement d’agents du ministère de l’intérieur et elle ne prévoit pas par exemple la présence de représentants du ministère des affaires étrangères ou de personnalités indépendantes.

 

Une simple réunion préparatoire a bien eu lieu mais cette commission ne s’est jamais réunie depuis 2 ans ! Force est de constater que le ministère de l’intérieur n’applique pas ses propres textes : le sujet serait-il trop sensible politiquement en particulier quand il s’agit de ne pas accorder ou de retirer une protection ? Sur le plan juridique, il est permis de penser que depuis 2 ans, les missions de protection et d’accompagnement ne sont pas exécutées dans des conditions réglementaires et sont de ce fait entachées d’irrégularités. L’idée de rationalisation qui a présidée à l’institution de cette commission était excellente mais l’absence de réunion de celle-ci pérennise la déconnexion entre la protection et le niveau de menace. C’est bien évidemment la levée brutale, un soir d’élections régionales, le 14 mars 2010, de l’ex-garde des Sceaux Rachida Dati qui a éveillé l’attention. Un ancien ministre ne garde pas sa sécurité après la fin de ses fonctions (à l’exception des ministres de l’Intérieur qui conserve par tradition et à vie des policiers du S.P.H.P. – cas unique  en Europe !). Y avait-il une telle urgence pour que la commission précitée (composée de hauts fonctionnaires disponibles et joignables en permanence)  n’ait pas eu le temps de se réunir ? C’est donc bien une décision purement politique n’ayant rien à voir avec la sécurité qui a été prise officiellement par le ministre de l’intérieur et par lui seul comme chacun s’en doute bien !

 

Les abus de la Démocratie

 

En pratique, beaucoup de personnalités françaises et étrangères ne faisant l’objet d’aucune menace, bénéficient des services du S.P.H.P. et ceci parfois depuis des dizaines d’années. Il y a par an, environ 250 missions privées de personnalités étrangères en visite en France (40% des missions et 25 % de l’activité de la sous-direction des hautes personnalités étrangères). 30 personnalités françaises qui ne sont pas menacées bénéficient de 2 à 5 fonctionnaires du S.P.H.P. Ainsi, 70 policiers sont affectés à des missions de confort  pour lesquelles le S.P.H.P. supporte le coût des déplacements et des frais de mission en France et aussi à l’étranger : les seuls déplacements des officiers de sécurité de Dominique de Villepin ont couté plus de 90.000 euros sur une seule année (2008), la mission de sécurité d’Ingrid Betancourt a couté plus de 120.000 euros uniquement en frais de mission, essentiellement, et c’est là le paradoxe, pour des voyages aux Etats Unis ! Relevons aussi le cas des candidats battus aux élections présidentielles qui depuis leur défaite bénéficient des services du S.P.H.P. à savoir François Bayrou et Ségolène Royal et citons également le cas de Michel Charasse qui bénéficie de la protection de 2 policiers du S.P.H.P. en Auvergne (mais pas à Paris !) et  pour lesquels la police nationale paye un loyer au propriétaire du studio qui se trouve être le même Michel Charasse ! Notons aussi les missions de sécurité au bénéfice des membres de familles royales saoudienne, des pays du Golfe et du Maroc qui laissent toujours planer le soupçon réel de remise de cadeaux ou d’argent! En réalité, la présence de policiers français, outre le fait qu’elle concurrence les missions de sécurité privée, n’est en fait justifiée que par des privilèges exorbitants du droit commun, notamment en matière de non-application du code de la route ! Par ailleurs, quand on sait que les frais de mission d’un fonctionnaire en France, sont limitées à moins de 50 euros par nuit d’hébergement et que le coût d’un hôtel de luxe à Cannes excède facilement les 500 euros, on peut se demander à quoi sert la sécurité, si les policiers sont obligés de se loger loin de la personnalité laissée sans surveillance la nuit, à moins qu’ils ne soient pris en compte pour tous leurs frais par  ladite personnalité ce qui pose quelques problèmes en matière de déontologie où une personne privée supplée aux dépenses d’un fonctionnaire de l’Etat avec les dérives potentielles que l’on imagine aisément.

