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Pour En Savoir Plus Sur Nous...

  • Section de Toulouse-Languedoc d'Action française
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.
  • Refondée en 2008 après une période d'hibernation par le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest Vincent Gaillère, la section de Toulouse & Haut-Languedoc rayonne sur la Haute-Garonne, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, l'Aude, l'Aveyron, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales.

Pas d'exclusive chez nous... sauf contre l'Anti-France!

Tout ce qui

est national

est nôtre.

Le Duc d'ORLEANS.

Vous Cherchez, Nous Trouvons!

"Que faire?" La réponse de Maurras!

"Pas de doctrine

sans action,

pas d'action

sans doctrine!"

(MAURRAS)

 

Archives Militantes De L'action Française-Toulousain Depuis 2007!

18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 08:00

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Nos idées politiques d'Action française Politique intérieure Politique religieuse
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 18:00

On lira ci-dessous un article bien informé, quoiqu'issu de la Presse de Gauche la plus complice avec le capitalisme voleur, sur l'inexorable décadence d'un groupuscule traditionaliste pseudo-politique, concurrent (à Paris) de l'Action française, et qui prétendait rien moins que prendre la tête de l'ensemble des forces contre-révolutionnaires en France (ce qui est une ambition pour le moins limitée!). Son duce, placé par la fraternité Saint-Pie-X à la tête des catho-tradis français, n'était même pas de notre Peuple, étant un ancien "libraire" belge connu pour ses opinions politiques "folkloriques" et germanisantes! C'est un peu, chose singulière, comme s'il n'y avait, dans les cénacles tradis, aucune personnalité française de marque, qui ait la confiance de la F.S.S-P.-X pour diriger en leur nom leur "politique séculière"!

"Pas d'action sans doctrine" (Maurras)

Ces va-t'en-guerre-civile avaient juste oublié une hypothèque, qui les a finalement rattrapé: leur cléricalisme conformiste, pendant religieux de l'électoralisme à courte vue que pratique, entre autres, la façade parisianiste de l'A.F. Le caporalisme est bon pour les armées immobiles, en politique seul compte le succès!

Or, comme l'électoralisme, le cléricalisme consiste à supporter aveuglement une unique équipe, fut-elle toujours vaincue et composée de bras cassés, - à suivre, en automate décervelé, toutes les consignes du club, même si les dirigeants sont douteux, - à encenser l'entraîneur, même notoirement incapable! "Pas d'action sans doctrine", prévenait pourtant Maurras! Il faut croire qu'il a parlé à des sourds! A vouloir faire du maurrassisme sans intelligence politique, il arriva ce qui devait arriver: moins de quatre ans après, comme pour les racisto-identitaristes, le décor à la Potemkine craque, ne laissant voir que le vide sidéral de leur espace politique!

Etre hardiment nationaliste et (contre-)révolutionnaire

La politique a une logique interne implacable: Quand on fait la politique du chien crevé au fil de l'eau, suivant mollement la force du courant, quelle que soit d'ailleurs sa direction, pourvu seulement qu'elle fasse mousser d'insipides pions de collège (ou des chéfaillons de camp boy-scout survoltés), on finit tôt ou tard par s'échouer, - plutôt que de remonter courageusement à contre-courant avec ses seules forces - et non à rebours, lol!

Ce lamentable exemple, qui fait perdre du temps à une Contre-Révolution nationale pourtant nécessaire, montre qu'en politique, on ne gagne qu'avec ses seules forces, qu'en faisant de la force avec ses propres idées. Encore faut-il, bien entendu, qu'elles soient vraies et vérifiées, pas une contrefaçon bien-pensante, ou paternaliste, ou royaliste de Gauche de l'A.F. (ou les trois à la fois)!

Il faut être hardiment nationaliste et (contre-)révolutionnaire, ce qui est différent de brailler des slogans incompréhensibles à la masse, sorte de private jokes pour initiés (c'est le cas de le dire)! Etre de son temps, comme nous l'écrivions récemment (http://af-aquitaine.over-blog.com/2016/04/la-devise-de-l-action-francaise-grand-sud-ouest-ne-pas-s-adapter.html ), c'est tenir compte du réel, dans toute sa pauvreté, et y adapter ses objectifs, c'est comprendre et aimer l'univers mental et parler la langue politique de ses contemporains, pas une autre du XVIIème siècle, pas la langue d'une autre classe! La politique exclut ces archaïsmes.

Certains attardés feraient donc bien (ou pas) de méditer cet exemple parlant, qui est si proche de leurs déviations. Etre un chef, c'est autre chose que de dire, comme un simple sous-off' de cavalerie, "En avant! en avant!" , sans savoir où l'on va, ni vouloir aller autre part qu'à un bon gueuleton payé par les cotisations de braves gens. C'est autre chose que de raconter de soporifiques souvenirs d'anciens combattants anticommunistes d'extrême-Droite des années 70, reconvertis dans l'idolâtrie du kagébiste Poutine, tout en écoutant du Wagner, du Michel Sardou ou du Jean-Pax Méfret à fond! C'est autre chose que de se la jouer "mytho" en collant d'insignifiants autocs et affiches aussitôt recouverts par les sociétés de concerts!

Etre un chef, mode d'emploi

Etre un chef, c'est accepter à vie de lourdes responsabilités! C'est ne pas les rejeter quand la ligne du Mouvement a cessé de plaire! C'est faire preuve de plus de volonté et d'intelligence que le militant lambda (ou que le bourge ou le flic moyens). C'est obéir même à des ordres ineptes, s'ils viennent d'une autorité légitime! C'est incarner à notre tour la légitimité de l'Action française, non en dépositaires passifs, non en fondés de pouvoir de la bourgeoisie la plus étroitement conservatrice (car nous ne sommes liés à aucune classe, à aucune confession, à aucune courtisanerie), mais en créateurs.

La Contre-Révolution, comme tout mouvement, se prouve en marchant. Elle nécessite une avant-garde, une aile marchante. Ici, à la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, dirigée depuis quinze ans par le Délégué régional Gaillère, nous avons un certain nombre de ces vrais chefs, cadres actifs, persévérants, authentiques et sûrs de la Contre-Révolution! Qui peut en dire autant, en province ou à Paris?

Tirer des leçons des échecs

Les leçons de cette débâcle supplémentaire des faux réactionnaires et vrais régimistes sont claires: L'activisme stérilise; l'extrême-Droite en France n'engendre que l'échec: y toucher, c'est périr! La formation d'une élite victorieuse ne se fait pas sans discipline de pensée.

Mais les plus conscients des nationalistes comprendront à ce nouveau signe que seule la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, fondée par Pierre Pujo et demeurée intégralement fidèle, elle, à son exemple et à ses leçons, est la seule organisation royaliste active, non seulement dans la grande région mais encore sur le plan national, à maintenir inventivement la doctrine de Maurras, Bainville et Daudet et sa méthode scientifique et rationnelle! Ne vient-elle pas, il y a quelques heures, de montrer encore une fois sa résolution, sa cohésion, son enracinement et sa force militante sur le terrain en organisant la fête nationale de Jeanne-d'Arc 2016 dans nos quatre métropoles: Bayonne, Bordeaux, Toulouse et Pau? Politique d'abord!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.liberation.fr/france/2016/05/06/la-chute-de-la-maison-civitas_1451009

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique intérieure Politique religieuse
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 19:00

L'Action française-Bayonne & pays basque est informée que l'effigie de l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, actuellement en déplacement à Rome, a été brûlée en place publique à Saint-Jean-de-Luz, lors du traditionnel carnaval de San Pantzar, devant une population basque d'abord ébahie, puis indignée et blessée dans ses sentiments religieux profonds.

Ces débordements intolérables, tacitement cautionnés par la municipalité et ouvertement par le Pouvoir socialiste, représenté par un de ses apparatchiks, n'ont pas été aussitôt réprimés par la Police, pourtant présente sur les lieux.

De tels faits sont abjects, tant en période d'état d'urgence qu'en temps normal, alors qu'il faudrait plutôt unir nos concitoyens autour du Drapeau français, qui ne demandent d'ailleurs que cela. Voilà un bien mauvais coup porté au Pays! Il rappelle les plus méprisables épisodes de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat, il y a un siècle, qui avaient donné lieu à des incidents au pays basque: il n'y a pas lieu de s'en féliciter comme d'un progrès!

L'anticléricalisme maçonnisant, opium dispensé par les politiciens parvenus au Peuple à qui ils refusaient des lois sociales, était très à la mode sous la IIIème République; il n'est plus de saison aujourd'hui. Le premier ministre Valls, qui se veut disciple de Clemenceau, n'a pas médité la leçon que ce laïcard impénitent avait retenu de la Séparation: "On ne déclenche pas une guerre civile pour quelques chandeliers d'autel!" Quand on se choisit un aussi grand ancêtre, il vaut mieux se montrer à sa hauteur! Mais il est vrai qu'au moment où on détricote la législation du travail, il faut trouver, coûte que coûte, des épouvantails! Il est seulement un peu facile que l'on attaque systématiquement l'Eglise catholique (qui, avec nos Rois, a fait de la France ce qu'elle est), plutôt que, par exemple, la loge locale à laquelle appartiennent des gens en vue!

Indépendamment de l'opinion que chacun peut porter sur l'ecclésiastique en question, sur ses options et ses combats, qu'il n'est pas du rôle de l'Action française de juger, il y a là une atteinte grave à la paix religieuse de la France qui mérite d'être notée. Ces attaques anticléricales d'un autre âge donnent aussi à penser que les prises de position des évêques vigoureusement catholiques gênent considérablement, par leur indépendance, le Pouvoir républicain, ou alors que notre situation générale est si calamiteuse, à l'intérieur comme à l'extérieur, qu'il faille une aussi grossière diversion pour tromper les citoyens. En tout cas, la section de Bayonne & pays basque, en accord avec les autres sections de la Fédération, met en garde les pouvoirs publics contre la répétition de ces faits ici ou ailleurs dans le Grand Sud-Ouest. Elle ne les laissera pas passer.

Le rôle du Gouvernement est d'unir les citoyens, pas de les opposer entre eux pour des raisons idéologiques ou religieuses. Evidemment, il est commode de jeter en pâture à l'opinion publique un homme d'Eglise, plutôt que les princes impuissants qui nous gouvernent! Cette solution de facilité ne trompe personne sur la fragilité du Régime démocratique. Une fois de plus, la Démocratie montre son incompatibilité foncière avec la France, comme avec la Religion. Entre les deux, il faudra bien choisir un jour.

La section de Bayonne & pays basque de l'Action française, à laquelle s'associent la section de Pau & Pyrénées, celles de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc et la fédération Grand Sud-Ouest, exige du préfet des Pyrénées-Atlantiques:

1° La dissolution immédiate de l'association responsable de l'organisation de cette mascarade, pour cause de trouble à l'ordre public;

2° La dissolution immédiate du conseil municipal, pour manquement grave à ses devoirs;

3° Le remplacement immédiat du commissaire de police, pour cause d'incompétence.

Telles sont les mesures rigoureuses qu'un gouvernement normal et des fonctionnaires patriotes prendraient sans tarder, pour préserver la paix publique en période d'état d'urgence, et même en temps normal. Cela ôterait l'envie à d'autres anticléricaux de village, de bureaux ou de robe d'imiter ce déplorable exemple retardataire donné en spectacle au monde!

A.F.-Bayonne & pays basque

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/22/01016-20160222ARTFIG00124-l-effigie-de-l-eveque-de-bayonne-brulee-en-place-publique-lors-d-un-carnaval.php

http://www.sudouest.fr/2016/02/22/saint-jean-de-luz-une-caricature-de-l-eveque-de-bayonne-brulee-lors-du-carnaval-2280103-4383.php

Ici, Sud-Ouest essaie de désamorcer maladroitement la polémique qui enfle!

http://www.sudouest.fr/2016/02/23/la-fausse-polemique-du-carnaval-luzien-2281513-4099.php

Faible mobilisation de part et d'autre pour la manifestation du 8 mars:

http://www.sudouest.fr/2016/03/08/pro-et-anti-eveque-de-bayonne-face-a-face-2294772-4018.php

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse Politique intérieure
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 09:00

Intéressante citation d'un livre sur le philosophe moderniste Blondel, dont la pensée, en l'occurrence, énonce une vérité que Maurras affirmait d'une autre manière à la même époque: La Chrétienté est morte à la Réforme, on ne la ressuscitera pas. Il est donc vain de vouloir la reconstruire à l'identique; il faut trouver de nouvelles voies. Toutes choses égales, c'est aussi un peu la même chose pour la France, comme l'Action française le constate ici en Toulousain: On ne retrouvera pas un patriotisme sous les formes bourgeoises, conservatrices et militaristes que l'on a connues aux XIXème et XXème siècles; il faut faire preuve d'imagination pour être nationaliste au XXIème siècle. Bref, rien de neuf sous notre soleil méridional! A Société nouvelle, nationalisme nouveau!

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

"Blondel n'est pas moins convaincu que tout autre catholique qu'une paix véritable ne peut venir que du Christ. Seulement il n'en fait pas ni un préalable, ni un principe surajouté que les chrétiens devrait imposer à tous les hommes. Par rapport à la situation réelle de l'humanité (...) en France (...) il ne s'agit donc ni de rêver du retour de la chrétienté, ni d'en faire analogiquement un modèle pour mobiliser les énergies chrétiennes. Il n'y a pas d'autre mouvement de l'histoire que celui qui se déroule sous nos yeux et qui est le produit de multiples traditions qui nous rendent solidaires, que nous le voulions ou non, des générations qui nous précèdent. Aussi renvoyer dos à dos régimes autoritaires et régimes libéraux au profit d'une nouvelle chrétienté à retrouver ou reconstruire à nouveau frais est une attitude qui fait totalement abstraction du mouvement réel de l'histoire et des liens dans lesquels les individus sont nécessairement enserrés. Tout le travail du philosophe consiste à relire l'histoire déjà là, non pour y trier a priori les éléments bons ou mauvais, mais pour y discerner le mouvement qui correspond à la volonté intime de chacun de développer la communion des personnes. C'est pourquoi une attitude intégralement catholique ne peut consister qu'en reposant sur deux points principaux : pas d'autre préalable que des principes communs à tous les hommes, puisque ce sont des principes philosophiques auxquels la conscience autonome de chacun peut accéder, considérer l'histoire dans son plein mouvement et non par rapport à des modèles, qu'ils soient inspirés par la nostalgie du passé ou par l'espoir d'un avenir radicalement meilleur."

Source: http://www.penser-le-genre-catholique.fr/ne-pas-r%C3%AAver-du-retour-de-la-chr%C3%A9tient%C3%A9

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 09:00
Merci de te faire l’un de nous en Ton Fils

Dieu, par ton Incarnation en Marie tu nous donnes ton Fils Jésus.
Tu viens te manifester à nous en venant toi-même prendre notre vie humaine.
Merci de te faire l’un de nous en Ton Fils pour nous montrer le chemin
d’Espérance qui mène à Toi.
Merci Ô Jésus d’être venu pour nous sauver en prenant nos vies sur ta croix.

Sœur Chrystelle Maillerie, Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie, diocèse de Rennes

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:00

Lefebvre Af occ

 

Mgr Lefebre lorsqu'il était en poste à Dakar

comme représentant du Vatican (Photo D.R.)

 

 

 

A la veille de Noël, il n'est peut-être pas inutile de se rappeler que la charité se pratique de proche en proche.  On lira  donc avec intérêt l'article ci-après, qui donne la parole à l'une des grandes figures du traditionalisme catholique monastique au XXème siècle. Il a le mérite de montrer que certaines conceptions activistes du catholicisme traditionnel peuvent très bien dériver d'un modernisme de pensée déplacé en matière spirituelle et qui n'a rien à envier au progressisme chrétien.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

"En 1972, le Père Eugène de Villeurbanne fondait le couvent des capucins de Morgon (Rhône) pour maintenir toute la pureté de la règle franciscaine malmenée par les épreuves de la période conciliaire. Très proche de Mgr Lefebvre, il lui demanda de former et d’ordonner ses futurs prêtres. C’est ainsi que l’archevêque conféra le sacerdoce à quatre d’entre eux entre 1982 et 1986, après les avoir formés à Écône. Adonné à la prière, éloigné du monde, faisant rayonner la charité, le Père Eugène eut le souci, jusqu’à sa mort survenue en 1990, de perpétuer l’esprit du Poverello d’Assise, au cours de la sèche période de l’aggiornamento où certains clercs, rongés par l’activisme et par le mépris de toute tradition, avaient fait du domaine religieux un champ d'action politique et voyaient dans leur prochain un ennemi extrémiste à mépriser et à combattre. En 1982, le Père Eugène se rendait compte que le même danger pouvait un jour s’emparer des rangs de ceux qui avaient pourtant eu le courage de défendre la messe et le catéchisme traditionnels. Grand était le risque de voir au sein du monde catholique une guerre partisane de tranchées où le principal ennemi n’était plus le vieil homme qui sommeille en nous mais le voisin de chapelle qui ne fait pas exactement comme nous. Il mettait en garde contre le péril qui consistait à « se confiner dans un traditionalisme de combat ».

« De tous côtés s’installe la division, se manifestent les colères, de l’orgueil, de l’injustice. Des « traditionalistes » un temps d’accord sur les vérités claires et essentielles de la foi mettent leur honneur à soulever des « problèmes », à raison avoir sur des questions d’importance lointaine pour la vie quotidienne des fidèles. Les intelligences s’estiment traditionalistes mais les cœurs ne le sont plus si jamais ils l’ont été. La charité fraternelle est, elle aussi, une richesse de la Tradition.  
« Le danger est grand de se confiner dans un traditionalisme de combat, de concevoir les vérités de la foi comme une occasion de lutte, de coups et de victoire, de considérer la théologie dogmatique comme un arsenal de guerre ou même trop exclusivement comme le moyen de l’illumination de l’intelligence dans l’oubli des yeux du cœur assoiffé d’espérance, avide de goûter les trésors de gloire que renferme l’héritage de Jésus-Christ. Grand est le risque d’accommoder les vérités de Jésus-Christ et les membres de Jésus-Christ à ses propres goûts ; saint Paul nous a appris où cela pouvait conduire.  
« La présence des fidèles à notre messe traditionnelle n’est pas une finalité, la foi aux vérités dogmatiques ne l’est pas non plus ; ce qui compte c’est la foi qui opère par la charité et conduit à la charité pour Dieu et à la charité fraternelle. Les institutions chrétiennes, la catéchèse, la théologie ne doivent pas seulement conduire les âmes aux portes d’entrée de l’amour surnaturel ; elles doivent faire progresser dans le domaine illimité des ascensions dans les profondeurs et les altitudes de l’amour de Dieu, dans le dulcor charitatis. Nul ne saurait s’y enfoncer s’il est en désaccord avec ses frères. « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne saurait aimer Dieu qu’il ne voit pas ». Entendons saint Paul nous dire « Du moment qu’il y a parmi vous jalousie et discorde, n’êtes-vous pas charnels et votre conduite n’est-elle pas tout humaine ». Un « traditionalisme » qui a perdu la charité est-il encore traditionnel ? »
 ----------
Cité par le Combat de la Foi et par Lecture et Tradition, n° 98, novembre-décembre 1982, pp. 7-8.
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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 09:00
Sainte Marie, Mère de Dieu, tu as donné au monde la vraie lumière

Sainte Marie, Mère de Dieu,
tu as donné au monde la vraie lumière,
Jésus, ton fils, Fils de Dieu.
Tu t’es abandonnée complètement
à l’appel de Dieu
et tu es devenue ainsi la source
de la bonté qui jaillit de Lui.
Montre-nous Jésus. Guide-nous vers Lui.
Enseigne-nous à Le connaître et à L’aimer,
afin que nous puissions, nous aussi,
devenir capables d’un amour vrai
et être sources d’eau vive
au milieu d’un monde assoiffé.

Extrait de l’Encyclique « Deus Caritas est »  pape Benoit XVI, le 25 décembre 2005

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:00

croix_occitane_jaune.gif

Nous livrons aujourd'hui à la réflexion de nos lecteurs une profonde observation du bienheureux Charles de Foucauld sur l'évangélisation ratée de l'Algérie par la France. Elle explique en partie la situation de ce malheureux pays livré au terrorisme islamiste et à la répression gouvernementale.

A.F.-Pau & Pyrénées

 

« Depuis quatre-vingts ans qu’Alger est à nous, on s’est si peu occupé du salut des âmes des musulmans, qu’on peut dire qu’on ne s’en est pas occupé. Si les chrétiens de France ne comprennent pas qu’il est de leur devoir d’évangéliser leurs colonies, c’est une faute dont ils rendront compte, et ce sera la cause de la perte d’une foule d’âmes qui auraient pu être sauvées. Si la France n’administre pas mieux les indigènes de sa colonie qu’elle ne l’a fait, elle la perdra, et ce sera un recul de ces peuples vers la barbarie, avec perte d’espoir de christianisation pour longtemps . »

Source: Écrits spirituels, éditions J. de Gigord, p. 243, lettre à un ami le 21 septembre 1912.

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publié par la Section de Pau & Pyrénées d'Action française - dans Politique religieuse
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 08:00

croix_occitane_jaune.gif

 

Ci-dessous, un court texte percutant (et injuste), mais pas mal vu, dans lequel l'essayiste Philippe Muray, pourfendeur de l'homo festivus sous toutes ses formes, met en évidence le caractère factice de certains aspects de masse de la "nouvelle évangélisation" et la mentalité "triomphaliste" de la jeunesse catholique.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

*

 

«[…] On n’a pas eu tellement tort, l’été dernier, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, de parler de Catho Pride. Si l’Eglise et son histoire ont vraiment disparu, c’est peut-être durant cet épisode d’apparente euphorie. Tout cela s’est dissout dans la fierté d’être catholique, dans un contentement de soi unanime et carnavalesque, d’où le concret humain (le désaccord avec le monde-donnée) s’était déjà retiré sans doute depuis longtemps. La messe s’est engloutie dans la kermesse ; et l’ancien catholicisme, comme tous les autres cultes, dans cette mystique des temps nouveaux qu’il faut désormais appeler panfestivisme. L’apparition de cette religion nouvelle se fait bien entendu aux dépens de toutes les autres, dont elle conserve d’ailleurs certains traits, tout en les privant de leur valeur essentielle (conflictuelle). A l’occasion de ces JMJ, l’Eglise n’a pas davantage renoué avec les masses qu’elle ne fait l’apprentissage des médias quand l’épiscopat décide de discuter d’internet avec l’académicien séraphique Michel Serres, dispensateur suprême de la cyber-pommade des temps multimédias. Dans l’un et l’autre cas, cette espèce d’aggiornamento n’est que l’acte d’allégeance d’une institution deux fois millénaire au nouveau maître hyperfestif. […]»

 

Source: Après l'Histoire, 2000.

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 08:00
Chaque fois que tu aimes ton frère, tu es sur le chemin qui mène à Dieu

Aimer…aimer…aimer…Dieu et nos frères.
Pas facile Jésus ce que Tu demandes, pas impossible non plus.
Deux demandes essentielles mais en fait cela ne fait qu’un.
Essaye et tu verras que chaque fois que tu aimes ton frère, tu es
sur le chemin qui mène à Dieu.
Et chaque fois que tu dis à Dieu que tu l’aimes, ton cœur va se tourner aussi vers ton frère.
Tu les retrouves l’un et l’autre ensemble.
L’Esprit Saint peut t’apprendre cela.
Jésus donne-nous cette grâce afin d’aimer comme Tu nous aimes.

Sœur Nelly Bours, Divine Providence – Créhen, diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 08:00
Tu es venu vivre notre vie pour que nous vivions de ta vie

Seigneur Jésus, Fils bien aimé de Dieu,
révèle-moi chaque matin que nous sommes en Toi,
et comme Toi, les enfants bien-aimés de ton Père.
Que j’accueille le don de ton amour à profusion.
Tu es venu nous chercher
alors que nous étions perdus depuis la rupture au jardin de Genèse.
Tu es venu vivre notre vie
pour que nous vivions de ta vie,
que nous aimions en tenue de service comme Toi,
Dieu et chaque être humain en Toi.
Joie d’être avec Toi, fils et filles de Dieu !

Sœur Françoise Alexandre, communauté des xavières, diocèse de Paris

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publié par la Section de Pau & Pyrénées d'Action française - dans Politique religieuse
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 08:00
Bénis sois-tu Jésus parce que tu es sauveur de nos vies.

Bénis sois-tu Jésus parce que tu es sauveur de nos vies.
Tu nous sauves du découragement en nous pardonnant.
Tu nous sauves en donnant du sens à nos vies.
Tu nous sauves en aimant jusqu’à l’extrême du don de toi sur la croix.
Tu nous sauves en nous libérant de toute peur.
Donne-nous d’accueillir ce salut comme un cadeau de ton amour.

Sœur Michèle Jeunet, centre spirituel du Cénacle, diocèse de Versailles

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publié par la Section de Pau & Pyrénées d'Action française - dans Politique religieuse
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 08:00
Lu sur:

 

"L'idée qui a présidé à la fondation de l'Institut musulman n'est pas nouvelle. En 1767, Louis XV et le sultan Mohammed ben Abdallah signaient un traité de paix dans lequel il était dit que "les consuls français auraient le droit d'avoir dans leur maison un endroit réservé à leurs prières et à leurs lectures religieuses ; que ceux qui voudraient, parmi les chrétiens, quels qu'ils soient, se rendre à la maison du consul pour les lectures et les prières n'en seraient empêchés par personne et que, de même les sujets de notre Seigneur - que Dieu le protège -, s'ils étaient établis dans le pays de France, dans quelque ville que ce soit, nul ne pourrait les empêcher d'établir une mosquée pour leurs prières et leurs lectures religieuses"."
 
 
 
 
Notre commentaire: Nos Rois savaient, eux, comment faire dialoguer les civilisations: par le respect réciproque, et ils savaient qu'on ne respecte la France que quand elle est forte. La différence entre cette époque et la nôtre est évidente, c'est le remplacement d'un régime d'ordre, de prospérité et de grandeur par un régime d'instabilité, de chômage et d'abaissement. Français, vous savez maintenant quoi faire de la Démocratie!
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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique religieuse
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 19:00

On lira ci-après une intéressante interviouve parue dans La Dépêche du 17 novembre dernier sur le patrimoine religieux de la ville de Toulouse. L'apport de l'Eglise aux arts et lettres est en effet immense. Sur le plan du tourisme, l'existence de telles richesses architecturales ne peut qu'apporter des devises à la ville, et l'on comprend que l'actuelle municipalité cherche à l'entretenir. La section de Toulouse & Haut-Languedoc de l'Action française ne peut que s'en féliciter, ainsi que du patriotisme local que montre par là le grand quotidien radical-socialiste régional.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

Toulouse vue aérienne

Une vue aérienne de Toulouse,

la "Florence occitane" aux cent clochers (Photo D.R.)

 

"Églises, couvents, monastères, hospices, chapelles, écoles… à travers les âges, la religion catholique a construit des centaines d’édifices dont certains sont un peu cachés voire totalement mé connus de la plupart des Toulousains, et d’autres qui sont passés du cultuel au culturel, comme l’auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines, une ancienne église, ou le musée des Augustins, un couvent. Jean-Claude Jaffé, ancien professeur d’espagnol passionné d’histoire religieuse et le photographe Arnaud Späni prennent le lecteur par la main pour une promenade curieuse et spirituelle.

 

Q. - Comment définir le patrimoine catholique de Toulouse ?

 

R. - J.-C. Jaffé. - Il est très riche. Avant le développement de la ville, Toulouse intra muros était une concentration d’églises, monastères, couvents. Un certain nombre a été vendu par l’Eglise ou rasé. On a perdu beaucoup de choses, même avant la Révolution. Mais il reste encore beaucoup d’édifices, un vrai patchwork de styles, très contrasté. J’ai dénombré soixante églises et au moins une centaine de lieux de culte catholique dans la ville. Je pensais pourtant bien connaître ce patrimoine et j’ai découvert des petites chapelles qui sont des bijoux, au centre-ville.

 

Q. - Par exemple ?

 

R. - La chapelle Saint Jean-Baptiste, rue Antonin Mercié. Il faut vraiment s’appuyer sur le mur d’en face pour voir une chapelle de quatre étages, complètement intégrée, incarnée dans les habitations. J’en signale une autre, un peu plus connue, vers le Palais de justice, Notre-Dame de Nazareth, ouverte au culte de «la paroisse italienne». C’était la chapelle de prédilection des magistrats. Beaucoup s’y faisaient enterrer.

 

Q. - On découvre même une grotte de Lourdes !

 

R. - Il y a plusieurs reproductions de la grotte de Massabielle à Toulouse. La plus belle est celle de l’Immaculée Conception, près de l’église du faubourg Bonnefoy. Elle se trouve au cœur d’un jardin avec une très belle fontaine. Il y en a une autre dans le lycée Sainte-Marie de Nevers, une dans la chapelle de l’ancien orphelinat de la Grande Allée, sur les allées Frédéric Mistral…

 

Q. - Quels sont vos coups de cœur ?

 

R. - J’aime beaucoup la chapelle des Carmélites qu’on appelle «la petite chapelle Sixtine toulousaine» mais elle n’est pas toujours ouverte et, l’autre jour, j’ai vu quelques fuites dans le toit. Ma préférée est l’église du Gésu, rue des Fleurs, avec ce nom bizarroïde qui vient de l’italien «Gesuiti». Elle a trois niveaux, de nombreux et riches vitraux, des fresques peintes au XIXe par le frère de l’architecte et un clocher de 53 mètres, le plus haut de Toulouse.

 

Q. - Ce patrimoine est-il en bon état et qui l’entretient ?

 

R. - Mis à part Saint-Etienne qui est propriété de l’Etat, la plupart des édifices et il y en a pas mal, appartiennent à la Ville. C’est un lourd héritage car les églises ont besoin d’entretien régulier. Ce sont des chantiers que l’Eglise ne pourrait pas assumer.

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 09:00
Aimer Jésus en tout être humain

Béni sois-tu Jésus,
parce que c’est d’abord toi qui nous aime
mais aussi parce que tu nous rends capable de répondre à ton amour,
tu nous rends capable d’accepter ta proposition d’amitié.

Donne-nous la force et la joie de t’aimer en lisant ton Evangile,
en pardonnant, en ayant souci des autres,
car nous pouvons t’aimer en chacun de nos frères,
en chacune de nos sœurs, en tout être humain.

Sœur Michèle Jeunet, centre spirituel du Cénacle, diocèse de Versailles

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 19:00

croix_occitane_jaune.gif

En cette veille de Noël et en guide de cadeau, la section de Toulouse & Haut-Languedoc de l'Action française offre à ceux de ses lecteurs qui sont traditionalistes une fable parue il ya cinq ans sur un forum de discussion catholique. On jugera si elle est actuelle ou non; en tout cas, elle ne lasse pas de faire réfléchir à l'avenir de l'Eglise...

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

"Entre vignes et abricotiers, dans cette belle vallée inondée de soleil, à quelques pas seulement du séminaire qu’il a fondé, le grand Prélat se promène.

"Voici quelques mois, il a sacré 4 évêques sans mandat pontifical et a subi la plus grave des condamnations : l’excommunication. Dans quelques mois, il s’en doute bien, ces mots de Saint Paul seront inscrits sur sa tombe « Tradidi vobis quod et accepi ».