 

Toutes ces missions de confort (ou de complaisance !) ont un coût que l’on peut raisonnablement chiffrer: 90 policiers et 6.000.000 d’euros chaque année (salaires et frais de mission) sont ainsi consacrés à assurer une protection à des personnalités qui ne sont pas menacées ! D’autant que chaque année, le déficit chronique du S.P.H.P. de plusieurs dizaines de milliers d’euros est rattaché à l’exercice suivant en contradiction avec les dispositions des lois de finances ! Le bon sens allié à une saine rigueur budgétaire voudrait que toutes ces missions de confort permanentes ou temporaires pour des personnalités françaises ou étrangères n’ayant ni rang protocolaire suffisant et ne subissant aucune menace soient toutes supprimées afin de permettre au S.P.H.P. de se recentrer sur sa vraie mission de protection.

 

La réponse ne peut venir structurellement que de l’échelon politique au plus haut niveau!

 

Eric Stemmelen

 

Source: http://police.blog.lemonde.fr/2011/03/28/la-securite-des-hautes-personnalites/

 

L'auteur: Commissaire divisionnaire en retraite, M. Stemmelen  a un parcours professionnel assez atypique: en effet, il n'a pratiquement jamais exercé dans les services de police en France, ce qui confère à son opinion une certaine liberté vis-à-vis des clans politiciens qui dirigent la Police française! En revanche, il a passé 8 ans à la sécurité des chefs d'Etat au S.P.H.P., 1 an au F.B.I. et à Scotland Yard, 6 ans comme attaché de sécurité intérieure au Japon et aux Pays-Bas et enfin 4 ans au ministère des affaires étrangères en charge de la sécurité de nos ambassades et consulats. Il est aussi expert du haut comité français pour la défense civile et de l'institut national des hautes études de la sécurité et de la justice.
 
 
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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique intérieure
18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 08:00



La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux, de Toulouse & Haut-Languedoc et de Béarn-Bigorre-pays basque-Landes présentent à leurs adhérents, à leurs sympathisants, ainsi qu'à leurs familles, leurs voeux de joyeux Noël et de bonne année 2010.

Elle souhaite que, l'an prochain, la France prenne mieux conscience que les maux dont elle souffre (affaiblissement politique continu, - abaissement progressif de la famille et des communautés traditionnelles, - perte des repères moraux et de notre art de vivre, - islamisation outrancière, - immigration de masse, - insécurité rampante, - étatisme, fiscalisme, chômage, etc etc...) proviennent exclusivement du régime de mort qu'elle tolère avec passivité.

Sans le Roi, la République s'en donne à coeur joie pour domestiquer l'électeur-dieu; avec le Roi, les différents intérêts publics trouveraient un gardien vigilant et paternel... Aux Français de vouloir en sortir!

Quoi qu'il en soit, la Fédération continuera impertubablement son oeuvre de propagation des idées vraies d'Action française et de lutte contre l'Anti-France sous toutes ses formes. Soyez au rendez-vous de ses grandes réunions des 29 et 30 janvier prochain!

Pour que vive la France, vienne le Roi!

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publié par la Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F. - dans Politique intérieure
24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 18:00

La section de Toulouse & départements limitrophes et son président-syndic sont heureux de présenter aux fidèles adhérents et sympathisants de la Cause nationale et royale leurs souhaits de bonnes fêtes de Noël et leurs meilleurs voeux pour l'année 2009. Puisse-t-elle voir le réveil du peuple français et le renversement du régime démocratique!


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publié par la Section de Toulouse - dans Politique intérieure

Nos Principes Élitistes-Populaires Et Ce Que Nous Offrons: "du Sang, De La Sueur Et Des Larmes" (Churchill, Qui N'était Pas D'a.f.)