"La terrible sentence qui l’a frappé ne le fait pas trembler, malgré la certitude de son imminent retour vers le Juge qu’il a toujours servi avec amour et fidélité.

"Ce qu’il ressent n’est pas arrogance ou orgueil. Son âge avancé n’a pas altéré son jugement. Son geste, lors des récents sacres, fut uniquement et totalement guidé par son incommensurable amour de l’Eglise. Cette Eglise qu’il aime par-dessus tout et que la crise moderniste déchire de toutes parts.

"L’amour de Dieu, de son Eglise et des âmes. Un amour absolu, inconditionnel, qui brûle tout son être. Voilà ce qui l’a conduit à accepter cette terrible sentence de l’excommunication.

"Tout en marchant, l’Evêque y pense avec gravité. Jamais, il n’aurait pensé qu’une telle chose soit possible. Jamais, durant toutes ces années où il fut jeune prêtre, évêque, archevêque, Légat du pape, Supérieur Général des Spiritains, Fondateur et Supérieur de la Fraternité St Pie X, jamais il n’aurait pu imaginer qu’un jour il doive accepter la peine ecclésiale la plus sévère qui soit par amour de l’Eglise.
 

« Excommunication » le mot le fait frémir. Il pense à ses parents qui étaient des saints. Si on leur avait dit qu’un jour leur fils, évêque, serait excommunié !

"Il avait maintes fois retourné la question dans son esprit avant de procéder aux sacres, mais, malgré la terrible frayeur qui l’habitait devant la gravité de cette extrémité, il avait décidé d’accepter et d’offrir ce sacrifice pour le bien de l’Eglise, de la messe, des prêtres et du sacerdoce et pour le salut des âmes.

"Le Seigneur qui sait tout considérera à sa juste valeur un acte que les hommes jugent avec si peu de clairvoyance.

"Le Prélat s’arrête un instant et contemple ce magnifique paysage alpin auquel il s’est tant attaché.

"Il plonge sa main dans la poche de sa soutane pour y saisir son chapelet et murmure en se signant : « In Nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti ».

"C’est alors que la voix se fait entendre.

« Votre décision fut la bonne Monseigneur et votre sacrifice portera du fruit. Grâce à vous, de nombreuses âmes seront sauvées par la grâce du sacerdoce et de la messe que vous aurez sauvegardés. Dans vingt ans déjà, le pape en personne rétablira le droit de cité du vénérable Rite de Saint Pie V. Un cardinal le célébrera au grand jour, à Rome, en la Basilique Sainte Marie Majeure. De nombreux Evêques de par le monde célébreront la messe, la confirmation et les ordinations de la façon que vous l’avez toujours fait. Des paroisses personnelles seront érigées, réservées exclusivement à l’ancien Rite. De nouvelles communautés traditionnelles seront fondées sous la protection du Vatican. Le pape de ce temps-là, malgré la haine et les critiques, affirmera officiellement que tous les prêtres ont le droit de célébrer la messe traditionnelle, sans même devoir en demander la permission à leurs évêques ou à leurs supérieurs religieux. »

"L’évêque écoute paisiblement. Son visage est impassible et pourtant, une larme perle au coin de ses yeux clos.
« Deo gratias !» dit-il dans un grand soupir.

- « La crise de l’Eglise sera donc terminée dans vingt ans ? » demande-t-il incrédule, sans ouvrir les yeux et en serrant fortement son chapelet dans sa main droite.
- « Malheureusement non, Monseigneur » répond la voix. « Vingt ans, c’est si court et la crise est si profonde. Les désastres qu’elle a entraînés seront encore présents et visibles, partout ! Il faudra encore du temps, plusieurs générations, pour qu’Elle retrouve le visage qui fut le sien. Mais, dans vingt ans, grâce au courage d’un pape que vous connaissez et pour lequel vous avez beaucoup prié, les choses commenceront à changer. En réalité, à ce moment-là, les armes seront rendues aux soldats qui souhaitent servir Notre Seigneur Jésus-Christ. »
- « La Fraternité que j’ai fondée, voilà la milice dont l’Eglise pourra se servir pour cette grande bataille » reprend l’Evêque, fièrement.

"La voix ne répond pas. L’Evêque attend, longtemps, puis questionne :
- « Elle restera fidèle n’est-ce pas ? »

"La voix se tait un instant, puis répond :
« Oui, jusque-là, elle restera dans le droit chemin que vous lui avez indiqué. Mais, lorsque le pape l’appellera, elle refusera d’accéder à sa demande ! »
« Mon Dieu ! » frémit l’Evêque, « ce n’est pas possible ! Elle aura certainement une bonne raison pour expliquer ce refus ? Quelle est-elle ? La messe ? »
« Je viens de vous dire qu’elle sera alors totalement libéralisée par le Saint Siège. »
« Alors les autres sacrements ? »
« Autorisés également, dans leur intégralité et selon l’antique forme. »
« Ses évêques, voilà certainement la raison. »
« Reconnus comme tels et réhabilités, ainsi que votre mémoire à condition que l’accord proposé par Rome soit signé. »

"Le Prélat réfléchit un instant puis reprend :
«  L’obligation de célébrer la nouvelle messe ou, pour le moins de concélébrer occasionnellement ? »
« Point d’exigence non plus de ce côté-là. La faculté de ne célébrer que la messe de toujours est acquise. »
« Une forme canonique inadéquate et réductrice qui empêcherait la Fraternité de continuer son œuvre ? »
« Une administration apostolique mondiale, sans avoir à rendre de comptes aux ordinaires locaux. »
« L’obligation de professer les erreurs du concile notamment sur la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme. »
« Non, Monseigneur, aucun engagement sur ces questions non plus. »
« Mais alors…. » soupire l’Evêque incrédule. « Je ne puis le croire. J’ai pourtant demandé explicitement à mes jeunes évêques d’aller remettre leur épiscopat dans les mains du Vicaire du Christ lorsque les choses auront changé. Et, selon ce que vous dîtes, il semble bien que, dans vingt ans, ce changement aura véritablement eu lieu. »
« En effet Monseigneur. Mais les responsables de la Fraternité en voudront encore plus, toujours plus. Ils auront pris l’habitude de n’écouter que leur propre jugement et, fondamentalement, ils auront perdu confiance en l’Eglise. »
« Quel malheur ! Ne leur ai-je pourtant pas montré l’exemple? N’ont-ils pas vu mon indéfectible attachement à Rome ? N’ont-il pas senti à quel point cette séparation me faisait souffrir ? N’ont-ils pas compris que dans les circonstances actuelles je n’ai pas d’autres choix… Mais que dans vingt ans, avec les extraordinaires changements que vous me décrivez, tout sera différent ? »

« Vos successeurs attendront que l’Eglise redevienne uniquement, totalement, exclusivement traditionnelle pour rentrer au bercail… »
« Elle ne l’a jamais été ! » coupa l’Evêque  « Et, ce faisant, ils prendront le tragique risque de ne jamais revenir. Ils trahiront mon œuvre et ma volonté. Je ne puis le croire ! C’est pour cette bataille, pour le combat de sauvegarde de l’Eglise, en son propre sein, que j’ai fondé la Fraternité. Je n’ai jamais voulu fonder une petite église séparée, quand bien même professerait-elle la foi catholique. Ils doivent bien le savoir, tous ceux qui me sont proches le savent ! Alors certes, j’ai dû accepter l’inconcevable, l’excommunication, mais dans un contexte particulier. Mais avec ces changements…. »
« Ils les estimeront insuffisants. »
« Mon Dieu ! Venez-leur en aide ! Faites-leur comprendre que dans les conditions que vous m’expliquiez ils devront se mettre à la disposition du pape et de l’Eglise, en reconnaître l’autorité et certes, continuer le combat, mais de l’intérieur. C’est là qu’ils porteront du fruit, là qu’ils seront véritablement utiles, là qu’ils serviront Notre Seigneur Jésus-Christ et qu’ils participeront au salut des âmes. »

"L’Evêque fit silence et reprit son chemin en égrainant son chapelet.

"Lorsqu’il l’eut terminé, il demanda :
« Que puis-je faire pour éviter cela ? »
« Ce que vous étiez en train de faire Monseigneur, prier et faire prier ! »

Source: http://archives.leforumcatholique.org/consulte/message.php?arch=2&num=411486

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:00

croix_occitane_jaune.gif

 

Voici un conte de Noël typique de la France républicaine et laïque du début du XXIème siècle: Faute de donner du travail et des libertés aux gens, on leur interdit d'espérer une vie meilleure et de croire.

Rappelons qu'aux yeux des socialistes les plus sincères eux-mêmes, la seule chose que la Troisième République ait fait pour l'ouvrier français fut de lui offrir l'anticléricalisme, excellent dérivatif aux revendications sociales légitimes! La Cinquième continue sur cette lançée. Selon toute vraisemblabilité vu le caractère mesquin de l'incident, l'auteur de la dénonciation ne peut qu'être franc-maçon.

Inutile de dire que la section de Toulouse & Haut-Languedoc de l'Action française assure les cheminots de Villefranche de sa solidarité totale. Seule une Monarchie populaire sera assez forte pour leur donner des garanties matérielles et morales de libre exercice de leur dur métier.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

1/ L'article de l'édition aveyronnaise du Centre-Presse:

Villefranche : la crèche des cheminots jugée indésirable

Le 18 décembre à 06h00 par Pierre Côme

 

Les cheminots ont laissé leur crèche en place en informant leur clientèle de leur mécontentement.

Les cheminots ont laissé leur crèche en place en informant leur clientèle de leur mécontentement.

(Droits photo: Centre Presse)

Dans une semaine, c’est Noël ! Sapins décorés, crèches la Nativité installées...   Or c’est justement l’une d’elles qui suscite un certain émoi dans le Villefranchois, celle confectionnée par les cheminots de la gare SNCF de Villefranche qui a dû être "masquée" suite à la plainte d'un usager.

"Signe religieux ostensible"

"Ce mardi, nous avons reçu une note de la part de la direction régionale de Toulouse nous demandant de retirer la crèche au plus vite", explique un agent de la SNCF. "La direction nous a expliqué qu’elle avait reçu la plainte d'un usager choqué de voir un signe religieux ostensible dans un lieu public", poursuit un autre agent. "Le pire, c’est que nous savons de qui provient cette plainte", croit savoir un autre salarié. 

Les cheminots refusent d'appliquer la décision de leur direction

Mécontents, les cheminots villefranchois ont refusé d’appliquer la demande de leur direction…"Cela fait dix ans que nous avons l’habitude d’installer une crèche sur l'un de nos comptoirs. Nous ne voyons pas pourquoi cela changerait ! Notre crèche est toujours en place. Elle restera là, mais ostensiblement masquée", conclut un cheminot.

Source: http://www.centrepresseaveyron.fr/2013/12/17/villefranche-la-creche-des-cheminots-jugee-indesirable,926013.php

 

2/ L'article plus complet du Figaro:

"Un usager s'est plaint de la présence d'une scène de la nativité devant le guichet de la gare de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron. Les cheminots, qui installent cette crèche chaque année depuis dix ans, sont en colère. La SNCF va organiser un débat.

 
                                       
"C'est une question épineuse et d'actualité à l'approche des fêtes: une crèche de Noël installée dans une gare porte-t-elle atteinte au principe de laïcité dans les lieux publics? La question a bouleversé la quiétude de la gare de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron. Un usager s'est plaint par courriel à la direction régionale de la SNCF de la présence visible d'une scène de la nativité exposée derrière un guichet. Il a expliqué se sentir offusqué «de voir un signe religieux ostensible dans un lieu public». La SNCF envoie une note aux cheminots qui prennent mal cette remise en cause, et alertent la presse.

"La crèche est alors temporairement dissimulée sous une bâche et, sur la vitre, une affichette explique: «Suite à la plainte d'un client, nous ne pouvons laisser exposer la crèche. Crèche que la gare de Villefranche met en exposition depuis dix ans!!». Les employés, attachés à cette tradition, ont du mal à comprendre la polémique actuelle. Ils n'ont jusqu'à cette année reçu aucune plainte. «Cela fait dix ans que nous avons l'habitude d'installer une crèche sur l'un de nos comptoirs. Nous ne voyons pas pourquoi cela changerait!», déplorait l'un d'entre eux dans le quotidien Centre Presse . Un autre confiait sibyllin au journal: «Le pire, c'est que nous savons de qui provient cette plainte».

«Une tradition importante pour les agents»

"Face au retentissement de l'affaire, la direction de la SNCF a voulu dédramatiser. Réfutant avoir demandé aux agents de retirer la crèche, elle a récusé le terme de «plainte». Mais, avec l'interrogation du voyageur sourcilleux, l'usage observé de longue date va donner lieu cette année à un «dialogue» entre les agents de la gare et leur hiérarchie sur la laïcité et la neutralité au sein de la SNCF, a-t-elle annoncé.

"L'affichette a été retirée et la crèche est redevenue visible. Le directeur de la communication de la direction régionale, Philippe Blanquart, a souligné que la crèche était toujours là, et a insisté sur la dimension «locale» de l'initiative des agents et du «dialogue» qu'il va susciter. «La crèche est un signe religieux mais, autour de Noël, c'est aussi une tradition importante pour les agents, on trouve des crèches dans beaucoup d'espaces publics», a-t-il observé, «mais à la SNCF, comme dans toutes les sociétés, les questions de laïcité se posent, c'est pourquoi on a questionné notre direction de l'éthique».

"Le comité d'éthique de la SNCF, qui traite toutes les questions d'éthique au sein du groupe, n'a pas répondu spécifiquement puisqu'il avait déjà émis en décembre, sans rapport avec Noël ou la crèche villefranchoise, un avis réaffirmant les principes de laïcité et de neutralité de l'entreprise. Les avis du comité aident les managers devant les situations liées aux convictions religieuses et c'est sur leur fondement que les agents villefranchois et leurs supérieurs vont dialoguer «dans les jours ou les semaines qui viennent», a-t-il dit."

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/20/01016-20131220ARTFIG00331-laicite-une-creche-implantee-dans-une-gare-seme-la-zizanie.php

 

 

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publié par la Section de Toulouse-Languedoc d'Action française - dans Politique religieuse
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:00

Alors que les cardinaux s'assemblent à Rome pour élire le successeur de pape démissionnaire Benoît XVI, on pouvait lire un intéressant article du chroniqueur religieux du Figaro, Jean-Marie Guénois, sur l'état du catholicisme en Europe, que nous reproduisons plus bas avec nos intertitres. Contrairement aux vues alarmistes sur la prétendue "déchristianisation" du continent en général et de la France en particulier, il dresse un diagnostic raisonnablement rassurant, fondé sur des statistiques vérifiables, que partage entièrement l'Action française-Toulouse & Haut-Languedoc! Le catholicisme a de beaux jours d'apostolat devant lui!

A.F.

Toulouse--blason-avec-couronne-murale.jpg

"Malgré toutes les crises, le continent européen maintient un noyau de catholicisme actif et profond, plus ou moins important selon les pays, mais relativement stable.

Une relative stabilité
dans les pays de vieille chrétienté 
 

"Le catholicisme européen, pour usé qu'il soit, connaît plutôt une stabilité dans les populations liée à son statut historique, spirituel et culturel. Mais elle est associée à une lente décroissance, dont le vieillissement du clergé est le symptôme. La crise de confiance provoquée par la révélation des scandales de prêtres pédophiles, en Irlande et en Alle­magne notamment, affecte la situation mais de façon passagère, comme l'ont démontré les États-Unis, qui l'ont connu beaucoup plus tôt et qui voient aujourd'hui un retour à la normale. Ce qui indique pour l'avenir que, malgré toutes les crises, le continent européen, de très ancienne chrétienté, maintient un noyau de catholicisme actif et profond, plus ou moins important selon les pays, mais relativement stable.

 

"Ainsi les chiffres des baptêmes sont-ils très révélateurs. Parue cette semaine, une étude américaine de l'institut Pew Forum sur quatre pays de tradition catholique (Italie, France, Allemagne, Espagne) démontre qu'entre 1975 et 2010 il y a une stabilité des baptêmes en France et en Italie, une progression en Espagne et une légère baisse en Allemagne. Cette tendance longue démontre l'inscription du catholicisme dans une part non négligeable de la population, même si ces baptisés ne sont pas forcément pratiquants.

La Pologne, bon élève de la classe

"Quant aux relativement bons chiffres des ordinations de prêtres européens, ils ne sont dus qu'à la Po­logne. Ce bastion du catholicisme fournit en effet près d'un tiers (29 %) des ordinations de prêtres européens. De plus, l'érosion toute relative constatée depuis les années 2000 dans le pays natal de Jean-Paul II - encore 500 ordinations par an depuis dix ans tout de même, six fois plus qu'en France - ne doit pas cacher un dynamisme stupéfiant: il y a autant d'entrées, chaque année, au séminaire en Pologne (2300 environ) que dans tous les séminaires réunis des États-Unis et du Canada!

 

"Plus inquiétante est l'Italie. Bien après la France, qui a connu une ­crise des vocations dans les années 1970, et après l'Espagne, où cette décroissance frappa dans les années 1980, c'est au tour des évêques et cardinaux italiens de se faire du souci. Ils ne regardent plus avec la condescendance qui les caractérisait leurs confrères européens aux prises depuis longtemps avec ce phénomène, car ils en sont aujourd'hui les vic­times. L'Église italienne reste toutefois la deuxième en Europe après la Po­logne, même si elle est passée, en dix ans, d'une moyenne de 500 à 400 ordinations par an. La chute se confirme. Elle s'explique aussi par la situation démographique drama­tique de ce pays, symbole par excellence du catholicisme.

 

"En tout état de cause, les catho­liques européens ne peuvent pas se plaindre. Au Vatican, une statis­tique est très révélatrice. Elle me­sure le «taux d'encadrement», pourrait-on dire, des fidèles catholiques. C'est ainsi qu'il y a un prêtre pour environ 7000 catholiques en Amérique du Sud, un prêtre pour 1500 catholiques en Amérique du Nord, un pour 4800 catho­liques en Afrique. Et un prêtre pour 1500 catholiques en Europe.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/08/01016-20130308ARTFIG00551-catholicisme-lente-decroissance-en-europe.php 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique religieuse
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 09:00

On lira ci-dessous une importante tribune de l'écrivain et poète Yacine Zerkoun paru récemment sur le site Boulevard Voltaire. Alors que la Démocratie ne sait, pour des fins bassement électorales qu'exacerber les différences entre Français, elle pose les bases raisonnables d'une coexistence durable entre catholiques, musulmans et athées, qui ne pourra être atteinte que sous le Roi très-chrétien, protecteur des diverses familles spirituelles de la France. Pour sa part, l'Action française se déclare entièrement d'accord avec ces propositions de bon sens.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

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"Il nous faut un islam « en » France. Non un islam « de » France » ou un islam « français », ce qui supposerait un islam spécifique à ce pays. La religion révélée au Prophète (paix et bénédiction sur lui) est une religion universelle, qui ne connaît pas de frontières. Avec un islam « en » France, nous parlons d’un islam dont le volet culturel est spécifique à la France. Ce qui n’a rien à voir avec le culte qui, lui, nous dépasse.

 

"Vivant en France, il nous faut des imams français, qui prononcent leur sermon dans la langue nationale. Ce n’est pas le cas dans la plupart des mosquées.

 

"De même, les lieux de culte n’ont pas à adopter une architecture arabo-mauresque. Regardez la mosquée de Shanghai. Il faut faire la différence entre ce qui appartient au dogme et ce qui relève de la culture. L’esthétique, elle, est culturelle.

 

"Pour représenter l’islam, nous avons besoin de jeunes gens cultivés, nés en France. Nous avons besoin de musulmans pour qui le français est une langue maternelle, et non un « butin de guerre ». Comment voulez-vous être pris au sérieux si ceux qui nous « représentent » parlent français avec un accent maghrébin ? Comment voulez-vous être pris au sérieux si, à longueur de phrases, ils multiplient les fautes comme Jésus multipliait les pains ? Pour être crédible, il faut maîtriser les règles de la syntaxe, de la grammaire et de la conjugaison.

 

"Il nous faut davantage de jeunes dans les universités et les grandes écoles. La science est primordiale. Mohammed (paix et bénédiction sur lui) n’a-t-il pas dit : « L’encre de l’élève est plus sacrée que le sang du martyr » ? Beaucoup de frères et sœurs font le jihad sur la Toile, mais n’ouvrent jamais le moindre bouquin. Or, la légitimité passe par l’étude. Il faut de la science pour créer des entreprises, pour diffuser de l’information, pour se lancer en politique. Le premier jihad, c’est le jihad contre soi. Cultivez-vous, lisez, passez des diplômes, faites de hautes études.

 

"Quant à la « peur de l’islam », il faut arrêter de nous demander si elle est légitime ou si elle ne l’est pas. S’il y a un effort à faire des deux côtés, les musulmans doivent se rappeler que la France est chrétienne. Nous sommes, c’est vrai, dans un pays laïc. Mais la laïcité n’a guère plus qu’un siècle, alors que la France est millénaire. Nous devons comprendre ce que cela fait de voir une autre religion se développer, pendant que celle de nos aïeuls se perd…

 

"Encore un mot sur l’apostasie. Mohammed Talbi, dans Réflexion, écrit : « L’islam permet aujourd’hui d’assassiner pour délit d’opinion. C’est inacceptable. Dans un ouvrage intitulé « Les droits de l’homme en islam », Ghazali légitime la loi sur l’apostasie, qui autorise à tuer toute personne ayant, d’une manière ou d’une autre, répudié l’islam. Il justifie cette loi en assimilant l’apostasie à de la haute trahison (…) » Or, ajoute-t-il, « il n’y a pas un seul mot dans le Coran » qui justifie cette loi.

 

"S’il n’y a pas de contrainte pour entrer en religion, il ne devrait pas y en avoir non plus pour en sortir.

 

"Laissons à Dieu le soin de juger les égarés."

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/yacinezerkoun/nous-musulmans-devons-nous-rappeler-que-la-france-est-chretienne,7185 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique religieuse
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:00

Alors que nos soldats combattent durement pour la liberté du Mali, ancienne colonie française, ce qui vaut à la France un regain de popularité dans le Tiers-Monde, un renfort imprévu vient d'ariver d'Alger, à l'occasion d'une réunion d'imams d'Afrique noire (voir ci-dessous). Il apparait que l'audacieuse intervention française, courageusement décidée par le président Hollande pour réparer les dégâts de la politique Sarközy, accélère le processus catalyseur d'un islam modéré. Son caractère désintéressé permet à notre Pays de retouver en Afrique un statut de grande Puissance. 

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

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"Des érudits, prêcheurs et imams du Mali, du Niger, du Burkina Faso, de Mauritanie et d’Algérie se sont regroupés, hier à Alger, pour débattre du fléau de l’extrémisme religieux, de ses causes et de son traitement. Une déclaration finale sur la pensée fanatique et les événements au Mali sera adoptée, aujourd’hui, à la fin des travaux.

 

 

"Pour la première fois, des érudits, prêcheurs, imams et prédicateurs des pays du Sahel, dont le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et l’Algérie, se reconnaissant du rite malékite, se sont réunis, avant-hier à Alger, lors d’un séminaire consacré à l’extrémisme religieux, ses causes, ses effets et son traitement. L’ensemble des hôtes de l’Algérie était unanime à dénoncer «cette pensée destructrice qui s’est répandue dans la région du Sahel et qui a terni l’image de l’islam et des musulmans».

 

"Lors de l’ouverture des travaux, Ahmed Tikhemrine, un prédicateur algérien, explique que «cette initiative a été évoquée lors d’une rencontre à La Mecque entre les adeptes du rite malékite qui étaient préoccupés par la situation au nord du Mali, notamment l’invasion de cette région par les groupes de fanatiques. Nous étions tous d’accord sur la nécessité d’une ligue pour combattre l’extrémisme, le fanatisme et la criminalité qui menacent la paix, la stabilité et la sécurité de la région». Il met en garde contre le fanatisme religieux que l’islam interdit à partir du moment qu’il constitue «la religion du juste milieu». Le fanatisme a conduit aux appels à la violence, au meurtre, à la violation des lieux sacrés, à l’apostasie des oulémas et à la destruction des biens de la communauté.

 

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L'intervention française désintéressée au Mali renoue, entre la France et son ex-Empire, des liens de confiance et de protection interrompus à la décolonisation (Photo D.R.)

 

"Abondant dans le même sens, le Nigérien cheikh Daoud met l’accent sur les conséquences «néfastes» de ces mouvements extrémistes qui, selon lui, ne peuvent être combattus que par la pensée. «Seule la religion peut mettre à nu ces fanatiques. Nous devons défendre les références religieuses de notre région afin de couper la route aux prêcheurs de la violence et de la destruction. La création de la ligue des oulémas du Sahel répond à cette forte demande d’une instance référentielle à même de trancher les questions de la religion et éviter ainsi le recours à des canaux et des pensées qui sont loin de refléter notre ouverture sur le monde, notre pratique religieuse et nos références théologiques», affirme cet imam de la Grande Mosquée de Niamey, avant de céder sa place à un algérien, Abdelmalek Ramdane El Djazaïri.

 

"D’un franc-parler suivi avec une grande attention par les participants, Abdelmalek Ramdane El Djazaïri met en relief «les graves dérives» du fanatisme dont les adeptes sont assimilés aux «kharidjite». «Ils ont outrepassé les préceptes de la religion, qui prône la tolérance, à travers leur rigorisme dans la pratique de l’islam, l’obéissance aveugle à leur chef, le refus de l’avis de l’autre, l’interdiction du licite, de tout ce qui est bon pour l’être humain pour torturer son âme, la rébellion contre la société et surtout tkfir (accuse d’apostasie), l’ignorance des bases du djihad, la non-compréhension des fatwas (décrets) des oulémas, notamment de Ibn Taymiya, etc.», révèle le conférencier. Pour lui, les parents doivent faire très attention aux fréquentations de leurs enfants et aux programmes de télévision qu’ils regardent. «Lorsque votre enfant fréquente les mosquées, soyez vigilants ; surveillez leurs références et contrôlez leurs prédicateurs avant qu’ils ne tombent entre les mains de fanatiques. Ils doivent être imprégnés du savoir de nos aînés et non pas de ceux qui ignorent totalement le vrai message de l’islam. Pour être prédicateur ou mufti, il faut des conditions.

 

"D’abord être âgé, mais aussi avoir un savoir assez riche et reconnu. Jamais un jeune ne peut être reconnu en tant qu’érudit juste parce qu’il a lu un livre ou deux. Il faut aussi savoir équilibrer entre la modernité et l’authenticité», souligne-t-il, précisant que «les fatwas qui rendent licites les tueries et les assassinats ont donné une vile image de l’islam, poussant nos enfants à avoir peur de la religion musulmane et suscitant des pressions énormes sur les musulmans à travers le monde. Je peux dire que 99% des fanatiques tombent entre les mains des ennemis de l’islam».

 

"Le conférencier conclut en plaidant pour l’ouverture des portes de la science, du savoir et de la jurisprudence : «Les nombreuses rencontres avec les terroristes, les prisonniers et certains chefs extrémistes ont permis de casser cette la pensée et d’emmener beaucoup de jeunes à la raison. La pensée ne peut être combattue que par la pensée.»

 

 

«La pensée ne peut être combattue

que par la pensée»

 

"Les mêmes propos sont tenus par cheikh Mouadou Soufi, du Burkina Faso, pour lequel la violence religieuse constitue aujourd’hui la plus grande préoccupation. Il explique que les fanatiques, tout comme les bandits de grand chemin, utilisent un uniforme pour tromper leurs victimes. Les premiers s’habillent en tenue militaire ou de police pour voler les gens, les autres utilisent l’islam pour attirer les jeunes dans leurs activités criminelles. «Tout le monde sait que notre religion ne nous enseigne ni la violence ni le terrorisme, mais l’amour de l’autre et la tolérance (…). Ce qui se passe au nord du Mali constitue de graves violations comme le mariage forcé, l’amputation des mains et les lapidations, résultant d’une interprétation erronée du Coran (…). Les acteurs de cette invasion fanatique ont profité de la situation en Libye, d’où ils ont ramené des armes, favorisant ainsi l’implantation élargie de l’extrémisme.

 

"La pauvreté que subit la population dans cette région a poussé celle-ci à composer avec les terroristes. Ces derniers assuraient des salaires assez importants à tout nouveau djihadiste, suscitant ainsi un rush vers les groupes terroristes (…). Il faut unir nos efforts pour mieux expliquer notre religion à nos enfants et les préserver de cette pensée destructrice.» Pour sa part, cheikh Alphadallah Kounta, du Mali, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il qualifie les djihadistes de bandits, de trafiquants de drogue et de mercenaires «qui menacent notre religion basée sur le principe de compréhension et de cohérence». Il dénonce l’incendie provoqué hier aux plus importants manuscrits du centre Ahmed Baba, à Tombouctou, par les extrémistes, tout en appelant à un front uni contre «le danger de l’extrémisme».

 

"L’imam Moussa de la Grande Mosquée de l’université de Noukchott, en Mauritanie, abonde dans le même sens en revenant sur la définition du fanatisme, assimilé au terrorisme et qui, selon lui, est catégoriquement rejeté par la religion musulmane. Imam de la mosquée d’Agadez, au Niger, cheikh Boureina Abadou Daouda évoque les deux rebellions que le nord de son pays a connues, précisant qu’«elles n’ont rien à avoir avec la religion, mais sont plutôt liées aux droits politiques. Mais des chefs religieux ont pris les devants avec ce qui se passe ailleurs pour ouvrir des canaux de communication afin d’expliquer aux jeunes le danger de ce courant destructeur». Slimane Bensofiane, un jeune prédicateur algérien, surprend l’assistance avec son intervention sur l’expérience algérienne.

 

"Lui aussi insiste beaucoup sur «la pensée qui doit être l’arme avec laquelle l’extrémisme doit être combattu». Il déclare : «L’Algérie, malgré les années de cendre qu’elle a vécues durant toute une décennie, s’est relevée et a pu, grâce à une stratégie globale impliquant les hommes de religion, réunifier ses rangs et cicatriser ses plaies. Le fer ne peut être battu que par le fer et l’idée ne peut être combattue que par l’idée. Il a fallu collecter tous les textes religieux pour les confronter avec ceux sur lesquels les fanatiques se basent pour tuer et massacrer. Il n’est plus question de laisser le domaine des fatwas sans contrôle. L’Etat doit instaurer ce que nous appelons la sécurité de la pensée, à travers le contrôle des réseaux qui diffusent les fatwas contraires à notre islam, en donnant le maximum de réponses et d’arguments.

 

"Aucun pays au monde n’a vécu ce que l’Algérie a enduré durant les années 1990 où certains pays attisaient le feu de la fitna pour détruire notre pays (…) ; fort heureusement il s’est relevé grâce à tous ses patriotes dans tous les domaines, notamment ces hommes de religion dont je fais partie, qui ont pris le risque d’aller dans les maquis et dans les prisons pour expliquer aux plus convaincus des fanatiques qu’ils font des lectures erronées de l’islam. L’expérience de la concorde civile est aujourd’hui un cas d’école que les Saoudiens ont copiée pour l’utiliser chez eux.»

 

"A signaler la présence, parmi les invités à ce séminaire, de grandes figures algériennes de la théologie comme le cheikh Aït Aldjat, son élève Mohamed Cherif Gaher (président de la fatwa) et plusieurs membres de l’association des oulémas ainsi que des membres du Haut-Conseil islamique.

 

 

Déclaration finale

de la rencontre d’Alger :

 

"Après avoir élu hier le président de la Ligue des érudits et prédicateurs des pays du Sahel, en la personne de l’imam de la mosquée de Niamey, Boureina Daouda, et le secrétaire général, l’imam de la mosquée d’El Mohammadia, à Alger, Youcef Mechria, les participants au séminaire sur l’extrémisme religieux dans la région du Sahel ont, dans leur déclaration finale, dénoncé «la violence, le fanatisme, l’extrémisme» et rejeté «tout ce qui porte atteinte à la souveraineté des Etats».

 

"Après avoir annoncé la création de leur ligue, les participants au séminaire ont exhorté tous les érudits, imams et prédicateurs de la région du Sahel se reconnaissant du rite malékite à lever toutes les équivoques sur la religion, «de propager la culture de la paix, de la tolérance, la concorde et la cohabitation avec les autres religions et communautés (…)».

 

"Ils estiment que «les crises qui touchent le monde musulman constituent une atteinte à ses références religieuses, à son unité territoriale, et à ses principes fondamentaux (…)». Ils rappellent le «rôle important que peuvent jouer les oulémas dans la marche des peuples» en affirmant que «c’est dans les moments les plus difficiles marqués par la fitna (discorde) que ces savants mettent à nu les esprits obscures par leur savoir, dans le but de faire sortir les sociétés de leurs souffrances».

 

"A préciser que les travaux du séminaire ont pris fin hier après-midi, avec l’élection d’un bureau exécutif (laissé ouvert aux nouveaux adhérents) de la Ligue des imams et érudits du Sahel, présidé par l’imam Nabil Osmam, et constitué d’un représentant de chacun des pays présents (Algérie, Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso)."

 

Source :  www.elwatan.com, le 31 janvier 2013

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique religieuse
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 09:00

On lira ci-après une interviouve de M. Jean-Marie Donegani, directeur d'études à l'Institut d'études politiques de Paris, parue dans le supplément Religions du Monde il y a quelques années. Sans approuver le point de vue libéral du professeur, l'Action française trouve dans son interprétation relativement objective d'un récent sondage sur les pratiques religieuses des Français des raisons supplémentaires à l'urgence d'une Contre-Révolution pour sauver l'âme de la France éternelle.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

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Q. - Le Monde des religions publie ce mois-ci un sondage où, à la question "Quelle est votre religion, si vous en avez une ?", seulement 51 % des personnes interrogées répondent "catholique", alors qu'elles étaient 67 % en 1994 dans un sondage réalisé pour Le Monde. Etes-vous surpris par cette érosion ?

 

R. - Un sondage de 1998 donnait déjà ce chiffre de 51 %. Ce qui compte, c'est l'évolution sur la longue période. Une rupture se produit vers 1975-1980 : auparavant, les catholiques déclarés représentaient environ 80 % et, à partir de là, leur nombre décroît pour s'établir autour de 50-55 %. Ce sondage confirme donc une tendance. Mais ce qu'il révèle d'essentiel, c'est le détachement vis-à-vis de la religion institutionnelle. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait plus de sentiment religieux, plus de foi, plus de pratique religieuse. Mais il y a une désinstitutionnalisation au sens où les gens, au lieu de raisonner en termes d'appartenance à une Eglise, raisonnent en termes d'adhésion à des valeurs et d'identification, totale ou partielle, à un foyer de sens.

 

Q. - La France est-elle une exception ?

 

R. - Pas du tout. Ce constat vaut pour toutes les sociétés occidentales développées, même si la France est la plus sécularisée. C'est le grand triomphe du libéralisme : la religion n'englobe plus tous les aspects de la vie des personnes et de la société, elle devient une affaire privée.

 

Q. - La généralisation du libéralisme de marché au tournant des années 1980 aurait-elle accéléré ce changement des mentalités en matière religieuse ?

 

R. - C'est moins le libéralisme économique qui est ici en jeu que le libéralisme culturel : l'idée d'une séparation entre les différents domaines, le religieux, le politique, l'économique et surtout, cette césure entre sphère publique et sphère privée. C'est sur ce point que le catholicisme et la modernité libérale se sont heurtés depuis le début. L'Eglise n'a cessé de condamner la privatisation du religieux. La subjectivité prend le pas sur le dogme : est religieux ce que je définis comme tel. Dans un sondage auprès des 12-15 ans publié il y a quelques années dans Okapi, des mots tels que justice, vérité, liberté, amitié étaient considérés par une majorité d'enquêtés comme religieux. Est religieux ce à quoi on tient le plus. Au lieu d'une définition extérieure, objective et institutionnelle du religieux, on a une définition personnelle et mouvante. Et ce subjectivisme va de pair avec le relativisme qui est le deuxième front sur lequel se bat l'Eglise catholique, avec tout aussi peu de succès.

 

Q. - Comment se traduit ce relativisme ?

 

R. - Dans le sondage du Monde des religions, seulement 7 % des catholiques estiment que le catholicisme est la seule vraie religion. En 1952, ils étaient plus de 50 % ! Plus surprenant encore, le noyau dur des pratiquants qui vont à la messe tous les jours est aussi relativiste : 52 % d'entre eux estiment qu'"on trouve des vérités dans différentes religions". C'est le même pourcentage que chez les non-pratiquants.

 

Q. - Qu'est-ce que cela dit de la foi ?

 

R. - Cela veut dire que l'on peut avoir une foi qui imprègne tous les aspects de sa vie, et considérer que d'autres accès à la vérité sont légitimes. C'est l'essence même de la modernité libérale que d'admettre que la vérité existe, mais qu'elle est relative à celui qui en fait l'expérience et qu'aucune autorité ne peut vous l'imposer. Quand le Vatican pourfend le relativisme, il pourfend une réalité irrépressible. Pour le magistère, le relativisme conduit à l'indifférentisme - toutes les religions se valent - puis à l'indifférence - si elles se valent toutes, aucune ne vaut. Or le sondage montre que les gens sont relativistes mais non indifférentistes : ils ne sont que 39 % à dire que toutes les religions se valent. C'est au sujet individuel d'apprécier la valeur relative d'une religion indépendamment de l'institution.

 

Q. - Comment l'Eglise vit-elle cette montée du subjectivisme ?

 

R. - Il est difficile pour l'Eglise de renoncer à la primauté de sa version de la vérité. Il y a selon elle une objectivité des contenus de foi. Or cette approche est en contrariété avec notre culture dans laquelle c'est le sujet qui décide ce qui est vrai, bon ou juste pour lui. Le relativisme contient l'idée de relation : est vrai ce qui est en relation avec moi. Et l'on passe du règne de la vérité au règne de l'authenticité : être soi-même et non pas être conforme à des vérités extérieures, choisir ce qui est pertinent pour sa propre expérience.

 

Q. - Quelles sont les conséquences sur les pratiques religieuses ?

 

R. - Les gestes extérieurs prescrits par l'institution, la pratique cultuelle par exemple, s'effritent plus vite que ce qui relève du for interne comme la prière. Comme le révélait déjà un sondage de 1985, l'identité chrétienne ne s'exprime plus pour la majorité des gens par la participation au culte, mais par des gestes privés tels qu'"aider ceux qui sont dans le besoin autour de soi" ou "prier, penser à Dieu". Le subjectivisme va en outre de pair avec une certaine hétérodoxie : chacun choisit dans le corpus des croyances celles qui font sens pour soi et qui apportent du réconfort. Ainsi la croyance au paradis est plus répandue que la croyance dans l'enfer. La croyance est évaluée selon un critère d'utilité. Et la pertinence de la religion s'éprouve ici-bas : la question du salut au-delà de la mort est complètement dédramatisée.

 

Q. - Mais alors, qu'est-ce qu'être catholique aujourd'hui ?

 

R. - C'est plus difficile qu'auparavant de le définir. On peut être dedans sur un point et dehors sur un autre, on peut se rattacher à une tradition et à une Eglise mais aussi plus souplement à un fonds de valeurs ou à une sagesse. Parmi les catholiques qui croient en Dieu (52 % seulement), 79 % le définissent comme "une force, une énergie, un esprit". Seuls 18 % le définissent conformément au dogme. Donc l'enjeu est radical : soit on déclare que ces gens sont en dehors du catholicisme, soit on aborde le problème d'un point de vue sociologique et l'on estime que ces gens-là se disent catholiques, donc que c'est cela le catholicisme aujourd'hui. Mais cela pose le problème de l'identité de l'institution. Car il y a très clairement un hiatus aujourd'hui entre le dépôt de foi tenu par l'Eglise et la foi déclarée des catholiques.

 

Q. - Quelles sont les conséquences politiques et sociales de ces nouvelles approches ?

 

R. - L'une des grandes corrélations découvertes par la sociologie politique est que, plus on est pratiquant, plus on est de droite et conservateur. Mais l'on s'aperçoit que, parmi les pratiquants, ceux qui lisent la Bible par eux-mêmes tendent à voter moins à droite, et ceux qui animent la liturgie, encore moins. Autrement dit, l'expression religieuse peut exprimer l'autonomie et la liberté personnelles et s'associer à un vote de gauche, ou exprimer l'allégeance et la soumission et s'associer à un vote de droite. Et à mesure que l'emprise catholique sur les populations se desserre, le lien entre orientation du vote et intégration religieuse se distend : la variable religieuse introduisait un écart sur la répartition droite-gauche du vote de 68 points en 1978 et seulement de 42 points en 2002.

 

Avec la sécularisation, les gens reconnaissent à l'Eglise une pertinence pour ce qui relève du spirituel. En revanche, ils s'en défient pour ce qui concerne les problèmes familiaux, sociaux ou éthiques. C'est la prétention intégraliste de la religion qui est rejetée. Cela ne veut pas dire que la foi des individus n'a aucune conséquence sur les autres aspects de leur vie, mais qu'ils dénient à l'institution le pouvoir de leur dicter leur conduite, même morale.

 

Q. - Les religions ont-elles encore une place dans la vie publique ?

 

R. - Dans la tradition libérale, les religions ont un rôle positif à jouer, à condition que les institutions soient séparées et que les opinions religieuses ne s'expriment publiquement qu'à titre privé. Ce rôle public des religions passe par la reconnaissance du pluralisme religieux, car on suppose que, plus on multiplie les points de vue, plus la vérité peut être atteinte. Les religions peuvent remplir un rôle de médiation ou de proposition de sens, comme dans le Comité national d'éthique ou le Haut Conseil à l'intégration. Il faut par ailleurs que la nation ait une connaissance de son passé religieux. On sait que l'enseignement des religions représente un problème crucial pour l'éducation nationale, et il est regrettable que la théologie soit interdite de cité à l'Université française, au contraire des autres pays.

 

Q. - Ce constat général de sécularisation vaut-il pour les autres religions ?

 

R. - Rien ne peut résister dans une société libérale à la promotion du sujet souverain. L'Eglise catholique a été vaincue sur ce point par le libéralisme, les autres religions le sont ou le seront à leur tour. Par exemple, la désaffection à l'égard de la pratique est manifeste dans l'islam, à part le ramadan qui est très suivi, peut-être à cause de son caractère collectif. On peut parler de religions à la carte et pas seulement de catholicisme à la carte.

 

Q.- Comment voyez-vous l'avenir du christianisme en France ?

 

R. - Nous assistons moins à la décomposition du christianisme qu'à sa recomposition. Il se peut que, dans l'avenir, le christianisme ne se réfère plus à une institution mais à de petits groupes affinitaires du type secte. L'Eglise, on y naît et on y meurt ; le groupe sectaire, on y adhère volontairement . Une autre évolution possible est de type mystique : le royaume est à l'intérieur de chacun et, là encore, le mode de validation de la foi est subjectif et dévalue l'institution. L'Eglise n'est pas un type d'organisation en affinité avec la modernité. Elle ne survivra que si elle cesse de fonctionner à l'autorité et à la prescription.

 

Propos recueillis par Sophie Gherardi et Stéphanie Le Bars

 

Source: Le Monde des Religions, 20 janvier 2007. 

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique religieuse
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 19:00

"Vos amis palestiniens, chrétiens et musulmans, vous ont écrit à l’occasion de Noël et du nouvel an.

 

V Victoire 

 

• Jésus est né sur notre terre. Notre état est né aux Nations Unies et la paix adviendra pour nous Palestiniens à partir de la fin de l’occupation (Issa Nasser)

 

• L’injustice où que ce soit est une menace partout pour la justice a dit Martin Luther King. Les Palestiniens souffrent partout de l’injustice. Votre pays y a pris part dans le passé. Il est maintenant temps d’y porter remède. Donnez-nous notre justice afin de protéger la vôtre. (Hani Samer)

 

• L’occupation a recours à la terreur, aux assassinats, à l’intimidation, à la confiscation des terres et à la suppression de tous les services sociaux pour nous humilier. Rejoignez le “Jésus nouveau-né” pour appeler à notre libération et à notre auto-détermination. (Samir Azar)

 

• “N’ignorons pas la vérité entre nous” la Palestine est pour les Palestiniens, ceux qui vivent dans le pays ou ceux de la diaspora, parce que nous l’avons habitée. Les Israéliens qui n’ont jamais été chassés de ce pays veulent venir s’y établir. (Inconnu)

 

• Enfant Jésus “daigne pardonner aux Israéliens” parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. (John Khader)

 

• 75% du mur de l’apartheid a été construit sur des terres de Cisjordanie que nous Palestiniens revendiquons pour notre état. Il encercle Jérusalem et Bethléem, les villes de la nativité et de la résurrection. Ce mur sépare des familles, abîme des terres fertiles, enferme des villes comme Qalqilya dans des ghettos, empêche les enfants de communiquer avec leurs amis et leurs écoles. Vous, hommes de bonne volonté, veuillez venir nous aider à le détruire. (Rami Hanna)

 

• Joseph et Marie ne pourront pas cette année traverser le point de contrôle de Nazareth vers la Cisjordanie parce qu’il faudrait que leur âne obtienne un permis magnétique. Alors Marie va donner naissance à Jésus entre le village palestinien de Jalameh et Mukeibleh. Si vous voulez voir Jésus, allez donc là-bas. Merci (Said Sawalha)

 

• Jésus était palestinien. Les Palestiniens sont fiers de Jésus. À ceux qui on tué des enfants palestiniens à Gaza nous n’adresserons pas Jésus avant qu’ils ne se repentent. (Marie Safieh)

 

• L’“Enfant Jésus” cette année va pleurer avec les enfants de Gaza qui demandent de l’eau, du pain et un abri pour se protéger du froid. Il va vous dire qu’il est maintenant réfugié à Gaza et qu’il demande le droit de revenir à Nazareth avec ses amis palestiniens. (Jalileh Ghattaz)

 

• Puisse la paix s’étendre sur nous et que disparaissent les scènes de tirs, de bombardements, de destruction, de victimes, de faim et de soif. Puisse la Palestine connaître la paix avec la grâce de Noël. (Philip Jahshan)

 

• Les Israéliens sont un fardeau trop lourd à porter. Pouvez-vous nous aider à nous délivrer de cette occupation et en retour je dirai à Jésus à Bethléem de vous accorder longue vie et paix intérieure ? (Hanna Ameen)

 

• Israël va un jour quitter notre pays. Nous lui pardonnerons mais n’oublierons pas tous ses crimes à notre encontre. Par contre nous n’oublierons jamais que vous nous avez laissés tomber au milieu de notre souffrance et nous ne pardonnerons pas votre silence. Désormais ne perdez pas votre humanité en nous laissant tomber. Montrez-vous humains à l’égard des opprimés. (Muhammad Safi)

 

• Le jour de Noël est un jour de protestation contre le mal. La protestation n’abandonne pas. Si vous gardez le silence, vous contribuez à faire le mal. Rejoignez les Palestiniens dans cette fête pour chanter : “Paix et joie”, et vous aurez la paix et la joie. (Muhanna Id)

 

• Jésus à Noël donne aux Palestiniens la force de ne pas fléchir. Voilà pourquoi les Israéliens ne vont pas s’imposer à nous davantage pour nous humilier. Israël nous a mis assez bas et c’est pourquoi nous haïssons leur occupation. Nous continuerons à combattre les guerres du monde, à résister pour gagner la paix. C’est alors qu’ensemble nous vivrons en frères. (Jihad Jaber)

 

• Engagez-vous pour la justice, la paix et la fraternité. (Muslih Salameh)

 

• De Palestine, berceau des religions et de la paix, en ce temps de Noël nous adressons nos meilleurs vœux à ceux qui nous ont soutenus dans nos souffrances et notre résistance. Quant à ceux qui ont contesté notre droit à la liberté et à la paix, qui ont ignoré la douleur des blessés et des prisonniers, ou méprisé les plaintes et les gémissements de nos mères, de nos sœurs et de nos enfants, nous espérons les rencontrer face à face dans la basilique de la nativité et ils seront honteux d’y rencontrer Jésus et les Palestiniens. (Nehru Haddad)

 

• Joyeux Noël à nos frères chrétiens de partout. Musulmans et chrétiens de Palestine, la terre de la nativité et de l’amour, adressent leurs meilleurs vœux au monde entier, même aux fidèles de ces pays qui ont contribué à nous faire du mal en donnant notre pays aux Israéliens, principalement le Royaume Uni. Il est maintenant temps de remédier à cette erreur et à ce péché historique que vous avez commis et de réparer le dommage que vous avez fait aux Palestiniens. Il est temps pour la JUSTICE. (Abdul Karim Shbeir)

 

• Croyants de ce monde, le lieu de naissance de Jésus Christ vous implore de mettre fin à l’injustice de l’occupation. Cessez de tuer et de détruire. Nous ne sommes pas des terroristes mais nous sommes en quête de libération et de liberté. Dieu est amour et paix alors que l’occupation est rancune et guerre. (Ahmad Hillis)

 

• De Palestine, terre de messages divins et de lieux saints, j’adresse au monde entier mes meilleurs vœux de joie et de bonheur à l’occasion de Noël et de la nouvelle année 2013. Chrétiens et musulmans resteront unis pour vaincre les occupants de notre terre et principalement de Jérusalem. (Avocat Mohammed Shadfan)

 

• Notre message au monde depuis la grotte de la Nativité est paix, justice et amour pour le monde entier. Nous aspirons à une paix internationale pour tous, à agir pour faire advenir la justice au lieu de préparer des guerres, et à lutter partout contre la pauvreté pour obtenir la justice pour tous. Puisse la grâce et la puissance du Christ notre Rédempteur, le prince de la paix, stimuler et inspirer les dirigeants du monde à emprunter le chemin de la paix afin qu’il n’y ait plus personne d’opprimé et de privé de ses droits. (Père George Awad, prêtre grec orthodoxe de Jifna)

 

• Arrête ceux qui tuent. C’est le temps de la paix. Engagez-vous pour la paix et la justice. (Hanan Saliba)

 

• Dieu nous a donné le Christ pour nous enseigner à être humain, à emprunter la voie de la paix et de l’amour. Au contraire, le monde nous apporte souffrances et haine. L’Occident a donné la Palestine aux sionistes. Les États-Unis ont détruit l’Irak, la Lybie, en attendant plus. (Ibrahim Ebeid)

 

• Palestiniens et Israéliens vivent dans la peur les uns des autres. Comment peuvent-ils voir clairement leurs liens avec les autres ? Peuvent-ils témoigner de la compassion les uns envers les autres ? Oui, si vous les aidez à accepter que le “Jésus nouveau-né” touche leurs cœurs et leurs esprits pour y laisser une marque du ciel. Après cela ils pourront tendre les mains les uns aux autres et dire : la paix et la joie soient avec vous. (Ramzi Halabi)

 

• Fixe les frontières d’Israël, règle le statut de Jérusalem et protège-nous. Alors Noël pourra entraîner la paix et la renforcer (Samar Hattar)

 

• La paix ne peut se réaliser que dans la vérité et la justice, le respect et la protection des lieux saints (Samira Hanhan)

 

• Les conditions de notre occupation et de nos exils sont tellement critiques et instables qu’on ne peut pas accepter que cela dure plus longtemps. (Anetta Bandak)

 

• De mon exil, en tant que réfugié palestinien, je saisis l’occasion de Noël pour adresser mes meilleurs vœux à tous dans ma patrie, aux chrétiens et aux musulmans. J’ai fait le rêve de prendre part à cette fête avec vous dans l’Église de la Nativité à Bethléem mais avec les interdictions israéliennes c’est devenu impossible. Mon pays est sous occupation. Ma terre est confisquée et ma maison détruite. Israël m’a envoyé avec mon peuple dans la diaspora. Même de nombreux chrétiens de Terre Sainte ne pourront pas non plus cette année se rendre à l’Église de la Nativité et au Saint Sépulcre pour y prier. J’appelle tous ceux qui fournissent des armes de destruction à Israël à réfléchir et à agir pour la paix et le bien public. Quand la conscience du monde va-t-elle réagir pour mettre fin à l’injustice et rétablir les droits des Palestiniens ? Puisse la paix de la ville de la paix dans la terre de la paix arriver à s’étendre sur nous tous ! (Younis Katari)

 

• En ce temps de Noël j’ai le plaisir et l’honneur d’adresser mes meilleurs vœux à mes compatriotes chrétiens de Birzeit et à tous les chrétiens du monde et je demande pour vous tous sécurité, santé et prospérité. Joyeux Noël et heureuse nouvelle année 2013. (Taysir Farsakh)

 

• En cette circonstance spirituelle de la naissance du Christ Jésus, je vous implore et vous prie de convaincre Israël de ne pas craindre de faire un pas vers la paix. (Ahmad Masri)

 

• Pour éviter une nouvelle guerre en Palestine et une grande guerre religieuse dans la région, partageons le pardon, la miséricorde et l’espoir dans l’humanité pour mettre fin à cette occupation haïe. Priez pour nous dans cette terre qui n’est plus sainte. (Aref Muhammad)

 

• À l’approche de Noël cette année en Terre Sainte, tout ce que nous voyons et tout ce que nous faisons nous rappelle que nous célébrons l’incarnation de Jésus ; ce petit enfant emmailloté dans une mangeoire (Luc 2, 12) ; né dans un monde plein de conflits, de guerre et d’injustice. Lui, tout comme nous, a fait son entrée dans un monde où les “flèches sont aiguisées… où les arcs sont tendus” où les “lions grondent et rugissent en s’emparant de leur proie pour l’emporter sans que personne ne s’y oppose” et où dans tout le pays ce n’est que “ténèbres et détresse” (Isaïe 5, 28-30). Chaque année à nouveau, est née avec lui une lumière si grande qu’elle emplit le monde entier révélant à toutes les nations (Luc 2, 29) l’annonce du salut, de la paix et de la gloire. Oui, tout en Terre Sainte nous rappelle cette nuit sainte.

 

• Cette année, dans ma préparation à Noël j’ai rencontré David, l’ancêtre du Christ ; un ancêtre qui joue un rôle très important dans la préparation du chemin du Seigneur, 28 générations plus tard. En lisant le récit de l’onction de David, je me suis trouvé face à une question très pertinente. Nous lisons que le Seigneur dit à Samuel : “Je t’envoie vers Jessé de Bethléem, parce que je me suis choisi un roi parmi ses fils.” Samuel a répondu : “Comment pourrais-je y aller ? Lorsque Saül l’apprendra, il me tuera.” Le Seigneur a dit alors : “Prends avec toi une génisse et dit : je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur.”Invite Jessé au sacrifice et je te révélerai ce que tu dois faire ; et tu oindras pour moi celui que je te désignerai.” Samuel fit ce que le Seigneur avait ordonné et s’en alla à Bethléem. Les anciens de la ville vinrent à sa rencontre en tremblant et lui demandèrent : Viens-tu avec des intentions de paix ? (1 Sam 16, 1-4)

 

Les souffrances que nous avons connues cette année au cours des jours et des semaines qui ont précédé la venue de Noël n’ont pas seulement atteint une fibre de peur dans les cœurs et les esprits de tous mais elles nous ont conduit à nous demander : comment le monde peut-il voir ce qui se passe et rester indifférent à ce point ? À la suite de ce à quoi nous avons survécu cette année, ici dans la ville de Bethléem – avec des roquettes au-dessus de nos têtes et des avions de combat qui rompent le silence, avec la guerre récente contre Gaza, avec l’acceptation d’un état pour la Palestine en dépit des nombreuses menaces et tentatives de blocage et dans le sang et les larmes versées par des mères et des pères innocents qui pleurent leurs enfants – nous devons vous arrêter à votre arrivée à Bethléem pour vous demander : “Venez-vous avec des intentions de paix ?” Comment se pourrait-il qu’un pays qui est occupé depuis 64 ans, qui souffre des actions de guerre, des annexions et des séparations, une nation en exil puisse être menacé alors qu’il demande la démocratie et un état qu’on lui a promis ? Comment une grande partie du monde pourrait-elle regarder la Palestine et lui dire : non vous ne méritez pas d’être un état ?

 

Oui, cette année, alors que nous approchons de Noël et que des gens de tous les coins du monde bouclent leurs bagages pour venir à Bethléem, je demande au monde entier : pourquoi venez-vous, venez-vous apporter la paix ? Nous avons le droit et le devoir de dire au monde dont les bagages sont bouclés, qui vient célébrer la paix et la gloire, où étiez-vous lorsque nous souffrions ? Pour quelle raison venez-vous à cette célébration ? Si vous venez rencontrer le Christ enfant emmailloté et couché dans une mangeoire, vous êtes venus trop tard. Si vous êtes venus parce qu’une étoile dans le ciel vous a indiqué le chemin, vous ne pouvez plus la voir parce que quelque chose d’autre illumine nos cieux. Si un ange est apparu pour vous dire que le Christ était né et vous inviter à venir lui rendre visite, ne vous a-t-il pas parlé de tous les petits enfants qui ont été tués et de tous ceux qui sont privés d’avenir ? Quoi que vous fassiez, s’il vous plait, ne faites pas comme Hérode disant qu’il allait venir lui rendre hommage et qui, au lieu de cela, est venu pour s’assurer que les enfants n’avaient pas d’avenir.

 

Cette année, comme les gens de la ville qui ont arrêté Samuel, nous vous arrêtons pour vous demander “Venez-vous pour la paix ?” Ma prière, c’est que, avec Samuel, avec les bergers et avec tous les gens de bonne volonté, vous disiez “Nous sommes venus pour louer Dieu, nous tenir aux côtés des faibles, des opprimés. Nous sommes venus avec des cadeaux pour vos enfants, car Noël est ici et nous sommes décidés à le célébrer !” Voilà notre prière, venez à Bethléem en pèlerins de justice et de paix pour ce Noël – ou, s’il vous plait, ne venez pas du tout. Fidèlement depuis la mangeoire, (Bernard Poggi – Beit Jala)

 

• Puisse la paix dans la terre de la paix nous couvrir de son ombre. Puisse Noël apporter un message de justice et de liberté à ceux qui en ont été privés ! Puisse l’occupation israélienne être levée et le mur de l’apartheid être détruit. (Abu Lutuf)

 

• Chaque année en ce temps de Noël sur la terre de paix et de joie nous prions pour le renouvellement du monde. Puisse la sécurité et la paix se réaliser ici en Palestine ! Puissent nos mains et nos cœurs se joindre aux vôtres à la recherche de l’amour et du pardon ! (Muhammad Elbas)

 

• Jésus avec seulement 12 apôtres a changé le monde en y apportant la paix. Pourquoi des millions de chrétiens dans le monde entier sont-ils incapables de mettre fin à ce conflit en Terre Sainte, de rétablir nos droits, de protéger nos lieux saints et d’ôter le joug de l’esclavage de nos cous ? (Isam Sudah)

 

• Mon pays est plein de plaies et de révolutionnaires ; peur, sang, mort, hurlements, porcs et hyènes ; serpents et colons ; violence et haine ; étrangers et guerre ; maisons détruites et arbres déracinés. Mon pays est plein de prisonniers et de soldats ; des enfants et des arbres qui souffrent de la soif ; ténèbres et injustice ; désespoir et hallucinations, où le réfugié opprimé est considéré comme un terroriste alors que son geôlier est protégé par le droit international.

 

Dans le passé mon pays était peuplé de moutons et de bergers ; de flûtes et de mélodies folkloriques ; d’adolescents courant faire cuire leur pain et chercher de l’eau aux sources lointaines. Ma patrie était peuplée de paysans, de légumes, de perdrix et d’oiseaux. La terre de mon pays connaissait la sécurité et les anciens y dansaient au son du luth. Il était plein de crayons avec lesquels des enfants s’affairaient inlassablement à dessiner et à peindre sur les murs des oiseaux mangeant des insectes ou picorant des graines. La terre de mon pays était verte. Les oiseaux étaient heureux. “Salomon dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un de ces lis.” (Luc 12, 27) Mais aujourd’hui leur gloire s’en est allée.

 

La terre de mon pays était pleine de vêtements tissés de soie. La dignité et le prestige de nos anciens dans leurs tenues locales est désormais perdue à jamais.

 

La terre de mon pays était pleine de bénédictions et de grâce et maintenant elle vit sous le joug du péché. La terre de mon pays était pleine de prières et maintenant d’églises dans lesquelles on ne prie plus. Beaucoup ont du quitter mon pays pour assurer leur avenir. Maintenant ils ne peuvent plus revenir.

 

Dans la terre de mon pays il y a la menace d’armes nucléaires. Des soldats et des chars de l’armée circulent librement dans mes villages et mes villes. La terre de mon pays est pleine de colonies, de murs, de points de contrôle, de juifs et d’Israéliens qui sont des occupants. Ce sont tous des étrangers. Quand la terre de mon pays pourra-t-elle être pleine de joie, de chants, d’espoir, de paix et de sécurité ?

 

Nous demandons pour tous, en ces jours de grâce et d’amour, que Jésus l’enfant nouveau-né garde dans notre conscience la paix et l’espoir tout au long de l’année 2013.

 

• Les sonneries des cloches et les prières à Noël sont un appel à la justice dans la terre de lumière et de paix. La Palestine est la terre de Jésus le messager de l’Évangile “Bonne Nouvelle”, amour et paix. La Palestine appelle tous les croyants à s’engager pour la justice avant que vienne la colère du Seigneur. (Jamal Rajoub)

 

• Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Les chrétiens du monde devraient s’attacher à Jésus pour mettre en oeuvre ses enseignements. Nous attendons de les voir réaliser la justice, en proclamant et en vivant la vérité, en protégeant la vie de tous et en s’opposant à l’humiliation des lieux saints. Noël n’est plus une occasion de joie à cause de l’occupation israélienne et de la souffrance quotidienne de l’humiliation. (Muhammad Toshtash)

 

• Depuis la terre de la paix je vous adresse la paix et mes vœux en ce temps de Noël. Du fait que nous sommes privés de paix nous cherchons toujours des hommes de bonne volonté pour établir cette paix fuyante. Nous ne haïssons pas les juifs mais leurs idées sionistes de transfert, de guerre, d’humiliation, de confiscation de terres, d’enfermement des autres, de destruction de maisons et d’infrastructures, de déracinement d’arbres et de construction de colonies sur notre terre, le changement de culture plutôt que la culture et le changement de religion plutôt que la religion. Nous espérons changer leur mentalité et vivre en frères dans cette Terre Sainte. (abu Fuad Aklkoka)

 

• Je suis de Jérusalem. Je suis constamment humilié par les Israéliens qui occupent Jérusalem. Ma maison est menacée de destruction et considérée comme illégale. Pouvez-vous me protéger ? (Karimeh Jibril)

 

• Je vis à Bethléem. Je souffre de la part des colons et du mur de l’apartheid. Je suis empêché de me rendre à Jérusalem. Je veux aller y prier. Pourquoi les Israéliens séparent-ils Bethléem de Jérusalem ? (Nadera Saleh)

 

• Mon frère est en prison depuis plus de 5 ans. Vous, nos frères en humanité, rejoignez-nous pour proclamer la liberté aux captifs et pour ouvrir les prisons aux grévistes de la faim. (Abla Younis)

 

• L’espoir et la paix qui sourdent de Jérusalem et de Bethléem nous aideront à rester dans cette Terre Sainte, Chrétiens, musulmans et juifs, sans guerre. (Rawan Rabie)

 

• Les lieux saints et les Palestiniens sont humiliés. Qui peut nous protéger tous ? (Ahmad Youssef)

 

• Noël est espoir. Aimons la paix dans cette Terre Sainte et protégeons la terre du Christ et son caractère sacré. (Mu’taz abou Zaed)

 

• Puissent nos enfants vivre en paix comme les autres ! Assez de tueries et de guerres. Des enfants innocents ont le droit de vivre en paix et de jouir de leur vie en Palestine. (Sana Bannoura)

 

• Mon frère en humanité peux-tu m’aider à vivre libéré de l’occupation ? Je veux avoir un état indépendant dans lequel je puisse partager ma civilisation avec le monde entier. (Imad Mahashneh)

 

• L’occupation, le traitement des lieux saints de façon humiliante et méprisante est un péché contre le Christ et la conscience chrétienne. (Baha’ Hannoun)

 

• Ceux qui négligent la justice et méprisent l’égalité en traitant les autres selon deux poids deux mesures doivent s’attendre à comparaître devant le tribunal de Dieu pour être rabaissés. (Nisrene Amra)

 

• La Terre Sainte ne connaîtra jamais la paix si une seule personne y demeure opprimée. Les Israéliens devraient se retirer de Palestine pour annoncer la paix au monde entier. (Abou Nidal)

 

• Un vieux musulman de 82 ans, à l’occasion de Noël, souffre et demande au monde d’entendre son appel : “Nous sommes opprimés. Quand, hommes de bonne volonté, allez-vous apporter votre soutien à la vérité et à la justice dans cette Terre Sainte ? Les justes verront un jour leur droit l’emporter. (Muhammad Odeh)

 

• Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre. Paix dans les yeux des enfants de Gaza. Chrétiens et musulmans partagent réellement prières, souffrance et l’amour du prochain. À Gaza, nous vivons la cruauté extrême des guerres et du silence de nos amis. Ce qui se produit à Gaza promeut et encourage la haine, la violence avec l’absence de joie, de justice et de vérité. Notre message à tous les croyants et aux nations démocratiques est de nous apporter votre soutien par vos interventions et vos prières pour réaliser la paix et la justice. Pouvez-vous oublier Gaza qui vit ce siège et cette destruction cruelles ? Cela a assez duré de garder le silence et de permettre ce qui se fait contre nous. (Yaser Toshtash)

 

• En cet anniversaire de la naissance du Seigneur Jésus Christ, nous nous souvenons que son enfance n’a pas été respectée comme n’est pas respectée l’enfance des enfants palestiniens. Il a souffert dans sa première année pendant son exil en Égypte et sur la croix comme nos chrétiens le croient vraiment. Toutes ses souffrances ont été semblables aux nôtres en Palestine. Nous sommes un peuple crucifié. Le sionisme et l’impérialisme se sont unis pour diviser la Palestine en deux et obliger beaucoup à partir en diaspora, en volant et en confisquant leurs terres. En ce moment de Noël, nous vous prions d’avoir la bonté de nous apporter votre soutien pour mettre fin à cette occupation et obtenir notre liberté dans un état libre au sein duquel nous pourrons décider de notre autodétermination. (Dr. Waleed Hamameh)

 

• Jésus est né. Un enfant est né. La fraternité est née. La justice est née. Le pardon est né. La vérité est née. La vie est née. Notre état est né. Notre espoir est né. Est-ce suffisant ? Non. Non. NON. Qui va prendre soin de nos NOUVEAU-NÉS ? Les hommes de bonne volonté devraient faire le premier pas vers notre pays, vers la Palestine. (Leila Sammour)

 

• Comme nous le savons, la Palestine est la terre du christianisme, la terre de Jésus, le Messie, le souverain de tous les chrétiens du monde. Les chrétiens du monde entier célèbrent la naissance de Jésus. Il est né à Bethléem, en Palestine. Aujourd’hui, la ville est sous l’occupation d’apartheid israélienne illégale. Israël a construit un mur qui encercle la ville. Les Israéliens restreignent aussi les possibilités de visite des lieux saints de la Ville Sainte. Le mur est un gros problème pour les gens de Bethléem parce qu’ils ne peuvent pas rendre visite à leurs parents des villes proches de Bethléem pour célébrer Noël. Israël oppose aussi des obstacles aux touristes qui veulent visiter tous les lieux saints de Palestine. Israël restreint aussi les possibilités de visite à Bethléem pour les autorités politiques palestiniennes. Cela se produit tous les ans. Tous les ans nous prions pour la Palestine et la paix bien aimée, mais, comment pouvons-nous aboutir à la paix avec les soldats israéliens, les colons ? Nos prières doivent être pour tous les gens de Bethléem, pour leur avenir, pour leur liberté. Nous devons sauver la Palestine, parce que le christianisme est né ici. Nous devons sauver la terre de Jésus. Nous devons la sauver pour les enfants de Palestine. Nous devons préserver leur avenir dans la terre du Messie. (George Richter – Chili)"

 

Source: http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-joyeux-noel-et-bonne-annee-2013-113763752.html

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publié par la Section de Toulouse & Haut-Languedoc - dans Politique religieuse
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:00

On lira ci-après l'article paru dans un blogue citoyen sous le titre "Pourquoi Philippe Sarde veut la peau des coptes de Colombes". Il décrit par le menu le cas exemplaire d'un élu ordinaire et même banal de la Région parisienne. Qu'il soit socialiste ne fait d'ailleurs rien à l'affaire. Ce genre de petit potentat, vaguement imbu de doctrines maçonniques et fort du suffrage universel, persécute ceux de ses concitoyens qui ont des convictions religieuses, en particulier les plus faibles, les chrétiens du Proche-Orient réfugiés en France, qu'ils considèrent à bon droit comme leur seconde Patrie. Hélas, c'est méconnaître qu'il y a deux France: celle de nos Rois et de nos saints, et celle de la Révolution. Les politiciens indignes et profiteurs de la deuxième nuisent au bon renom du Pays comme à la Justice qu'ils prétendent incarner. On saisit là à sa source l'abjection du régime démocratique. On ne parviendra à un juste équilibre en matière religieuse que sous la Monarchie très-chrétienne du Comte de Paris, Duc de France, fils de Saint-Louis.

 

A.F. Pau & Pyrénées

 Laïcards

La France vue par les laïcards:

une forteresse progressiste

minée de l'intérieur

par le prosélytisme chrétien!

Hélas! si seulement c'était vrai... 

 

 

"Oui vous avez bien lu, et pourtant nous sommes bien en France ! Si, je vous assure, vous n’êtes pas au Moyen-Orient, où la liberté de culte est « encadrée ». Non, absolument pas, non, vous êtes bien en France, pays des Droits de l’Homme et de la Liberté. Pays aux origines chrétiennes au demeurant… Et pourtant.

"Attendez que je vous raconte un peu une petite histoire.

"Il était une fois une communauté chrétienne, la plus importante située en pays arabe, la plus ancienne aussi après les chrétiens de Palestine, qui, après plus de 1500 ans de persécutions dans son pays d’origine, a en partie fui vers des pays réputés plus favorables. C’est donc naturellement qu’une partie de cette communauté persécutée depuis des siècles a émigré en France. Après tout, dans ce pays réputé si tolérant, il y avait tellement d’Antoine, de Paul, de Georges, de Pacôme, d’Athanase, de Maurice ou de Cyrille, tous des patronymes de saints que l’Église Copte a donné à la chrétienté, qu’ils ne pouvaient qu’être bien accueillis. Mais pas à Colombes, petite bourgade peuplée d’irréductibles socialistes qui résistent encore et toujours aux valeurs de la République.

"Les Coptes, une fois dans leur pays d’accueil, se sont pour la plupart bien intégrés puisqu’une grande partie des personnes de cette communauté sont des citoyens exemplaires, investis dans la vie publique et dans les associations caritatives. Ils se réunirent donc pour acheter un ancien garage et le transformer en paroisse dans notre belle ville de Colombes. A l’époque, l’ancien maire, sans aider particulièrement la communauté, ne s’opposa en rien au projet ; au contraire, elle le vit avec bienveillance. En même temps, comment en être autrement, devant une communauté meurtrie jusque dans sa chair par plus de 1500 ans de persécutions violentes commencées dès l’antiquité romaine.

"La paroisse grandit à une vitesse incroyable, aidée par une ferveur oubliée de nos contrées. Animés d’amour et de compassion, plus de 1200 coptes assistent chaque année à la messe de minuit à Noël ou à la veillée de Pâques. Alors, évidemment, cela pose des problèmes de stationnement. C’est sûr qu’une paroisse vide aurait été plus paisible, mais bon. Devant ces difficultés, la paroisse a plusieurs fois sollicité le maire pour régler les problèmes de stationnement. Le terrain municipal situé entre la paroisse et l’école, vide et en friche depuis des années, pourrait servir de parking les dimanches et jours de fête ? Et bien non, l’idée ne plaît pas au maire. Colombes est riche (de vos impôts parmi les plus élevés du 92) et le prix de la location, en sus des frais d’entretien, que les paroissiens se proposaient de prendre en charge ne l’intéressent pas. Et puis, pourquoi rendre service à un électorat qu’il méprise et qui représente à peine 1% du corps électoral de la ville ?

"Finalement, après de longues et difficiles tractations, le maire autorise les paroissiens à se garer… 500m après la paroisse dans un parking dont la sécurité n’est pas le premier avantage. Peu importe, les paroissiens jouent le jeu et les problèmes de stationnement sont réduits de deux tiers. Il faut dire que les instructions du maire visant à verbaliser avec une « tolérance zéro » les coptes qui viennent prier a aidé. Et tant pis si la voiture est cassée, rayée ou volée. La municipalité n’est pas responsable de la sécurité des voitures stationnant sur le parking municipal. Étonnant !

"Finalement, le pavillon voisin de la paroisse est à vendre. Mais pas à n’importe qui. Les propriétaires, reconnaissant la ferveur et l’amour qui se dégagent de cette communauté si simple, vendent à prix préférentiel à la paroisse qui souhaite transformer le terrain en parking. Pour ce projet, l’ensemble des paroissiens vont se cotiser. Les plus anciens donneront une partie non négligeable de leur retraite pendant des mois ; les plus jeunes casseront leur tirelire pour permettre à la paroisse de grandir un peu plus. Tous le font avec le sourire, en France, il est inutile de se battre contre les administrations, les politiques et les religieux pour ouvrir une petite église et prier. Une libération psychologique en somme.

"Mais là, patatras, coup de tonnerre. Le maire décide de bloquer la vente. Les services de la mairie informent que le maire veut préempter. Préen-quoi ? Préempter, c’est se porter acquéreur du pavillon à la place des paroissiens. C’est possible ? En théorie oui, mais là, ce n’était pas possible. Pourquoi ? Si toute la ville est placée en zone de préemption, la préemption ne peut se faire que dans le cadre d’un projet d’équipement public précis. Problème, il n’y a aucun projet voté dans la rue qui pourrait concerner ce terrain. Mais ce n’est pas grave ; après tout,en bon politique, le maire est habitué à manier les mensonges en tous genres ; il fait donc voter au conseil municipal de septembre une résolution lui permettant de préempter le bien.

"Et quand un élu d’opposition lui demande la motivation de cet acte agressif envers une communauté paisible vivant des moments difficiles en Égypte et qui est encore en deuil suite à la mort du Pape d’Alexandrie, que répond le maire ? Pas qu’il s’agit d’un projet d' équipement public bidon comme on aurait pu s’y attendre pour tenter de rester un minimum dans la légalité. Non. Il avoue son crime : les habitants (lesquels?) ne veulent pas de la paroisse dans le coin et la paroisse génère trop de problèmes de stationnement le dimanche. Raison tout à fait illégale (vérifiez ici <
http://vosdroits.service-public.fr/F16.xhtml> ) et surtout tout à fait hypocrite. Pourquoi empêcher la création d’un parking s’il y a des problèmes de stationnement ?

"Alors oui, vous pouvez le voir, le maire se croit au Far-West ; il dégaine plus vite que son ombre qui elle-même a honte d’être contrainte de le suivre. Ces agissements sont dignes de la dictature Moubarak, quoique je pense que cet ancien dictateur aurait pu être plus clément que lui envers les coptes. Il méconnaît complètement les libertés et les valeurs fondamentales de la République : le droit à la propriété, la liberté de culte, la fraternité. Et de plus, il monte les habitants les uns contre les autres en érigeant en première ligne les habitants du quartier qui réclameraient (conditionnel, il est dur de croire un maire aussi malhonnête) le départ des chrétiens coptes du quartier.

"Et pendant ce temps, au même conseil municipal, le maire de Colombes nommait son épouse maire-adjoint, doublant par la même occasion les revenus familiaux, ce qui va lui permettre d’aller encore plus souvent en Égypte faire de la plongée à Charm-el-Cheikh, où il a ses habitudes : sourire aux coptes sur place pour mieux les « flinguer » par derrière dans sa ville. Qui a dit hypocrite ?"

Source : Samuel Metias <http://samuel.metias.com/?p=486>
<http://www.christianophobie.fr/wp-content/uploads/2012/10/508037c38f433.png>


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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Politique religieuse
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 09:00

On lira ci-dessous un exceptionnel témoignage d’un couple de chrétiens syriens réfugiés en Europe, que vient de publier le site de l'association caritative "Aide à l’Église en détresse" (A.E.D.). Pour une raison qu’ils qualifient de « miraculeuse », Fadi, Myriam et Teresa [des pseudonymes choisis pour des raisons de sécurité], un couple de Syriens chrétiens et leur petite fille, ont obtenu leur visa pour l’Europe.  Ils attendent aujourd’hui la reconnaissance de leur statut de réfugiés. Anciens résidents de Bab Touma, le principal quartier chrétien de Damas qui, pour la première fois depuis le début des évènements,  a été touché par un attentat sanglant, ils évoquent douloureusement ce qu’ils viennent de quitter : un pays en guerre civile, attisée par l'Etranger, certes, mais aussi parents et amis. Ils ont été interrogés quelques heures avant l’attentat du 21 octobre <http://www.christianophobie.fr/breves/attentat-cible-contre-un-quartier-chretien-dalep>  qui a fait 13 morts et des dizaines de blessés dans leur quartier.


Syrie 2012

Le bodycount (décompte des victimes) en Syrie

depuis le début des évènements:

tout simplement effrayant

(Photo D.R.)

 

 

Comment se déroulait le quotidien avant votre départ ?

Fadi : La vie a évidemment beaucoup changé à Bab Touma. Avant, il y avait du monde dans les rues jusqu’à minuit. Aujourd’hui, vers 20 h, il n’y a plus un chat. Chacun se terre chez soi. La moitié des restaurants sont fermés, il n’y a plus d’activité. Nous avons souvent des problèmes d’alimentation de pain. Devant les boulangeries, les gens font la queue dès 6 h du matin. Une fois, nous n’avons pas eu de pain pendant trois jours.  Bab Touma est un quartier protégé par les soldats de l’armée. En revanche, les quartiers voisins sont bombardés. Dès qu’une bombe explosait, c’était toute notre maison qui tremblait.

Mais la vie civile suit son cours ?

Myriam : A  Bab Touma, une partie des écoles sont encore ouvertes, mais les parents y amènent de moins en moins les enfants. A Damas, de manière plus générale, la plupart des institutions sont maintenant fermées. Les hommes armés font pression pour que la vie civile s’arrête. A Jaraman, un quartier voisin, une de mes amies est allée inscrire sa fille à l’école, en septembre. Une voiture piégée a explosé à côté de la mère et la fille et les a tuées toutes les deux.

Fadi : Les opposants disent aux écoles de fermer. Ils veulent mettre fin à toute vie normale. L’armée dit aux gens de continuer à vivre normalement, qu’elle les protège. Les gens sont entre deux feux. Ils doivent obéir aux deux s’ils veulent  rester en vie. Ma tante était institutrice à Homs. Elle disait à ses élèves de continuer à venir. Elle militait pour que la vie continue coûte que coûte. Son mari l’a retrouvée égorgée. Sur le mur, ils avaient marqué, avec son sang, « Allah akbar ».

Les chrétiens osent-ils encore aller à la messe ?

Myriam : En Syrie, une des grandes fêtes de l’année, c’est les Rameaux. Tout le monde va à l’église, on habille les enfants en blanc. Cette année, à Bab Touma, beaucoup ne sont pas allés à la célébration. A la fin, le prêtre a dit aux fidèles de se disperser en petits groupes, silencieusement. Les groupes supérieurs à quatre étaient obligés de se séparer. Evidemment les chrétiens se sentent visés. L’année précédente, pour les rameaux, une des églises avait été taguée avec cette petite phrase : « chrétiens, c’est à votre tour ». Au début dans les manifestions de l’opposition au régime, on entendait : « Les alaouites au tombeau et les chrétiens à Beyrouth ». Maintenant, c’est plutôt « les alaouites et les chrétiens au tombeau ».

A Bab Touma, c’est donc un peu particulier. Comment cela se passe-t-il dans les autres quartiers ?

Fadi : Mon père vit à Al-Kabas, un quartier de Damas. Il faudrait un livre entier pour raconter tout ce que je sais. Dans ce quartier, vivent des alaouites, des sunnites, des kurdes, et très peu de chrétiens. Les militaires ont donné des armes aux habitants pour se défendre contre les bandes armées. Partout s’organisent des milices de quartier (à Bab Touma aussi d’ailleurs). Ce quartier, qui est donc considéré comme soutien au régime, est entouré par quatre quartiers d’opposants. Il y a des tirs toute la journée. Personne ne sort, même la journée.

Quelle est la force de l’opposition aujourd’hui ?

Fadi : Beaucoup de gens soutiennent encore Bachar Al Assad, même si tout le monde sait de quoi il est capable. Sinon il serait tombé depuis longtemps. L’opposition est devenue trop violente. Un jour, un prêtre maronite, connu pour être un opposant du régime, est passé à la télévision syrienne en demandant que les réformes s’accélèrent. Il a reçu des menaces de mort de l’opposition pour n’avoir pas été assez ferme. L’opposition est très hétéroclite, elle n’est pas unie, elle fournit même des informations contradictoires. Même pour nous il est difficile d’y voir clair. On entend dire qu’elle n’est composée que de 10 % des syriens et que les autres sont des étrangers, des mercenaires, des djihadistes. Le problème, c’est la radicalisation de l’aspect partisan. Les deux camps disent : « Tu es avec nous ou contre nous ». Ça met les chrétiens dans une position dangereuse et difficile. Chacun nous veut à ses côtés. Mais nous ne sommes avec personne. Nous sommes seulement pour la paix.

C’est ce que disent les prêtres dans leurs sermons ?

Oui, ils ne se politisent pas. Ils demandent que Dieu apporte la paix en Syrie et le calme dans les cœurs. Ils nous disent aussi de faire attention. Que les filles notamment, doivent faire attention à leur style vestimentaire, parce qu’il ne faut pas provoquer les fondamentalistes.

La peur est omniprésente ?

Myriam : La nuit en dormant, je prenais ma fille contre moi, parce que je pensais que la maison allait s’écrouler. Il faut se battre sans cesse contre la fatigue des nerfs. L’électricité se coupe en permanence, parfois jusqu’à sept heures d’affilées L’hiver dernier, ils coupaient 3 ou 4 h de suite.

Fadi : Le bruit des bombes et des avions rend fou. Mon père s’endort entre 4 h et 7 h du matin. Sinon il guette les tirs. Au début, quand nous entendions les bruits de balles, nous disions à Teresa [leur fille, ndlr] que c’était pour fêter un mariage. Donc quand elle entendait les tirs, elle dansait, pensant qu’il s’agissait d’une fête. Puis un jour elle nous a dit que cette fête commençait à lui faire peur. Et puis finalement elle a compris en entendant progressivement les discussions des adultes chez nous. Les enlèvements se sont multipliés. Très récemment, le Qatar a diminué ses aides financières. Pour se financer, l’opposition enlève donc des chrétiens, des alaouites et des druzes et demande des rançons.

Quand vous avez pu quitter la Syrie, que vous êtes-vous dit ?

Fadi : Nous avons peur pour ceux qui restent. Nos parents, notre famille, nos amis sont là-bas. Notre cœur et notre tête sont encore là bas. Bien sûr nous sommes contents d’être en Europe aujourd’hui. Un avenir est envisageable, pour nos enfants. Nous pouvons construire quelque chose. Et même si la guerre s’arrêtait en Syrie, tout est à reconstruire, tout est détruit, il n’y a plus de travail. Notre pays était un des plus sûrs au monde. Il nous reste la foi. Comme pour les chrétiens qui sont restés en Syrie. Nous n’avons rien d’autre à espérer que Dieu.
 

 

 

Source : Aide à l’Église en détresse (A.E.D.) <http://www.aed-france.org/actualite/syrie-temoignage-dune-famille-chretienne-de-damas-qui-a-fui-le-pays/>

 

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Politique religieuse
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:00

On lira ci-après un communiqué de Sa Béatitude Gregorios III Laham, Patriarche gréco-melchite d’Antioche, d’Alexandrie, de Jérusalem et du reste de l’Orient (article publié le 29 octobre 2012 sur le site OASIS). L'Action française, fidèle à sa tradition de défense des intérêts moraux et matériels de la France au Proche-Orient, invite ses lecteurs à le bien méditer ces profondes réflexions sur les rapports entre chrétiens et musulmans et avec la transcendance en Terre sainte.

 

A.F.-Pau & Pyrénées

 

"L’expression « Eglise » des Arabes signifie en raccourci que l’Eglise de Jésus qui vécut et qui vit en milieu arabe se trouve dans une relation profonde avec le monde arabe, avec ses douleurs et ses espoirs, ses joies et ses souffrances, ses difficultés et ses crises. C’est l’ Eglise de l’Emmanuel, une Eglise avec et une Eglise pour, avec la société arabe et dans la société arabe. Sans oublier ses racines arabes et son arabicité à travers l’histoire et la géographie, ce qui est le plus important ne se trouve pas dans l’expression l’arabicité de l’Eglise, mais dans la mission qu’elle a dans la société arabe. Et la réalité est que cette société arabe où vit l’Eglise arabe, plantée dans le sol arabe et semée dans la profondeur de son histoire et de sa géographie, la réalité est que cette société arabe est musulmane dans sa majorité. Au sein de cette société les chrétiens constituent 15 millions sur un total d’environ 260. C’est pourquoi l’Eglise des Arabes est l’Eglise de la société arabe, l’Eglise du monde arabe, comme elle est aussi l’Eglise de l’islam, l’Eglise de la société musulmane. Une Eglise qui vit dans ce monde arabe et musulman, qui interagit avec lui, qui souffre et qui jouit avec lui, qui construit et qui espère, qui croit et qui aime. Cette Eglise est vraiment l’Eglise de l’Emmanuel, l’Eglise avec et l’Eglise pour.

 

"L’Eglise de l’orient arabe, l’Eglise de l’islam se met en cela à l’école de son Maître, le Seigneur Jésus, l’Emmanuel, le Dieu amour, le Dieu de la rédemption, du salut et du don, qui définit le but de Son incarnation et de Sa naissance en ces termes : « Le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mc 10,45). Et encore : « Moi je suis venu pour que les brebis aient la vie et l’aient en abondance » (Jn 10,10). Saint Paul ajoute : « Car le Christ n’a pas recherché ce qui lui plaisait (Rm 15,3) et encore : « Nul d’entre nous ne vit pour soi-même » (Rm 14,7). Et Jésus nous a dit : « Vous êtes la lumière du monde ! Ainsi votre lumière doit-elle briller aux yeux des hommes pour que, voyant vos bonnes œuvres, ils en rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux » (Mt 16).
 

"Ces versets sacrés représentent pour chaque chrétien une invitation précise à sortir de lui-même et de son isolement, de son monde : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père » (Gn 12,1) et de tout ce qui pourrait constituer un obstacle entre lui et l’autre, de façon à pouvoir le rencontrer pour être lui aussi Emmanuel… un homme avec et pour.

 

"Le chrétien doit se dépasser soi-même, il doit dépasser son Eglise et sa personne pour être « catholique» pour de vrai (c’est-à-dire universel). Le terme Eglise des Arabes et de l’islam exprime un des traits de l’Eglise dans le Credo : « Je crois à l’Eglise, une, universelle (catholique) », cette Eglise qui regroupe toutes les cultures, civilisations, langues, nations et ethnies.

 

"En tant que chrétiens nous avons un rapport profond avec les musulmans des pays arabes : nous partageons la chair et le sang, l’ethnie, la nationalité et les tribus, la culture, la civilisation et les coutumes.
 

"Nous sommes une Eglise qui vit quotidiennement depuis 1400 ans côte à côte avec l’islam dont elle est profondément influencée. Au long de l’histoire notre Eglise a partagé avec ses compatriotes musulmans d’importantes responsabilités nationales, sociales et même militaires. L’islam est présent dans toutes nos sociétés, nos familles, nos intérêts, nos congrès, nos études, nos prédications et nos conférences, nos analyses et nos projets. Toi, en tant que chrétien, tu ne peux pas passer à côté de ton frère musulman dans cette patrie comme si celui-ci t’était étranger et ne te concernait pas ! Tu es avec lui dans un dialogue existentiel, quotidien qui s’adresse au destin.

 

"Eglise de l’islam signifie une Eglise dont l’histoire du présent et du passé, de même que celle de la culture, est très étroitement liée à l’islam et aux musulmans. Nous connaissons tous la très grande quantité d’études sur l’islam que les chrétiens locaux ont produites, sans vouloir mentionner la masse énorme des œuvres écrites par des hommes d’études occidentaux sur l’islam. Le terme Eglise de l’islam indique donc le lien de l’Eglise avec l’islam, au niveau de l’existence, de la conscience, du destin, de la civilisation, de la spiritualité et du soin pastoral. Eglise de l’islam exprime la responsabilité particulière que nous avons envers l’islam et les musulmans.

 

"Eglise de l’islam ne signifie absolument pas la communauté de musulmans qui embrassent le christianisme et pas non plus la communauté de chrétiens qui se prodiguent pour amener les musulmans au christianisme. A mon avis et selon l’analyse que j’en fais, cette expression est très éloignée de l’idée de prosélytisme sous toutes ses formes. Cette expression est pour moi synonyme d’amour et de respect, de collaboration et de solidarité, d’optimisme, de dialogue, de convivialité, de compassion et de soutien réciproque, de travail commun dans nos pays arabes en vue de construire un monde meilleur, d’édifier la civilisation de l’amour.

 

"Il est nécessaire que ces convictions soient partagées par nous tous, fils et filles de notre Eglise patriarcale (et en somme de tous les chrétiens). Elles doivent constituer la Magna Carta de notre spiritualité, de nos enseignements dans les instituts du clergé pour la formation des prêtres, des religieux et religieuses, et de l’enseignement dans nos écoles et nos instituts, dans toutes les fondations religieuses, culturelles, sanitaires, professionnelles et sociales. Ces convictions ne sont ni une libre option, ni un choix stratégique lié aux conditions particulières d’une certaine situation politique ou sociale. Ces convictions sont un facteur essentiel pour la découverte du sens de notre vocation, de l’essence de notre mission de chrétiens gréco-catholiques ou, en général, de notre mission dans notre société arabe du Moyen-Orient.

 

"En ce qui me concerne c’est là une condition vitale et fondamentale pour limiter l’émigration chrétienne qui va en s’aggravant dans nos églises.

 

"Il nous faut partir de notre Eglise gréco-melchite pour être Eglise de l’Emmanuel dans la société humaine, ici dans nos pays arabes et dans les pays de la diaspora du monde entier. Il est dans nos vœux que notre Eglise soit et reste une Eglise sans limites, une Eglise aux horizons lointains, aux larges idées, une Eglise de l’ouverture et du progrès, une Eglise « avec » et « pour ».

 

"Comprendre vraiment ce que cela signifie que Jésus est appelé Emmanuel, comprendre le sens de l’Eglise qui est au service des hommes, de l’Eglise des Arabes et de l’islam, comprendre toutes ces expressions et les réalités qu’elles indiquent est d’une extrême importance. Car si le chrétien oriental, le chrétien arabe, égyptien, syrien, libanais, jordanien, soudanais, ne comprend pas le sens du nom de Jésus et pas non plus celui de son nom même de chrétien, s’il ne comprend pas le sens d’avoir été baptisé au nom de Jésus, et d’être appelé chrétien en relation avec Christ Jésus, s’il ne comprend pas le fait d’être héritier de ceux qui à Antioche furent appelés chrétiens pour la première fois (Ac 11,26), s’il ne comprend pas ce nom et cette réalité, s’il ne perçoit pas ce rôle et cette mission, il ne se rend pas compte qu’il ne vit pas pour lui-même, cet homme, même s’il se dit chrétien, il a déjà perdu une grande partie de la valeur du christianisme, de son baptême, de sa confirmation, des sacrements et de son appartenance ecclésiale. Il est ainsi exposé au souffle des vents, il est un émigrant en puissance.

 

"De même qu’au début de l’islam les chrétiens jouèrent leur rôle surtout en traduisant l’héritage grec en arabe, ceux-ci doivent jouer aujourd’hui un rôle culturel aux côtés de leurs frères musulmans.
 

"Mon espoir, mon désir, mon souhait, ma prière et ma supplication, c’est que les musulmans agissent avec leurs frères chrétiens. Ce que je fais en tant que Patriarche et ce que font les autres patriarches et mes confrères les évêques, les moines et les religieuses, les différentes associations pour conserver une présence chrétienne dans la région se trouve sur un des plateaux de la balance.

 

"Le soutien que donnent mes frères musulmans à ce projet, le « projet pour la présence chrétienne dans les pays arabes », se trouve sur l’autre plateau, et c’est le plus important.

 

"C’est du reste à cela que nous invitent nos frères musulmans intellectuels et éclairés."

 

* Note du traducteur : Toutes les citations bibliques présentes dans le texte sont tirées de « La Sainte Bible » de l’Ecole biblique de Jérusalem, Les Editions du Cerf, Paris 1956

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publié par la Section de Pau & Pyrénées - dans Politique religieuse

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